OBSERVATION IV
Fracture itéralive de jambe douze ans après ostéosynthèse
(CreyssEz, Morez et Lecrerc, Lyon Chirurgical 1937)
Il s’agit d'un homme de 45 ans, entré dans le service du professeur BÉRARD le 24 février 1937, pour fracture de jambe droite consécutive à un accident de la rue; le blessé ayant été renversé par une automobile,
Examen clinique. — 11 montre qu'il s’agit d'une fracture transversale des deux os de la jambe droite au 1/3 inférieur, à grand déplacement, avec angulation telle que le fragment supérieur menace de perforer la peau.
L'interrogatoire révèle que ce malade avait présenté douze ans
auparavant une fracture traitée par osléosynthèse, à l'aide de deux cercles de Parham (professeur ViLLaR»).
La consolidation s'était faite dans les délais normaux et le résultat fonctionnel, anatomique et global avait été excellent.
Radiographies (fig. 7). — Elles permettent les constatations suivantes :
1° Au tiers inférieur de la jambe droite existe une fracture transversale, peu dentelée, exactement au ras du cercle de Parham inférieur ; on a l'impression que l'os s’est cassé comme du verre.
Le péroné présente une fracture oblique dentelée à 3 cms audessous de la fracture tibiale. L'extrémité inférieure des deux os est déplacée en dehors avec décalage externe et angulation à 40.
Pas de déplacement dans le sens antéro-postérieur.
2° L'os paraît étranglé au niveau du cercle de Parham inférieur, tandis que le cercle Supérieur paraît engainé au niveau des faces antérieures et internes par de l’os néoformé ; ostéoporose légère dans toute la région voisine.
Intervention. — L'ablation des cercles de Parham, ainsi que la réduction furent pratiquées le même jour sous anesthésie locale,
Le cercle inférieur fut enlevé sans aucune difficulté.
Le cercle supérieur, au contraire, dut être sculpté dans l'os néoformé.
Réduction par traction dans l'appareil à vis, vérification radiographique immédiate. Fermeture aux crins. Plâtre.
Radiographie. — Pratiquée sous plâtre le même jour, montrait une réduction très satisfaisante, mais confirmait l'existence de lésions d’étranglement et d’ostéoporose.
OBSERVATIONS V ET VI (Carr Jour. of bone and joint Surg. 1926)
Ces observations sont un peu différentes des précédentes, car elles intéressent des fractures itératives siégeant sur les fémurs. Il nous paraît toutefois intéressant de les relater car leur analogie avec les précédentes est certaine, les mêmes causes ayant produit les mêmes èffets.