‹ Foyers et coulissesChapitre 13 sur 19 · POTEL · texte numérisé non relu

POTEL

Vient de rentrer à l'Opéra-Comique dont il a déjà été le pensionnaire pendant dix ans. Mais nous pensons que ce n'est pas une raison pour enlever de l'histoire des Bouffes un nom qui n'y a compté que des succès. Potel a créé au passage Choiseul sous Offenbach : M. Choufleury et le Pont des Soupirs, dernièrement, sous MM. Comte et Noriac, le chevalier de Nangis dans la Petite Reine, le père

BOUFFES-PARISIENS i i

Loiseau dans Ja Rosière d'ici, et un nègre dans les Pattes blanches. Aux Bouffés, Potel recevait beaucoup de visiteurs ; sa loge était toujours pleine d'amis et de camarades , en quête de belle humeur.

L'amusant trial Potel, très-demande dans les salons, y fait des imitations qu'il réussit très-bien. Potel est père d'une gentille petite fille qui promet aussi de devenir une étoile. Je ne terminerai pas sans révéler une petite faiblesse du caractère de Potel.

Il se fâche tout rouge quand on lui dit : Eh bien, Potel, comment va votre associé Chabot?

Je ne suis pas un cahot, répond Potel.

HOMERVILLE

Nous arrive de Rouen ; M. Comte, lui ayant vu jouer le rôle de Désiré dans la Timbale, l'engagea immédiatement pour la réouverture des Bouffes, et jamais choix ne fut plus confirmé par le public

et par la presse. M. Homerville est le sosie du regretté Désiré. Il est impossible d'obtenir une plus parfaite ressemblance. Tout y est: même rondeur, même épanouissement, même gaieté d'allures, M. Homerville a même en plus une qualité qui ne gâte rien : un filet de voix.

M. Homerville avait déjà joué dans la capitale, à la Porte-Saint-Martin. Mais qui est-ce qui se souvient, à l'heure qu'il est, du comique qui faisait Louis X dans la Tour de Nesles, et que ses camarades, à cause de sa bonhomie et de sa tranquillité, avaient surnommé le Père.

M. Homerville a encore un autre point de ressemblance avec feu Désiré. Bonne table et bon vin ont pour lui plus d'appas que M"^^ Barnabe.

QUyOT, DIT D'ACIER Surnommé d' Acmn par AP^^ ses camarades

Déjeune de l'autel et dîne du théâtre.

C'est-à-dire que dans le jour il est chantre à l'église Saint-Eustache, et le soir baryton aux Bouffes - Parisiens , théâtre qu'il n'a quitté qu'une seule fois

BOUFFES-PARISIENS l\f

depuis 1855, pour aller faire entendre sa belle voix au théâtre Lyrique, Il en est sorti bien vite pour rentrer dàre dare au passage Choiseul.

El l'ou revient toujours à ses premières amours.

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