‹ Fragments de chirurgie antiseptiqueChapitre 59 sur 95 · Gaz. hebd., 1867, n» 19, p. 295, etc · texte numérisé non relu

Gaz. hebd., 1867, n» 19, p. 295, etc

D'après Desault*, la plupart des affections externes prennent dans les grands hôpitaux un fâcheux caractère; les opérations y sont souvent mortelles, tandis que, toutes choses égales du côté du sujet, de la saison, de la température, elles réussissent dans un lieu plus sain. A la suite de revers obtenus à THôtel- Dieu, ce chirurgien en vint à proscrire complètement cette opération.

En 1838, Malgaigne, se basant sur une série de 15 opérations mortelles exécutées dans les hôpitaux de Paris, de 1838 à 1841, cherche à démontrer Tinutilité absolue du trépan. Il entraine avec lui la majorité des chirurgiens , et bientôt la trépanation du crâne devient en France une pratique absolument exceptionnelle.

En 1867 une discussion importante sur cette question eut lieu au sein de la Société de chirurgie*, à propos d'une remarquable observation de M. Broca. A part M. Legouest, la plupart des orateurs s'accordèrent à considérer l'opération comme fort grave par elle-même, témoin le mémoire étendu de M. Larrey à ce sujet.

Là en était la question, lorsque M. Sédillot entreprit de réhabiliter la trépanation. Plusieurs communications à la Société de médecine de Strasbourg mirent au jour ses opinions ^ II chercha à démontrer que l'opération pratiquée en temps opportun est grave , non par elle-même, mais par les complications qu'elle peut faire naître suivant le milieu où elle est pratiquée.

Gomme ses illustres devanciers , il attache la plus grande importance. à l'étude des milieux et rappelle que de la Motte, dès l'année 1678, était arrivé à une judicieuse appréciation des effets du trépan selon les localités : a De la Motte se rena dait parfaitement compte de la redoutable infection de «l'Hôtel-Dieu, sans renoncer au trépan dans sa province de

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