MOIS
12 ans dans celle de Creysser, Morez et LECLERC. 13 ans dans celle d'Iuserr et Momoun.
Nous voyons que l’âge de ces fractures est très variable et peut survenir longtemps après la consolidation cliniquement constatée. 6
2° La cause immédiate ou cause occasionnelle.
Il n'y a pas de cause immédiate dans le cas de TAVERNIER et dans les deux cas de Carr : aucune chute, aucun choc, aucune contraction musculaire violente. L'élément douleur a été prédominant dans le premier cas mais semble être survenu peu à peu, car il y a eu d’abord ramollissement puis fracture. à
Dans le deuxième cas les deux sujets ont perçu un craquement et sont tombés sur le sol,
Dans ces trois cas donc, fracture spontanée proprement dite.
Dans les observations de ImBerT-MormouD, CREYSSEL, DEnELLY, la cause immédiate existe. Dans ces trois cas une chute à produit une fracture, mais il n’est pas certain que l'os lui-même ait supporté le choc. Quoiqu'il en soit, on est en droit d'affirmer que ces traumatismes légers auraient été insuffisants pour produire une fracture sur des os normaux, leur rôle a été plutôt de fournir la cause occasionnelle.
Donc dans ces trois cas : fracture itérative après léger traumatisme.
3° La cause déterminante.
C'est l’ostéile raré/fiante.
En effet, dans l'observation de TAvERNIER, la radiographie révèle une décalcification et une raréfaction osseuse importante au niveau du péroné et du tibia, entre les cercles de Parham ; au niveau de ces cercles une hypertrophie de l'os s’est produite, engainant en particulier le cercle supérieur.
Dans l'observation de Imserr et Mormoun il en est de même. Cette raréfaction osseuse visible sur la radiographie est confirmée par l'examen histologique.
Ici encore dégénérescence fibroplastique et hyperplasie osseuse, lésion nette d'ostéoporose et de décalcification.
À ce propos, il est curieux de noter des troubles de l'ostéogénèse et des lésions osseuses identiques après des intervalles de temps aussi variables :
2 mois d'une part, 13 ans de l’autre.
Dans toutes les autres observations, l'ostéoporose et la
décalcification sont observées. Nous avons donc comme cause déterminante dans toute fracture spontanée, la raréfaction de l'os, raréfaction par manque de calcium, mais surtout par diminution des éléments cellulaires normaux de l'os.
Donc l’ostéite raréfiante est à la base de ces fractures.
4° Examen général.
Cet examen ne montre rien dans la plupart des cas ; la calcémie, lorsqu'elle a été faite, a été normale, la glycémie également.
La réaction de Bordet-Wasserman a été négative dans la plupart des cas, sauf dans les observations de PATEL et TAVERNIER.
5° Agent de fixation.
Dans les observations de CARR, TAVERNIER, CREYSSEL, More et LecLerc, Morroup-ImBerT et DEnELLy, le matériel de prothèse employé a été les cercles de Parham.
Dans un seul cas, celui de CoraLorna, l'agent de fixation a été une plaque de LAMBOTTE.
Donc, et ceci confirme l'opinion de DanL IVERSEN : le cerclage responsable déjà de nombreux retards de consolidation et d'un certain nombre d'infections secondaires el de pseudarthroses l’est aussi de la plupart des fractures itératives publiées ces dernières années.