MOYENS DERIXATION DE" EX "ROTULE
La rotule est maintenue en place par plusieurs Hgamens, tendons et aponévroses, Come dans Pétude des articulations de cet os, nous ne cilerons jet que les détails anatomiques suscepübles de nous servir dans l'étude de Ta pathogénie des fractures verlico-frontales.
La rotule est maintenue en place
1° Dans le sens vertical : en haul par le tendon du quadriceps crural qui l’attire vers la racine du membre :.en bas, par le tendon rolulien. Ce dernier est sans action sur la rotule,
A : Here Sa | pour laque le il constitue seulement un moyen d'attache sou- , ple sur le tibia. Î1 n’est en somme que. «le trait qui relie de. cheval à Ia voiture » et par lequel le quadriceps agira sur le tibia. Morphologiquement d'ailleurs, il n’est que l'extrémité du quadriceps crural ;1l est inextensible,, et tr ansmettra inté-
gralement les forces auxquelles il sera soumis. :
2° La rotule ainsi maintenue dans le sens vertical ne peut S
donc subir de déplacement dans ce sens , sauf ruplure ou désinserlion tendineuse. Mais alors, pré devrait pouvoir se dé- placer latéralement ? ?
Il en serait ainsi, si elle n'était maintenue de la même facon par deux autres ligaments : les ailerons rotuliens. Ces derniers vont, lun d'un bord interne de la rotule au condvle interne du fémur, Fautre du bord externe de la rotule au condyle externe. Slt
Ces ailerons sont inextensibles, let servent ainsi de rein pour limiter les: mouvements de latéralité dont la rotule peut être le siège. S'ils résistent sans se rompre à la violence d'un traumatisme, ils s’opposeront donc à toute luxation de la rotule : lPinlerne limilera les mouvements de latéralité vers la face externe du genou. el inversement l’exteérne les mouvements vers la face interne. |
ITS transmettent aussi les forces auKquelles ils sont soumis. En effet. au cours de leur trajet, et surtout au niveau de leur insertion postérieure, ces ailerons rotuliens envoient des fibres s'entremêler à celles de laponévrose fémorale Il en résuliera done que, indirectement, lorsque les muscles tendront cette aponévrose, ils agiront en même temps sur les ailerons rotuliens qui ainsi, appliqueront la rotule contre les condyles fémoraux
3° Enfin, la rotule ne peut non plus subir un déplacement dans le sens antéro-postérieur car elle est maintenue appliquée contre la lrochlée fémorale par deux aponévroses qui la recouvrent ainsi que toute l'articulation du genou : l'aponévrose Jémorale el l'expansion auadricipitale située au-des- SOUS.
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La première de celles-ci présente des fibres arciformes, donc transversales par rapport à l'axe du membre âvec un - épaississement très accusé à hauteur du ligament rotulien qu'elle recouvre, Elle constitue done une véritable sahgle qui
refoule le tendon en arrière €L avec lui la rotule.
Cependant, les ligaments, lendons ei aponévroses précités n ‘immobiliseront pas absolument la rotule. Ts lui laissent un peu de jeu qui ne sé manifeste guère d' ailleurs que dans fextension passive. | E
Nous avons, en effet, plusieurs cas à considérer
Cas de l'extension Ére — Le membre ie-
“ Tendon des quadriceps
Aïleron rotulien externe Aiïleron rotulien intethe
Tendon rotulient keV Een | RER NTI
férieur est allongé sur un plan horizontal, les muscles en état de relâchement complet.
La rotule est maintenue par les ligaments et tendons que nous venons de voir, et qui la sollicitent :
Le tendon du quadriceps crural vers la racine du membre.
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Le ligament rotulien vers l'extrémité du membre.
L'aileron interne vers la face interne du membre et en arrière:
L'aileron externe, vers la face externe du membre, et en arrière. |
Si un traumatisme quelconque vient à alleindre la rotule, elle sera maintenue en place par l'action combinée de ces tendons et ligaments. Mais si le traumatisme est trop violent, et qu'il y ait des déchirures téndineuses ou ligamentaires, on aura une luxaton. SE
Celle luxation sera favorisée par le fait que les muscles de la cuisse sont en élat de relächement, puisque lextenston est passive ; donc les aponévroses qui encerclent l'articulation du genou ne sont pas tendues, pas plus que les ailerons rotuliens. Par conséquent, la rotule n'est pas intimement applquée contre la lrochlée fémorale, la crête rotulienne postérieure n'est pas coincée au fond de la gorge trochléenne, et les facelles articulaires de la rotule glisseront sur les facettes arbculaires du fémur : d'où luxalion, ce qui n'aurait pas eu heu si la rotule avait été intimement appliquée contre le fémur dont les facelles articulaires servent normalement à lrniter les déplacements latéraux de la rotule.
