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leur essor. Les 9, comme les «ÿ, sont à ce moment accompagnées par les £ de la fourmilière qui sont fort agitées et ramènent leurs élèves dans le nid au moindre danger. Ces scènes sont admirablement décrites par Huber, ainsi que les suivantes ;: son exactitude ne
. les G' éclosent en même temps ou peu s'en faut ; on trouve les deux sexes à peu près dans toutes les fourmilières ; ordinairement les «ÿ en plus grand nembre que les ©. Après que les . promenades que nous venons de décrire se sont répétées pendant quelques jours consécutifs, . on voit par une belle après-midi du mois d'août l'effervescence augmenter à la surface du nid. Les C' commencent les uns à s'envoler, les autres à poursuivre les © ; la scène s'anime {toujours davantage ; les 8 s'agitent de plus en plus ; bientôt les © prennent aussi leur vol et
s'élèvent à une grande hauteur. Ainsi se forment des essaims qui peuvent devenir immenses
- siles © et les de presque toutes les fourmilières de la même contrée partent le même jour. À ce moment les © et les « de même espèce, et souvent d'espèces différentes se mêlent
dans les airs, sans distinction de fourmilières, Les G' de L. flavus, beaucoup plus petits que les ©, se jettent sur elles dans les airs, sans que cela occasionne la chute des couples ainsi formés ; les © continuent à voler en portant un et quelquefois deux ou trois «; sur leur abdomen. Une même © est souvent fécondée par un assez grand nombre de (j successivement, Je ne parlerai point de ces essaims ni de leur grandeur. Ils arrivent quelquefois à
obscurcir l'air; ces nuages de fourmis ailées sont décrits par une foule d'auteurs et se
voient dans certaines années plutôt que dans d'autres suivant les contrées. Ils apparaissent principalement lorsqu'un beau jour succède à une période pluvieuse, Ce n'est pas seulement le L. flavus, maïs les L. niger et alienus, L. fuliginosus, Myrmica diverses, S. fugax, T. caes-
pifum, etc., qui peuvent faire de pareïls essaims (Heer, Hausameise Madeira’s ; Huber . L c. p. 98, etc.). On voit des colonnes de fourmis s'élever et s'abaisser alternativement dans
les airs, d'un mouvement assez régulier, en prenant presque toujours pour base un objet
élevé au-dessus de terre, ainsi le clocher d'une église, le sommet d'un peuplier, le haut d'une
laisse rien à désirer, ainsi que j'ai été souvent à même de le constater, mais il ne parle pas des inncmbrables variétés et exceptions qui compliquent infiniment la question, Pour plus de clarté nous nous en tiendrons d'abord aux Lasius, et en particulier au L. flavus. Ici les © et.
colline ou même d'une montagne. Huber réussit à se poser lui-même comme base d'un de ces .
essaims ; lorsqu'il marchait lentement, l'essaim suivait dans les airs son mouvement.
Pendant ca temps, que font les 8 ? C'est encore Huber qui nous l'a montré. Elles ne
à perdent point leur temps, mais cherchent à se pourvoir de © fécondes, pour la conservation
de la fourmilière. Ce qui facilite leur tâche, c'est qu'un assez grand nombre d'accouplements
ont lieu sur la surface même du dôme ou sur les brins d'herbe environnants avant que les © | aient pris leur vol. J'ai été témoin plusieurs fois de ce fait, chez le L. flavus en particulier. Les 8 se jettent alors sur ces ©, leur arrachent les aïles en tirant ces membres dans tous les
sens, et les entraînent dans le nid. Les autres © et (ÿ', ceux qui ont pris leur vol, ne rentrent
plus jamais dans le nid. Huber l'avait fort bien montré, et c'est à tort qu'après lui divers
auteurs ont affirmé de nouveau qu'elles y rentraient. Les © fécondes montrent une aversion
‘prononcée pour leur fourmilière natale ; du reste les essaims sont transportés dans les
airs à de grandes distances, et composés de © et de çÿ de diverses fourmilières.
