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Fr. Coppée

ne des meilleures soirées de halte en pleine causerie amicale, libre et confiante, qu'il m'ait été donné de passer, dans cette âpre vie de Paris, c'est un soir d'avril, rue Oudinot, chez François Coppée, devant le jardin du poète où les premières rieurs printanières donnaient à ce coin parisien des perspectives d'écran japonais. Et sous la lampe, entre esprits divers et charmeurs, quels propos ironi-

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quement joyeux échangés là, dans le cher laisser-aller cTune réception sans fracas, à cœur ouvert! Vrai nid de poète que cette maison de Coppée, où l'auteur des Intimités et du Reliquaire apparaît souriant, heureux, à côté de sa sœur qu'il adore, qui Ta toujours couvé d'une affection maternelle, entre ses livres, des tableaux d'amis et le jardinet fleuri où, du rezde-chaussée, on descend par quelques marches à peine.

Logis de poète-artiste, et j'ajouterai de poète parisien. François Coppée est, en effet, un Parisien de Paris, né en 1842, à Paris, de parents nés à Paris eux-mêmes, chose rare. Si l'on remontait pourtant au grand-père paternel, le nom Coppée serait belge. Il paraît qu'à Mons et aux environs tout le monde s'appelle Coppée. C'est « du vieil françois » ; cela signifie « coupée : une coupée de bois. N'importe, le nom est joli, sonne bien, rime richement avec épée, mot sublime. Il y a un Coppée de Mons — le parent du poète peut-être ? — qui est fort riche, a une écurie célèbre, fait courir. Il signe F. Coppée, et d'aucuns prennent l'auteur du Passant pour un sportman, quand il n'a dans son écurie d'autre cheval que Pégase (vieux style).

FRANÇOIS COPPEE.

Revenons aux origines. Du côté paternel, il y a une grand'mère (Coppée montre chez lui un délicieux portrait d'elle, par une dame, élève de Greuze) qui a dans le sang de la vieille noblesse lorraine; de ce côté, on trouverait des gendarmes de la Maison du Roi et des chevaliers de Saint-Louis. Du côté maternel, le contraste est frappant. Le grand-père (Baudrit de son nom) est maître serrurier et, pendant la Révolution, forge des piques pour armer les sections. La maison Baudrit existe encore. Le petit-fils, Auguste Baudrit, cousin germain de Coppée, est un serrurier d'art du plus grand talent. On pourrait conclure, si Ton voulait, d'après ces sources, que l'auteur d'Olivier est un aristocrate qui aime le peuple.

Bref, ce fut en 1842, dans un entresol au numéro 9 de la rue des Missions (actuellement rue de l'Abbé-Grégoire, jadis rue Saint-Maur- Saint-Germain) que la mère de Coppée, selon l'expression de Chateaubriand, lui infligea la vie. « Il y a de bons moments, tout de même! » nous disait en riant Coppée. Le bon et grand Charlet, le peintre des soldats et des scènes populaires, demeurait sur le même palier que Coppée le père, qui fut son ami.

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Famille pauvre ; le père, modeste employé aux bureaux de la guerre; trois filles, qu'on élevait chez les dames de Saint-Maur, dans la rue, en face le logis même, et le petit garçon, chétif, débile. On déménagea, on alla loger rue Vanneau, au cinquième. Il y a, dans Olivier, des ressouvenirs touchants de ces temps de luttes honnêtes.

Le poète Olivier, cet être chimérique,

Qui, tout en racontant son beau rêve féerique,

A trouvé le moyen de charmer quelquefois

Ce temps d'opéra- bouffe et de drame bourgeois,

ce poète, c'est Coppée ou un peu de Coppée, et lorsque, dans son poème, l'auteur arrivant à ce vers:

Car revoir son pays, c'est revoir sa jeunesse!

s'interrompt et se reporte vers son passé, alors un flot de souvenirs lui remonte et, oubliant la jeunesse d'Olivier, il se rappelle sa jeunesse à lui, son enfance :

Tenez, lecteur. — Souvent, tout seul, je me promène

Au lieu qui fut jadis la barrière du Maine.

C'est laid, surtout depuis le siège de Paris.

On a planté d'affreux arbustes rabougris

Sur ces longs boulevards, où naguère des ormes

De deux cents ans croisaient leurs ramures énormes.

FRANÇOIS COPPEE.

Le mur d'octroi n'est plus ; le quartier se bâtit.

Mais c'est là que jadis, quand j'étais tout petit,

Mon père me menait, enfant faible et malade,

Par les couchants d'été, faire une promenade.

