‹ < > fourmis de la Suisse notices anatomiques et physiologiques, architecture, distribution géographique, nouvelles expériences et observations de moeursChapitre 88 sur 139 · POP EE PT OU OP CENT PART TEE · texte numérisé non relu

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mineuse par excellence. Elle vit exclusivement de la liqueur de ses pucerons ; je ne puis mieux faire que de renvoyer le lecteur à Huber qui l'a étudiée avec le plus grand soin; Elle va évidemment chercher ses pucerons sur les racines des plantes au moyen de canaux

souterrains, et elle les élève sur les racines qui avoisinent son nid. Dès qu'on les met à

découvert, elle les emporte comme ses propres larves, fait que j'ai observé fort souvent.

. Huber a vu un combat entre deux fourmilières qui se volaient réciproquement leurs pucerons. Les L. flavus soignent même dans leur nid, avec leur propre progéniture, les œufs pondus en

automne par ces insectes qui sont vivipares au printemps : Huber l'a démontré de la

- manière la plus évidente, Mises hors de leur nid, ces fourmis sont très craintives, marchent

» sans s'écarter les unes des autres et en tâtant constamment le terrain avec leurs antennes ;

: trouvent pas, elles se mettent à miner à l'endroit même ; jamais on ne les verrai essayer de . déménager en grand à découvert, Si leur nid est attaqué par d'autres fourmis, elles se défendent avec acharnement, mais elles sont si délicates qu'elles se font presque toujours battre ; elles se retirent alors sous terre, à côté ou à peu de distance, en faisant un mur - mitoyen (nids doubles).

6. espèce. L. umbratus. Ses mœurs sont les mêmes que celles de l'espèce précédente, mais encore plus cachées, plus souterraines. Je n'ai pu remarquer de différences sensibles entre les deux races que j'ai observées fumbratus i. sp. et mixtus).

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raines, et sont fort rares. Leurs © et (' essaiment de nuit.

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Espèces et races du genre Myrmica

très fort et par la taille assez grande de ses % qui ne craignent pas l'air ni la lumière. Les ? de ce genre savent cultiver des pucerons sur les plantes et même faire des pavillons en terre pour les protéger. Elles ont une grande initiative individuelle, mais peu d'ensemble dans leurs combats, Elles sortent presque toujours seules, et déploient une adresse et une audace dignes de la F, rufibarbis. Elles ont du reste plus d'un rapport d'habitudes avec cette espèce ainsi qu'avec les autres Serviformica. Elles marchent régulièrement, tantôt en relevant Ja tête et en étendant les antennes, tantôt en frappant la terre avec ces organes. Le toucher odorifère est leur sens le plus fin, semble-t-il, comme chez tous les Myrmicinae,

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