‹ Fous et bouffonsChapitre 47 sur 100 · Tissot, La Russie et les Russes. Paris · texte numérisé non relu

Tissot, La Russie et les Russes. Paris

2. Les sources du Nil, journal de voyages du capitaine John Hannlng Speke, trad. franc, par E. D. Forgue.

tenant un bâton plus haut que lui. Après un Salaam respectueux, il s'est levé tout à coup sans y être invité le moins du monde, pour danser, chanter, faire toutes sortes de grimaces et de gestes bizarres, le tout couronné par cette déclaration : « Tel que vous me voyez, je suis fort pauvre et je manque de simôi (coquillescauries) j'en voudrais cinq cents : mais si cela vous gêne, je me contenterai de quatre cents. »

« Puis il nous raconta sa vie et comment il a perdu coup sur coup, deux femmes que Kamrasi lui avait données. Une troisième a été réfusée par lui, attendu qu'elle était trop petite et trop laide. « Je ne voyais pas, ajoute-t-il, la nécessité de perpétuer une race de pygmées. « Bombay le renvoya avec cinquante cauries en chapelet pendu à son cou. »

Dans les pages précédentes nous avons vu Schweinfurth et Cameron ^ rapporter des faits analogues : « Dans le pays du Manyouèma, un certain nombre de chefs accompagnés de leurs musiciens et de leurs porteurs d'armes vinrent nous voir. Deux d'entre eux amenaient chacun un nain muni d'une espèce de crécelle, et qui, tout en raclant son instrument, jetait au public le nom de son maître de la manière suivante : « Ohé ! Moèné-Bouté, ohé ! ohé ! » Le nain de

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