C'est sur ces boulevards déserts, c'est dans ce lieu

Que cet homme de bien, pur, simple et craignant Dieu,

Qui fut bon comme un saint, naïf comme un poète,

Et qui, bien que très pauvre, eut toujours l'âme en fête.

Au fond d'un bureau sombre après avoir passé

Tout le jour, se croyait assez récompensé

Par la douce chaleur qu'au cœur nous communique

La main d'un dernier né, la main d'un fils unique.

C'est là qu'il me menait. Tous deux nous allions voir

Les longs troupeaux de bœufs marchant vers l'abattoir,

Et quand mes petits pieds étaient assez solides,

Nous poussions quelquefois jusques aux Invalides,

Où, mêlés aux badauds descendus des faubourgs,

Nous suivions la retraite et les petits tambours;

Et puis, enfin, à l'heure où la lune se lève,

Nous prenions, pour rentrer, la route la plus brève;

On montait au cinquième étage lentement,

Et j'embrassais alors mes trois sœurs et maman,

Assises et causant auprès d'une bougie.

Eh bien, quand m'abandonne un instant l'énergie,

Quand m'accable par trop le spleen décourageant,

Je retourne tout seul, à l'heure du couchant,

Dans ce quartier paisible où me menait mon père,

Et du cher souvenir toujours le charme opère.

Je songe à ce qu'il fit, cet homme de devoir,

Ce pauvre fier et pur, à ce qu'il dut avoir

De résignation patiente et chrétienne

Pour gagner notre pain, tâche quotidienne,

Et se priver de tout, sans se plaindre jamais.

Au chagrin qui me frappe alors je me soumets,

Et je sens remonter à mes lèvres surprises

Les prières qu'il m'a dans mon enfance apprises.

Je le revois, assez jeune encor, mais voûté

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De mener des petits enfants à son côté, Et de nouveau je veux aimer, espérer, croire!... — Excusez. J'oubliais que je conte une histoire, Mais en parlant de moi, lecteur, j'en fais l'aveu, Je parle d'Olivier qui me ressemble un peu.

Quelles notes biographiques vaudront jamais celles que tout homme pourrait donner sur lui-même?

L'enfant qui errait, flânait ainsi avec son père, fut mis en pension chez Hortus. Il se rappelle que, à six ans, en 48, il voyait du balcon de ses parents, dans le jardin de l'hôtel Monaco, alors quartier-général de Cavaignac, bivouaquer les soldats pendant les journées de Juin.

L'enfance de François Coppée fut, encore un coup, celle des humbles. Coppée s'en fait gloire. îl a raison. Saluons ces laborieux et ces honnêtes. Le père faisait durer longtemps ses redingotes de la Belle Jardinière; la maman faisait des « rôles » pour des petits entrepreneurs du voisinage et savonnait le menu linge. Les deux sœurs aînées étaient peintres ou peintresses, et copiaient les tableaux du Louvre. Coppée fut ainsi élevé par des femmes, dans un milieu d'art, ce qui a certainement développé sa sensibilité et son goût. De Mlle Annette

FRANÇOIS COPPEE.

Coppée, sa sœur, j'ai vu un portrait du poète enfant, tout à fait remarquable, très vivant et solidement peint.

Il grandit; ses parents déménagent encore pour être plus près des collèges. On demeure rue Monsieur-le-Prince, et le futur académicien fait d'exécrables études, comme externe, au lycée Saint-Louis. Il était débile encore et rêveur, flâneur, le petit Parisien qui a si bien exprimé, quelque part, la vie familière de l'adolescent à Paris. La page est embaumée de souvenirs. Coppée la lut, un jour, dans une Conférence applaudie :

«Le vrai Parisien aime Paris comme une patrie; c'est là que l'attachent les invisibles chaînes du cœur, et, s'il est forcé de s'éloigner pour un peu de temps, il éprouvera, comme Mme de Staël, la nostalgie de son cher ruisseau de la rue du Bac. Celui qui vous parle est un de ces Parisiens-là. Dans cette ville dont, comme s'en plaignait Alfred de Musset, il connaît tous les pavés, mille souvenirs l'attendent, dans ses promenades, au coin de tous les carrefours. Une paisible rue du faubourg Saint-Germain, dont le silence est rarement troublé par le fracas d'un landau ou d'un coupé de maître, lui rappelle toute son enfance; il ne peut passer devant une certaine maison de cette rue sans regarder là-haut ce balcon du cinquième, sans se revoir tout petit sur sa chaise haute, à cette table de famille dont les places, hélas ! se sont peu à peu espacées, et où il n'y a plus aujourd'hui d'autres convives que lui et sa sœur aimée, qui l'aime pour tous les morts et

