DIRECTION VICTOR HENRI
Cette direction, comme celle de M. Tilly, n'a laissé ancun grand souvenir. Après quelques mois d'exploitation, M. Victor Henri s'adjoignit M. Foucaut, directeur d'assurances, qui devint son bailleur de fonds et qui fit remettre la salle à neuf, en y apportant de nombreuses modifications.
C'est sous cette direction qu'au détriment de la quantité des places, le public put se prélasser dans de bons et confortables fauteuils, comme nous n'en voyons plus, aujourd'hui qu'on veut tirer parti des moindres recoins d'une salle. M. Victor Henri, resté comédien, joue aujourd'hui en province les ganaches du vieux et du nouveau répertoire.
Après la faillite de M. Victor Henri. M. Foucaut, son bailleur de fonds, garda le théâtre, le dirigeant avec le régisseur Desgranges. Mais cette direction n'eut aucune durée. M. Foucaut eut le sort de M. Victor Henri.
C'est ce M. Foucaut qui, sans cesse poursuivi par sa femme, avait toujours 30 à 40,000 francs sur lui, dans la crainte qu'on ne les enlevât de chez lui ; le plus fort est qu'il repassait sa liasse de billets de banque à son fidèle régisseur lorsqu'il craignait qu'on ne s'en prît à ses poches.
Le régisseur exhibait , radieux, les 30,000 francs aux artistes, dans les circonstances difficiles où il croyait nécessaire de rassurer cet incrédule personnel.
DIRECTION COURNIER
C'était un directeur avec le caractère du cloute et de la croyance, pièce dont il est l'auteur. C'était l'inquiétude perpétuelle, prenant trop au sérieux les rapports intéressés de certains employés ou comédiens.
Discerner le vrai du faux était ce qui mettait M. Cournier dans des alternatives de toutes sortes. Sous cette direction fut joué Claudie, de Georges Sand,avec Bocage. Ce fut le succès le plus remarquable de cette direction.