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polile personne qu'on ait jamais vu. Elle n'avait |i;is doux pieds de haut, bien proportionnée, hors qu'elle avait le nez trop grand. Elle faisait peur. Les médiocre spoupées étaient aussi grandes. Je crois qu'elle est morte. »
» Le feu roi (Louis XIII). avait un fort petit nain, nommé Geoffroy, mais fort bien proportionné. »
En France, la charge et le titre de nain du roi ne furent supprimés qu'en 1662 par Louis XIV. La pièce qui le constate est assez curieuse pour être citée :
Le 28 août 1660, un musicien nommé Pierre Pièclie, reçut du roi le brevet d'intendant des instruments musicaux servant au divertissement du roi. Deux ans après, le 3 mars 1662, le môme Pierre Pièclie fut nommé musicien et garde des instruments de la musique de la chambre du roi (( et, dit le brevet pour cette nouvelle charge, lequel se trouve aux archives du royaume, affin de n'estre point obhgé d'ordonnancer un nouveau fonds pour l'appoinctement que sa Majesté désire estre affecté à ladicte charge, elle entend que les gages qu'a ledict Pierre Pièche par la mort de Baltazard Puison, nain^ ne soient plus reçus soubs le titre de nain, mais qu'ils lui soient dellivrez soubs le titre de garde des instruments de la musique de sa chambre qui, pour cet effect,
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sera désormais employé dans les estais de sa maison au lieu dudict tiltre de nain. »
Suivant l'exemple donné par la cour, les grands seigneurs entretenaient aussi des nains. Mais leur histoire n'est point connue et sauf Jean Verjus, qui appartenait à Henri de Bourbon, prince de Condé, Do7n Pedro, au marquis de Boufflers, Jacob le nain de M. de Lionne, qui fut évêque de Gap et vicaire apostolique en Chine, on ne trouve aucune notice biographique. C'est donc pour mention que nous les signalons.
Mais nous ne pouvons passer sous silence le dernier nain qui en France ait porté le nom de nain en litre d'office, d'autant plus qu'il était notre contemporain.
« Né vers 1769, Richebourg entra tout jeune encore au service de la duchesse d'Orléans, mère du roi Louis-Philippe : on lui donna parmi les personnes attachées à la maison de la princesse le titre de sommelier, mais en réalité il ne remplit jamais les devoirs de sa charge et on le considérait plutôt comme une curiosité que l'on montrait aux visiteurs : il avait à peine soixantecinq centimètres Tle haut. Très dévoué à la famille de sa bienfaitrice, il donna plusieurs l'ois des preuves de son dévouement, notamment pendant l'époque révolutionnaire, oii il fut chargé d'aller porter au dehors des messages pressés
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fl (les (Ir.pùches imporlanles. A ce ellcl on Icmniaillotait comme un tout jeune enfant et une noui-rice le porliiit dans ses bras, bien qu'il eut à cette époque à peu près vingt-cinq ans ; on mettait les dépêches importantes sous son bonnet ou sous son petit chapeau d'enfant. Pendant les trente dernières années de sa vie, il ne sortit point de l'appartement qu'il habitait rue du Four- Saint-Germain et ne se montrait jamais aux indiscrets qui, connaissant son existence, venaient quelquefois frapper à sa porte : la vue seule d'un étranger lui causait une profonde terreur et une invincible répugnance. Dans sa famille, cependant, il était très gai, très bavard et souvent spirituel. Il mourut en 1858, âgé de quatre-vingtdix ans, et jusqu'au moment de sa mort, la famille d'Orléans lui fit servir- une pension annuelle de trois mille francs. Nous n'avons pu savoir s'il était marié et s'il avait eu des enfants. '»