Toute personne qui a observé les fourmis sait qu'après le passage des essaims on
voit par terre une foule de © privées d'ailes, Gould l'avait déjà chservé. D'où vient ce fait ?
C'est encore Huber qui l'a éclairci par l'observation la plus exacte et la plus soigneuse,
Les ©, une fois fécondées, tombent finalement par terre ou s'y posent volontairement.
Dès qu'elles ont trouvé un peu d'humidité, elles se reposent, se ‘brossent les antennes et les pattes, puis font avec leurs ailes de singulières contorsions. Elles les étendent au-delà de
la limite normale, en s'aidant même de leurs pattes, et au bout de quelques instants ces
ailes tombent à côté d'elles. Elles se mutilent donc elles-mêmes. J'ai été témoin moi-même souvent de cet acte. Rien n'est plus simple que de le provoquer ; il suffit de prendre délicatement quelques couples d'un essaim, et de les mettre dans une boîte vitrée avec de la terre
dernier cas n'est vrai que pour les © retenues de force, comme nous l'avons vu plus haut, lesquelles sont en fort petit nombre. Du reste il ne faut pas s'imaginer que l'acte singulier et paraissant contre nature, auquel les © fécondées se soumettent, soit pour elles quelque chose de pénible ou de douloureux, Leurs aïles sont en effet très faiblement articulées,
beaucoup plus faiblement que celles des (, de sorte que le plus léger effort suffit pour les détacher ; on a souvent lieu de s'en apercevoir lorsqu'on prend des © aïlées pour en faire
collection.
Nous avons donc maintenant trois catégories d'insectes à suivre une fois l'accouple-
ment terminé : 1° Les (j ne rentrent pas dans le nid : ils ne cherchent même jamais à rentrer dans une fourmilière quelconque. Ils volent encore quelques heures ou quelques .
jours sur les arbres et sur les fleurs, et périssent bientôt, soit de faiblesse ou d'inanition, soit en devenant la proie des araignées ou des fourmis d’autres espèces. Il n'est point vrai, comme le prétendent certains auteurs, que les © de leur fourmilière les rejettent comme des
êtres devenus inutiles. Lorsqu'on remet un de ces «7 dans sa fourmilière natale, et qu'on le
force à y rester, les © lui prodiguent les mêmes soïns qu'aux autres fourmis et ne lui font
Am.) croit que les 8 vont chercher celles qui tombent aux environs du nid et les y ramènent.
Il y a ici une confusion qu'il faut se garder de faire. En effet, quand par un beau jour . toutes les fourmilières d'une espèce commune ont essaimé à la fois dans une localité, les © fécondes tombent comme une véritable pluie sur toute la surface du terrain et par consé-
quent aussi près des fourmilières, Mais il est évident qu’elles ne vont pas retomber justement
chacune vers sa fourmilière natale quand il y a des centaines de ces fourmilières dans un i même pré. Il faudrait pour cela un hasard tout particulier. Or des © fécondes ne sont point |
accueillies amicalement par les © d'une fourmilière étrangère, lors même qu'elle est de même espèce (V. 2). J'ai eu l'occasion de voir fort souvent des © fécondes pratensis, caespitum, fusca, etc., qui couraient dans les prés, venir tomber au milieu d'une fourmilière de leur espèce et y être fuées par les $. Je n'ai réussi qu'une ou deux fois, dans des appareils, à faire accepter à des $ une © provenant d'une autre fourmilière ; j'ai même constamment
humide, Comment se fait-il qu'un fait aussi positif n'ait été confirmé par personne depuis … Huber, et que les auteurs modernes aient l'air de le mettre en doute en avançant de nouveau l'hypothèse que les ailes tombent seules ou que les 8 les arrachent à toutes les © ? Ce
aucun mal ; mais il meurt naturellement, au bout de peu de temps. J'ai fait cette expérience : dans mes appareils vitrés. 2° Les © qui ont été fécondées dans les airs ou ailleurs que sur … leur dôme ne rentrent pas dans leur fourmilière, Elles seraient, en effet, fort embarrassées d'en retrouver le chemin une fois qu'elles sont tombées à de grandes distances et qu'elles se … sont ôté les ailes, Huber a exprimé clairement ce fait. Mayr {das Leben u. Wirken d. einh.
