ART NE
Observation de fracture oblique de la jambe, extention continue, consolidation 1 cent, d'allongement.
PI. Nicolas 23 ans, palefrenier, tombé de cheval, le 16 mars 1896 sur le côté droit, fracture de la jambe droite, à l'union du tiers moyen et du tiers inférieur.
Fracture oblique du tibia de bas en haut, et de dedans en dehors, et d'avant en arrière, saillie du fragment supérieur, en pointe, fragment inférieur porté en arrière, et en ‘dehors, dépression très accusée à ce niveau.
Appareil plâtré le 16 mars, enlevé le 20, sans correction de la difformité.
Raccourcissement, 3 cent. Appareil à extension le même jour. Traction 2 kilos augmentée progressivement jusqu’à 4 kilos.
L'appareil enlevé 77 jours après. Consolidation incomplète, mais correction de la difformité.
Allongement 1 cent. 1/2 à 2 cent.
Appareil plâtré sans traction.
Tractions modérément douloureuses aux malléoles et au talon.
Levé de l'appareil le 17 juillet.
Petites plaies cicatrisées, allongement, moins considérable 1 cent. atrophie musculaire des deux membres.
Départ pour Vincennes le 31 juillet, jusqu'au 31 suivant.
Massages, douches froides, bains sulfureux, promenade dans le parc. Le 15 octobre le cal reste très légèrement exubérant.
La conformation de la jambe est parfaitement régulière. Flexion du genou complète, du pied aux deux tiers. Consolidation complète, mensuration accuse après vérification 1 cent.
ÉRRÈTE.
d'allongement. Pas d'accident, persistance de l’atrophie, mouvement du gros orteil difficile dans l’extentiou. Marche facile, bon état général, très bon résultat.
HoôprrAz BicaarT
OBSER VATION III.
Le nommé C. Henri, charbonnier, âgé de 25 ans. Fracture de la jambe droite. (tiers moyen)
Le 20 octobre 1895, vers 7 heures, le malade en voulant monter sur sa voiture a glissé du marche-pied et est tombé sur le côté gauche de telle facon qu’une des roues de sa voiture (qui pèse environ 1500 k.) a passé sur sa jambe droite.
Quatre heures après lPacçident le malade entre à l'Hôpital Bichat.
A son entrée on lui metun appareil plâtré.
On constate alors une fracture du tibia oblique de bas en haut, d'avant en arrière.
Le fragment supérieur présente une pointe au niveau de la crête du tibia, et cette pointe tend à faire saillie en avant.
Le 2? novembre, ce premier appareil est remplacé par un appareil d'Hennequin avec traction continue :
À ce moment, on constate en faisant la mensuration du plateau tibial à l’extrémité de la malléole. A la jambe saine : 40 cent. du côté droit (jambe fracturée 36 cent.)
Le 16 novembre, on enlève l'appareil, la petite plaie qui était au niveau du fragment supérieur est complètement guérie.
On remet l'appareil Hennequin, que l’on enlève le 14 décem-
LB
bre. À ce moment les deux jambes présentent la même longueur, On sent au niveau de la fracture nne petite dépression située au dessus de l'extrémité supérieure.
À ce niveau sur la face interne de la jambe, on trouve une saillie osseuse formée par l'extrémité supérieure du fragment inférieur qui a subi un mouvement de rotation interne.
Le 21 décembre, on remet un appareil plâtré (étrier etattelle postérieure) le pied se tenant un peu dévié vers le milieu du corps, on refait cet appareil le 24 décembre. Le 25 décembre, on autorise le malade a se lever.
Le 7 janvier 1896, on enlève l'appareil plâtré. On trouve alors :
Du côté droit : 40 cent, 1/2 de l’interligne articulaire au sommet de la malléole externe.
Du côté gauche 40 cent. Consolidation osseuse, aucune mobilité au niveau du cal. Même avec des efforts assez notables.
Sa conformation très régulière seulement, légère saillie enavant et en dedans du fragment inférieur. Conservation des mouvements de l’articulation tibia tarsienne.
Le 8 janvier 1895. Le malade sort de l'hôpital et va à Vincennes.