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tous les absents. Il ne s'arrête jamais devant les librairies en plein vent des galeries de l'Odéon, — qui sont, entre parenthèse, une des aimables originalités de Paris, — sans se souvenir de l'époque où, ses cahiers de lycéen sous le bras, il faisait là de longues stations et lisait gratis les livres des poètes qu'il aimait déjà. Enfin, il y a quelque part — il ne dira pas où — une petite fenêtre qu'il aperçoit en se promenant dans un certain jardin public et qu'il ne peut regarder en automne, vers cinq heures du soir, quand le coucher du soleil y jette comme un reflet d'incendie, sans que son cœur se mette à palpiter, comme il le sentait battre, il y a longtemps, il y a bien longtemps, mais dans la même saison et à la même heure, alors qu'il accourait vers ce logis avec l'ivresse de la vingtième année et que la petite fenêtre, alors encadrée de capucines, s'ouvrait tout à coup et laissait voir parmi la verdure et les fleurs une tête blonde qui souriait de loin.

« Heureux, ah ! heureux, bien heureux celui qui habite la campagne à ce délicieux moment de la vie! C'est un lit de mousse sous les chênes, c'est le bord d'une petite rivière où bouillonne l'eau d'un moulin, c'est un chemin creux dans la vallée, c'est une prairie de fleurs et de papillons, ce sont de durs et doux paysages qui garderont, p:>ur les lui rendre, les impressions de sa jeunesse, et qui lui offriront plus tard, quand aura fui le bonheur, un asile de solitude, de fraîcheur et de paix. Mais l'enfant de Paris qui, toujours privé d'air libre et d'horizon, ne voit dans son passé lointain que des rues tortueuses et les quatre murs d'un collège, il faudra bien, s'il est poète, qu'il récolte les souvenirs semés au temps de sa jeunesse sur des chemins dépavés et dans des maisons de plâtre, et qu'il sache faire tenir dans un couchant vert et rose aperçu au bout d'un faubourg, toute la morbide mélancolie de l'automne, et dans une matinée de soleil, près des lilas, au Luxembourg, toute la joie divine du printemps. »

A cette heure-là, François Coppée faisait déjà des vers; à douze ans, il traduisait ses versions en rimes. Le père était alors mis à la retraite. La vie devenait dure chez les braves gens. Trois filles sans dot ! Une seule, la seconde, se mariait au peintre-verrier Lafaye; la troisième allait bientôt mourir à vingt-deux ans; l'aînée resterait fille: c'est aujourd'hui la chère Annette de Coppée, sa compagne de toujours, sa maternelle amie.

L'enfant quitta le collège après la troisième, François Coppée n'est pas bachelier. Ce n'est pas faute d'avoir étudié. Il compléta de son mieux son instruction par des lectures, passant toutes ses soirées sous les becs de gaz de la bibliothèque Sainte-Geneviève ; — il en eut même une maladie d'yeux. Cependant, le père devenant paralysé du cerveau, on alla loger en haut de Montmartre; Coppée resta pendant deux ans surnuméraire, sans traitement, au Ministère de la guerre. C'est un temps noir, et de souvenirs tristes qui n'ont pourtant laissé d'autre trace en cette nature d'élite, d'autre sentiment que de la pitié pour les souffrants. D'autres ont gardé d'épreuves pareilles des haines de réfractaires et une boulimie d'argent

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et de revanches. CoppéerTen a pris qu'une souriante philosophie et une vraie bonté. Sa mère, d'ailleurs, sublime de courage et de dévouement, donnait l'exemple, et la sœur aînée, restée seule au logis, gagnait quelques sous à restaurer de vieilles toiles.

Le père mourut. Coppée devint un employé titulaire; il eut charge d'âmes, fut père de famille, — à vingt-un ans. Et il faisait toujours des vers; mais cette jeunesse sans joie l'attrista pour jamais. N'importe, on remplissait son devoir et la table de famille, autour de laquelle il n'y avait plus que trois personnes, — la vieille maman, Annette et lui — avait des soirées mélancoliques mais confiantes. On voyait clair dans l'avenir.

Le temps passe. Coppée a vingt-trois ans; il fait la connaissance de Mendès, des Parnassiens, il brûle 3 ou 4,000 vers de jeunesse et publie à ses frais, — le pauvre garçon! — le Reliquaire. Le succès fut grand ; Timothée Trimm, qui était un Sainte-Beuve à un sou, fit un article dans le Petit Journal ;\\ ne se vendit pourtant pas cent exemplaires du volume. Alphonse Lemerre, deux ans plus tard, imprimait, à ses frais, les Intimités — un chef-d'œuvre; —

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on n'arrivait cette fois qu'à 70 exemplaires. Enfin, par hasard, parce que le poète avait rencontré MUe Agar sur son chemin, on joue le Passant à I'Odéon. Ce fut un changement de décor, comme dans les féeries. Du jour au lendemain, le poète eut un peu d'argent et beaucoup de bruit.