remarqué qu ‘elles s’alliaient plus facilement à d'autres © qu'à des ©. On m 'objectera que je. .: 7h ms suis ainsi en contradiction avec moi-même, puisque je regarde comme probablement vraie, dans certains cas du moins, l'opinion de Lepeletier sur l'origine des fourmilières (XXXIII), opinion qui suppose des © fécondes isolées rencontrées par des 8 de leur espèce, mais évidemment d'autres rHAliesee lesquelles s'allient à elles. Je répondrai que les circonstances sont ici très différentes, et je rappellerai les expériences rapportées plus haut (Vet VI 4), Une ou deux & isolées, ne sachant plus peut-être retrouver le chemin de leur nid, n'auront jamais l'idée d'attaquer une © féconde isolée provenant d'une autre fourmilière ; elles la fuiront ou s'allieront à elle, se trouvant dans une position difficile, Mais si la même © féconde vient tomber par mégarde au pouvoir d'une fourmilière entière de son ‘espèce, autre que celle qui lui a donné le jour, elle sera tuée comme ennemie, les 8 de cette fourmilière n'étant point pressées par les circonstances ; c'est du moins le fésultat de mes observations, Je n'ai jamais été témoin du fait que Mayr donne comme général, et que je : viens de citer ci-dessus. Nous avons déjà vu le sort des © fécondes tombées loin de leur nid (1). Elles cherchent un endroit propice, s'y creusent une case et pondent des œufs . qu'elles soignent. Une foule d'entre elles sont tuées par des fourmis d'autres espèces et même . par celles de leur espèce, mais d'autres fourmilières. 3° La troisième catégorie comprend les quelques © qui ont été fécondées avant d'avoir pris leur essor, sur le dôme même de leur nid, et qui ont été emmenées prisonnières par leurs propres ©. Ces © ont été nécessairement fécendées par des «j de la même fourmilière, car des «j étrangers ne viennent jamais s'aventurer sur le dôme ennemi. Ce fait est de toute importance, Ces ©, retenues d'abord de force : par les $ s’habituent au bout de peu de jours à leur captivité et ne cherchent plus à s'enfuir. Quelquefois il n'y en a qu'une seule, d'autres fois il y en a plusieurs, jusqu'à vingt ou trente, dans une même fourmilière. Elles servent à pondre les œufs qui feront au moins des Q et des ® (voir X. 2). Elles sont le plus souvent suivies d'une sorte de cour, soit d'une troupe de £ qui les lèchent, les nourrissent, et ramassent les œufs qu'elles pondent. Gould insiste déjà sur ce fait, lequel est surtout marqué chez les Lasius. Huber a montré que les diverses © fécondes d'une même fourmilière ne sont point rivales comme les reines des abeilles, mais qu'elles vivent en paix les unes avec les autres, fait que j'ai pu confirmer. maïintesfois, La fécondité d'une © varie beaucoup suivant les espèces ; la grosseur relative de son abdomen en donne une idée assez juste. Chez les Lasius, chez le P. rufescens, chez c l'Anergates, une seule © pond des milliers d'œufs, mais alors il n'y en a qu'une dans les | ! | fourmilières un peu petites, ainsi chez l'Anergates toujours et le P. rufescens, le plus souvent. Chez les T. erraticum et Lept, acervorum, les © sont peu fécondes, et il y en a un assez grand nombre dans une même fourmilière, lors même souvent qu'elle est petite.
Une © fécondée une fois reste probablement productive toute sa vie, comme chez les abeilles, Chez certaines espèces, les œufs semblent être le plus souvent tous pondus en automne, et les © fécondes ne se trouvent parfois plus dans le nid au printemps (S. fugax). Cependant en cherchant bien on en trouve souvent encore à cette époque, Fee,
| même chez ces espèces. On aurait grand tort de croire que les © les chassent ou les tuent après la ponte. Lorsqu'elles meurent, c'est de mort naturelle ; je l'ai souvent observé dans
mes appareils. La durée normale de la vie d'une © féconde à l'état parfait a été prouvée
par Lubbock et Miss Fielde comme pouvant atteindre 12 ans et plus (1919).
