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DU SERPENT HIÉROGLYPHIQUE EN GÉNÉRAL

Les anciens racontaient d'Hermès , qu'ayant contemplé, étudié les dragons ou serpens, il

( »S ) ■ avait cru reconnaître en eux quelque chose de divin.

Qu'ils tenaient de la nature ignée ;

Qu'ils abondaient en esprit ;

Qu'ils rajeunissaient , et semblaient , par des changemens successifs , renouveler, maintenir, conserver, sauver leur existence;

Qu'ils étaient remarquables par la vitesse de leurs mouvemens , quoiqu'ils fussent privés des organes à l'aide desquels les autres animaux exécutent les leurs ;

Que par les cbangemens successifs qu'ils éprouvent, sans cesser d'être ce qu'ils furent dans le principe, il était évident qu'ils se résolvaient en eux-mêmes.

Les mêmes ajoutaient que le serpent, appelé par les Phéniciens Agaihodemon , et par les Egyptiens Cneph, était peint avec une tête d'épervier, à cause de sa force et de sa vivacité ;

Qu'Hermès avait fait un traité sur les serpens ; que ce traité était fort long, et qu'on le nommait Ethoihia ; e0©0ios*

Qa'Epeis, le plus célèbre des scribes égyp- ercsiç tiens , avait écrit également fort au long de Y Agathodemon ou de la divinité figurée par le serpent ;

Que Phérécide en avait publié des choses

qu'on disait fort belles, et qui avaient trait à son culte ;

Que Zoroastre même en avait parlé d'une façon admirable , Je disant maître de toutes choses , éternel et un ;

Enfin qu'Hortanès avait émis les mêmes idées (i).

Le nombre de ces ouvrages et l'importance que les anciens paraissaient y mettre, prouvent assez que , pour traiter aujourd'hui de ce symbole, il faudrait se livrer à des recherches très considérables, et il est évident que ces recherches, quelque soin qu'on se donnât pour les compléter, seraient toujours très imparfaites. J'abandonne ce travail à des mains plus habiles; il suffira, pour le moment , d'établir les significations hiéroglyphiques du serpent.

En recueillant les significations données au serpent dans Horapollon, dans les traditions ci-dessus, dans l'explication de Y Oubai, on trouvera que le serpent entrait, comme radical hiéroglyphique , dans les symboles qui peignent :

i.° La Nature divine.

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