Jadis, quand il rimait des vers sous les gouttières, Enfant par l'idéal et le rêve maigri,

il n'avait peut-être pas espéré un tel triomphe, — quoiqu'on espère tant de choses quand on ne connaît point la vanité de la vie !

Ah! ce Passant! quelle surprise heureuse et quel gazouillis d'oiseau ce fut, dans la salle de rOdéon, lorsqu'on entendit Sylvia et Zanetto, ces deux exquises figurines de Donatello, récitant leurs sonnets florentins!

Nous écrivions alors — et c'est un de nos meilleurs souvenirs de jeunesse — ■ dans notre feuilleton de théâtre de Y Opinion nationale :

Voilà un poète jeune, qui apporte une pièce à POdéon, et le petit acte fait plus d'impression sur la salle que les cinq actes d'un gros drame haut en couleur. Si l'on goûte souvent à ce vin de Chypre, on jettera le vin bleu par la fenêtre.

La courtisane Sylvia est accoudée sur la terrasse, rêveuse, attristée, regardant au loin les toits de Flo-

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rence lactée par la lune et les coupoles se détachant sur le ciel bleu. Elle songe, elle s'ennuie. Le faux amour dont on l'entoure, les hommages dont on la fatigue ont enfin lassé la Sylvie, qui regrette maintenant le passé peut-être, et qui n'a même plus de larmes pour sa mélancolie, de pleurs pour sa souffrance. Il faut l'entendre interroger son cœur triste et glacé ; il faut écouter cette langue ferme et sonore à laquelle le théâtre ne nous accoutume point, et qui soudain vous transporte, heureux et charmés, au pays des rêves.

Il me semblait revoir ces claires nuits florentines, ces nuits d'été bleues et parfumées, où du haut des terrasses de rOmbrellino — la ville de Galilée — nous regardions voleter, se mêler, étinceler, s'élancer les gerbes de lucioles, pareilles à des essaims d'étoiles. C'est bien là un rêve italien, ce Passant, le songe d'une nuit amoureuse, une vraie chanson de poète entendue au bord de l'Arno, à la saison des roses.

Sylvia rêve et le poète passe. Le poète est un enfant. Il a seize ans, il porte ce gracieux costume des fresques de Ghirlandajo et de Botticelli. Vêtu de serge, il tient à la main sa guitare, il a jeté sur son épaule son manteau brun. Un banc! il s'arrêtera là, il y dormira au bon vent, à la belle étoile. Tout à l'heure Sylvia était demeurée attentive et troublée, entendant venir le refrain du chanieur, ce refrain fleuri comme une strophe de Rémi Belleau, le gentil Belleau.

François Coppée songe, d'ailleurs, avec attendrissement à ce soir déjà lointain qui fut comme le lever de soleil de sa gloire. Le mot de Vauvenargues sur les premiers feux du jour aura sa poésie éternelle. « Et cependant, disait i un

i. Dans le journal la Gironde scientifique et littéraire.

excellent biographe, ami de Coppe'e, M. A. Chennevière, le poète lui en a voulu parfois à ce Passant ! Il s'irritait d'entendre cette éternelle périphrase de son nom : « l'heureux auteur du Passant»; mais comme, après tout, il n'est pas ingrat, il lui demande, après bien des années, pardon de ces impatiences :

« Pauvre petit Passant, douce inspiration d'une heure radieuse de mes vingt-cinq ans, pardonne-moi, dit-il quelque part, les minutes d'impatience et de mauvaise humeur que m'a causées bien des fois ton nom malignement prononcé pour déprécier mes créations nouvelles. Tu n'en es pas moins resté l'enfant bien-aimé de ma jeunesse, le rêve d'idéal et d'amour qu'on ne fait qu'une fois dans sa vie, et jamais je n'ai oublié, gentil chanteur d'une nuit de clair de lune, que je te devais cette première récompense du poète, ce premier rameau de laurier qui a fait pleurer de joie ma vieille mère et qui m'a donné pour toujours le courage et l'espérance. »

Dès lors, François Coppée, applaudi, était célèbre, recherché, choyé, et ses vers, qui ne se vendaient point la veille, furent dans toutes les mains. Il eut pour lui, comme jadis Musset, les jeunes gens et les femmes. La princesse Mathilde l'invitait, et ce fut pour aller chez elle que le poète se fit faire son premier habit noir sérieux, « C'était trop beau, nous disait-

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