2° Cas de l'extension active. — Ie <ujel élend la jambe sur la cuisse qui élait déjà elle-même en flexion à 90° par exemple sur le bassin{ Les forces dont la rotule es le siège sont les mêmes, mais beaucoup plus intenses, par suile des contractions musculaires, En outre, la rotule va êlre plus intimement appliquée contre Ia trochlée fémorale Car. :
a) D'abord, le quadriceps crural lire la rotule avec une plus orande vigueur vers la racine du membre d’où laxité moins grande du système lendineux de la roluie entraînant une perte de mobilité latérale où anléro-postérieure.
b) Ensuite, le quadriceps, en atlirant la rotule en haut. vient la coincer dans la poulie fémorale, tandis que lorsque
Ps
| Lao, ler, AURUE le muscle était relâché, elle élait située au-dessous, un peu trop bas pour être engagée dans la frochlée qui va ainsi l'empêcher de se déplacer à droile ou à gauche, ou tout au moins diminuer ces mouvements de latéralité dans une grosse proportion. :
L'expérience démontre ces faits : Elendons passivement la jambe, la rotule est mobile latéralement. Contractons le quadriceps, on sent la rotule monter de deux ou trois centimètres, elle se coince dans la trochlée fémorale et perd sa mobilité latérale.
©) Enfin : nous avons vu que les ligaments rotuliens avaient des fibres qui s'entremélaient avec celles de l'aponévrose fémorale, Celte aponévrose contribuera à appliquer plus intimément la rotule contre la trochlée, d'abord par sa propre rélraction, et ensuite par son action sur les ailerons rotuliens qu'elle attirera en arrière, et avec eux la rotule.
Dans l'extension active, la rotule est donc beaucoup plus fixée que dans l'extension passive : dans le sens verlical, elle l'est complètement par suile de l'intensité de la contraction du quadriceps, et latéralement, elle est fort peu mobile élant à peu près comcée dans la trochlée fémorale.
Si done un choc venait à atteindre la rotule, Ja jambe élant en extension forcée, on pourrait avoir, soit une luxation, si le ligament situé du çôlté du traumatisme se relâchait un peu ou se rompait, soit une fracture sil résistait.
Donc ici apparaît le danger d'une fracture : il est augmenté par suile du contact plus grand de la rotule avec la trochlée, la crêle rotulienne postérieure pénétrant plus profondément dans l'échancrure intercondylienne, ce qui diminue le champ
des mouvements de latéralité.
3° Cas où la jambe est en flexion sur la cuisse. — Nous venons de voir que dans l'extension active, la rotule adhérait plus intimément à la trochlée fémorale que dans l'extension passive d’où dangers plus grands d’une frac-
ture.
Nr LA
OR
lei, la rotule va être tout à fait plaquée contre le fémur, d'où suppression de toute mobilité.
Pourquoi la rotule se plaque-t-elle contre le fémur ?
a) D'abord, le quadriceps ne lallire pas seulement verticalement, mais encore horizontalement, d'avant en arrière, dans la poulie fémorale par conséquent, puisque le tendon de ce musele n'agit plus qu'après s'élre-réflécht sur la partie inférieure du fémur au-dessus de la (rochlée fémorale, En effet, la jambe est en flexion à 90° par exemple sur la cuisse, si l’on décomposait les forces auxquelles est soumise la rotule, on verrait que
La résistance R est verticale puisqu'elle est consütuée par le poids de la jambe qui agit par l'intermédiaire du tendon rotulien.
La puissance P est horizontale puisqu'elle n’est en somme que le quadriceps.
La rotule sera soumise à la résultante R°' de ces deux forces
LUN LR
Pat
Re qui agira donc obliquement d'avant en arrière et de haut en d: He vers la trochlée fémorale.
b) D' autre part, il est une seconde raison pour laquelle la rotule est appliquée contre le fémur dans la position fléchie :
c'est que dans cette posilion, le diamètre antéro- -postérieur
de l'articulation du genowest plus grand que dans l'extension. Les ailerons rotuliens constituant une sangle fori peu élastique ne se relàcheront guère, Avant leur insertion postérieure fixe, ils Hreront done-en arrière aux dépens de leur extrémité antérieure qui s'insère sur la rotule, Celle-ci sera par conséquent attirée en arrière.
On conclut par conséquent que, pour ces deux raïsons, dans la position fléchie, la rotule est bien appliquée contre la trochlée, les facettes articulaires rotuliennes adhérant parfaitement aux faceiles articulaires condyliennes. Par suite, la rotule ne pourra plus du tout être mobilisée, n1 verticalement, ni horizontalement, d'où tendance plus grande à la Iragture
qu ‘à la luxalion de cel os. N * de
c) Il est une autre raison pour laquelle la rotule est heauéoup mieux fixée dans la flexion que dans l'extension : c'est que la partie la plus profonde de la gorge trochléale n'est pas située à la face antérieure de l'épiphyse inférieure du Mmur, mais au-dessous de cette épiphyse, sur la face en rapport avec le tibia dans l’extension. Par suite de la:rotaïion de 90°, ce
n'est plus la face antérieure de la trochlée qui se présente à
la rotule, mais cette face de l'épiphyse qui était en rapport avec les plaieaux Ubraux dans l'extension, et qui présente la partie profonde de la trochlée dans laquelle: pénètrera la rotule où elle sera mieux fixée.