‹ Fragments d'histoire de ChypreChapitre 10 sur 29 · viDisaaf, Itiner, p · texte numérisé non relu

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Marpho, de Nicosie et de la Hessorée, dont les populations pea- ▼ent apercevoir les signaux qu'on élève sur ces cimes ; an nord, elle forme de courtes vallées ^ et se termine par une étroite lisière de terrain fertile, sur laquelle s*ouvrent le port de Cerines, et de nombreux mouillages, d'où les navires , par un Tent fayorable, peuvent facilement gagner la côte d'Asie en cinq ou six heures. Quelques passages sinueux, profonds et aisés à défendre permettent seuls de franchir la chaîne de montagnes. Lé principal défilé est celui qu'on appelle la gorge de Gérines, ou de Nicosie , des deux Tilles qu'il met en communication. Trois pics d'un difficile accès dominent les antres crêtes de la montagne, et s*élèvent au-dessus de la mer de Garamanie comme les vigies naturelles de Tlle de Ghypre, exposée de tout temps aux descentes des pirates. A l'orient est Kantara, appelé par les Turcs Tttz bir CT, les Cent et une Chambres^ à cause des restes du château qui le termine. Plus rapproché de Nicosie, est le mont Lion, nommé aussi Buffavent , ou Château de la reine. Enfin , plus à l'ouest, de l'autre côté du pas de Gérines , se trouvent le mont et le château de Saint-Hilarion , que les Français , maîtres de nie, appelèrent peu après le château du Dieu d'ilmofir, dénomination où paraissent confusément réunis, par l'altération étrangère, le nom hellénique de la montagne , Didymos , et les sou- Tenirs du vieux culte chypriote * .

Ges trois sommets, ainsi que la position de Gérines , clef de la défense de toute la côte, ont dû être fortifiés dès les temps les plus anciens, et nous verrons dans l'histoire des princes qui va nous occuper, les partis ennemis s'en disputer vivement la possession. Les empereurs grecs n'en avaient pas négligé la garde ; ils entretenaient 8Tec soin les châteaux forts qui les défendaient , et Isaac Gomnène avait renfermé dans leurs murs, comme dans des retraites assurées, sa famille, ses bijoux et les réserves de ses trésors ^. G'est aussi dans ces lieux que se réfugièrent, après leur défaite, les derniers soldats décidés à servir encore l'empereur de Chypre.

Retenu malade à Nicosie ' , le roi Richard fut contraint de remettre quelque temps la conduite des troupes à Guy de Lusi-

] . voy. Eist. de Chypre, t. Il, p. 2» note. Preuves.

3. VinUanfy IHner., p. 327» 328. Brompton, Chronic.^ col. 1200. Raoul de Coggeshale, Chronic. Anglic^ col. 817.

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