L'accouplement peut-il avoir lieu dans le nid ? Cette question est fort importante,
mais n'est malheureusement pas résolue sauf pour le genre Anergates où, le ( étant aptère,
il ne peut en être autrement ‘) ; von Hagens a même pu l'observer ainsi que moi. Je n'ai vu par contre aucun accouplement dans mes appareils chez les autres fourmis, pas plus qu'Huber, La longévité des © fécondes prouve que les petites fourmilières, surtout celles des arbres /Leptothorax p. ex.) ne doivent guère exister plus longtemps que ne vivent leurs mères communes, du reste souvent unique. Le fait que l'accouplement dans le nid même a lieu, comme je viens de le dire, chez l'Anergates atratulus ne prouve rien du tout. Dans tous
: les cas l'accouplement se faït pariois sur le dôme, avant que les © et les «j soient partis, et
c'est l'important, On comprend du reste que cet acte échappe facilement à l'observation, vu
sa courte durée (voir plus bas). Huber a vu des accouplements entre 8 et «y, et dit que les 8
en moururent, Je n'ai rien vu de semblable, mais j'ai vu des © fécondes (X. 2). Ici se présente
tout naturellement la question de la parthénogénèse. À en juger par l'analogie avec les.
abeïlles et par l'expérience que je viens de rappeler, on serait très tenté de croire que tous les œufs qui feront des « sont pondus par des © vierges, par des © ou par des vieilles © qui ont épuisé leur provision de semence, Mais la longue durée de la vie des œuis, des larves et des nymphes m'a empêché, jusqu'à présent, de faire une expérience, qui pour être
décisive doit être faite comme suit : Prendre en été, lorsque les ©, les «; et les 8 commencent
à éclore, dans une ou plusieurs fourmilières, des nymphes $ et © en abondance, ainsi que des © et des $ enccre.entièrement blanches, venant d'éclore, afin qu'on soit bien certain qu'elles n'ont pu être fécondées. Il faut se garder de mettre une seule 8 adulte avec elles, car on pourrait ne plus la reconnaître ensuite, et elle peut avoir été fécondée. Cela fait, il faut établir cette jeune famille dans un appareil, avec grand soin. Nous avons vu (IV) que les jeunes 8 savent soigner les nymphes et ouvrir leurs cocons. On pourra ensuite y ajouter de nouvelles nymphes £ et © de même espèce, car si la fourmilière n'est pas assez nombreuse, elle risque de péricliter. Il s'agira alors d'observer : 1° si des œufs seront pondus ; 2° si, dans ce cas, ils donneront des larves ; 3° si ces larves donneront toutes des nymphes «, ou si elles donneront aussi des nymphes © où 8. ?)
