‹ Fragments d'histoire de ChypreChapitre 5 sur 29 · Comtin, de Guill. de Tpr, p · texte numérisé non relu

Comtin, de Guill. de Tpr, p

2. vinisauf, iliner.^ p. 320. Brompton, Chron,, col. 1198. Roger de Hovedea ÀnntU.. p. 690.

3. Conlin. de Guill. de Ttjr, p. 165. Bist, de Ckf^e, t. II, p. 5. PreuTCB*

liC roi Richard, qui n'avait pas encore tait débarquer ses cbeyaux * , s'avança à pied hors de sa tente, à la distance de la portée d'on trait, escorté par ses chevaliers. Gomnène, dès qu'il l'aperçât, mit pied à terre, et s'approcha du roi en s'inclinant plusieurs fois profondément. Bichard répéta les mêmes saints, prit Isaac par la main et le fit asseoir à côté de lui dans sa tente, sur un siège recouvert d un drap de soie^ an bas duquel se plaça un interprète'. «Je m'étonne, seigneur empereur,» lui dit affectueusement le roi, « qu'un prince chrétien comme vous, témoin comme vous des souffrances de la terre sainte où Notre- Seigneur Jésus- Christ a été crucifié, n ait fait aucun effort pour la délivrer du joug des infidèles. Vous voyez les besoins des chrétiens qui assiègent Saint- Jean d*Acre, et non-seulement vous refusez de leur envoyer des vivres , mais vous considérez comme ennemis ceux qui viennent à leur aide. Au nom de Dieu et de la chrétienté, je vous le demande, faites cesser les plaintes qui s'élèvent contre vous de toutes parts. Venez vous joindre à nous avec votre armée , et qu'à Favenir tout le monde puisse librement acheter en Chypre les provisions nécessaires aux croisés '. » — Gomnène répondit sans se troubler, et en remerciant le roi : « Je sais sire, quel honneur j'acquerrais en suivant vos conseils ; mais, si je m'absentais de cette tie, je n'y rentrerais plus. L'empereur de Constantinople m'en conteste la souveraineté ; les gens du pays eux-mêmes se lèveraient contre moi, si je m'éloignais. Je veux cependant vous seconder autant qu'il dépendra de moi : jusqu'à ce que la ville de Saint-Jean d'Acre soit prise, j'entretiendrai un corps de deux cents hommes dans l'armée des chrétiens, et j'affranchis « désormais de tons droits ceux qui viendront acheter des provi-* « sions pour eux *. > Le roi d'Occident fut charmé des manières du prince grec et de la confiance qu'il lui témoignait. Isaac acheva de le gagner en lui disant qu'avant de se séparer de lui, il voulait que sa fille, le bien le plus cher qu'il eût au monde, lui fût remise comme otage de son alliance et de sa fidélité. L'empereur fut conduit à une tente élégante, qu'on avait placée

1, Contin. de Guill. de Tyr, p. 167.

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