Il arrive à chaque instant que dans une fourmilière on ne trouve qu'un des sexes en
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grande quantité, et l'autre en fort petite quantité, ou pas du tout. Dans telle fourmilière de
F. pratensis p. ex. on ne trouvera que des ©, et dans telle autre, à la même époque, on ne
trouvera que des (ÿ. Je puis affirmer que chez la plupart des espèces il y a ordinairement
néanmoins un moment où des © et des se trouvent ensemble dans la fourmilière, Ce
moment varie énormément, suivant les années et suivant les espèces, maïs c'est en général à {
1) P. S. 1919). Les cas de 4 aptères et ® aïlées sont exceptionnels, mais réguliers chez certaines
espèces, par exemple chez tout le genre Cardiocendyla, sauf chez une espèce. Alors le G ‘prend en général l'aspect extérieur d'une &, par exemple, en Suisse, chez la Formicoxenus nitidulus et chez la Ponera punctatissima. La Ponera Eduardi du sud de l'Europe a en même temps un 4 aïlé ordinaire et un 4 aptère (sans ailes) à forme d'ouvrière,
( P.S. (1919). Dès lors Reïchenbach (1902) a prouvé aue les Lasius © peuvent, par parthénogénèse. ‘
pondre des œufs qui donnent de nouveau naissance à des 8,
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celui de la première génération de l'année, tandis que les générations d'automne sont plus souvent d'un seul sexe, surtout de Œ. Du reste cela varie tellement qu'on ne peut donner de règle. Chez le S. fugax, la première génération de © et de (ÿ n'éclôt qu'au mois d'août, et ne s'accouple qu'au mois de septembre ; il y a toujours des © et des à la fois dans chaque fourmilière. Chez le T. erraticum les © aïlées et les «ÿ se trouvent toujours ensemble dans chaque fourmilière, mais la première génération de © et de «' éclôt et s'accouple au mois de juin, et l'on trouve quelquefois en automne une seconde génération de «j seuls. Chez la F. pratensis, par contre, on trouve des © et des «' ailés toute l'année, même pendant l'hiver, maïs pas dans toutes les fourmilières en même temps. La même fourmi-
lière a jusqu'à trois ou quatre générations par an ; tantôt on ne trouve que des ©, tantôt
seulement des ©, tantôt les deux ensemble ; il n'y a pas d'espèce où ce soit plus irrégulier. Cependant, si l'on se donne la peirfe de chercher avec soin dans un cas où il semble n'y avoir que des © p. ex., il est bien rare qu'on n'arrive pas à découvrir quelque c' caché dans un coin, et vice-versa. Ce n'est que lorsqu'on a démoli ainsi case par case des centaines de nids qu'on voit combien il est difficile d'affirmer que dans tel cas il n'y a absolument
que des G' p. ex., et point de © ailées, ou dans tel autre cas le contraire. Souvent aussi,
dans un nid où il semble n'y avoir que des S, p. ex., si l'on regarde les nymphes, on voit que plusieurs d'entre elles sont ©. Afin de donner une idée de ces faits suivant les espèces, je donnerai plus bas un tableau résumant les observations de divers auteurs (surtout les données de Nylander) et les miennes.
Les nymphes # se trouvent en général dans toutes les fourmilières pendant tout l'été et l'automne. Chez la plupart des espèces, elles paraissent successivemeent, sans inter-
ruption (F. fusca); chez d'autres elles paraissent quelquefois par générations, avec des
intervalles (F. pratensis).
Lorsqu'une © n'a point été fécondée, elle ne s'arrache presque jamais les ailes ellemême, Huber l'a déjà montré ; mais elle prend plus ou moins les allures d'une simple &, . et ses ailes ne tardent pas à se déchirer et à devenir impropres au vol. Il n'est pas rare
de trouver de ces © vierges dans des fourmilières {Leptothorax, F. exsecta, M. laevinodis) ; on les reconnaît à leur agilité, à la petitesse de leur abdomen, et souvent aux restes de ‘leurs ailes : ces derniers peuvent cependant finir par disparaître complètement, Ces © vierges ne sont jamais entourées d'une cour de ©, mais j'ai toujours remarqué qu'elles étaient assez paresseuses. Une simple conjecture à l'appui de laquelle je puis évoquer quelques faits cités plus haut (XIV, 4) est permise à cet égard. Ces © vierges aptères se trouvent précisément chez les espèces où les © et les G' sont le plus souvent séparés, où un seul sexe apparaît à la fois dans la fourmilière, Voici la supposition qu'on peut faire : une partie des © d'une génération restent dans la fourmilière, perdent peu à peu leurs ailes, et sont fécondées plus tard, dans le nid, par une génération de subséquente. Ce n'est,
je le répète, qu'une hypothèse, et une hypothèse applicable seulement à un certain nombre
de cas. Le fait est que, dans ces fourmilières, on trouve presque toujours des © fécondes, soit en même temps que ces © vierges, soit à d'autres époques. On trouve aussi chez les fourmis, comme chez les abeilles et chez les bourdons, des
générations de © très petites et de © très petits. C'est surtout le cas en automne, Leur F rôle n'est pas connu. J'en ai vu chez les F. rufa et pratensis, chez la M. laevinodis, etc,