‹ Fragments de l'histoire religieuse et civile de la Paroisse de Saint-Nicolas [microforme]Chapitre 21 sur 85 · RÈGLE · texte numérisé non relu

RÈGLE

lus grand nom duait comme jirer, nonage, mais

rr Signay, Séminaire permit de ice de M.

lavec ce

ton solennel qui le distinguait, quand vous aurez des reproches à adresser à vos prêtres, veuillez

faire en sorte que ce ne soit pas à la table du

Séminaire.”

Ce trait, comme bien d’autres, peint toute l'indépendanceet la fermeté de son caractère.

Cette autorité du Séminaire, il voulait également qu’elle fût connue au dehors et respectée par n'importe quel personnage qui franchissait le seuil de la maison.

Lorsque Lord Durham, que l'Angleterre avait envoyé au Canada, après les troubles de 1837 et 1838, comme vice-roi, et qui voulait jouer au potentat, assista à la distribution des prix au Séminaire, M. Demers le reçut avec les égards et la politesse dus à son rang, maïs en même temps il sut mettre à cette réception toute la dignité et toute la grandeur que comportaient les circonstances difficiles où se trouvait placé le pays. “ Je le vois encore aujourd’hui, nous raconte un témoin oculaire, entrer avec lui dans la salle des séances, frapper d'abord à la porte en annonçant

1 —Notes de M. l'abbé Trudeélle,

d’une voix de tonnerre “Son Excellence,” puis l'introduire et lui présenter son siège avec ce sourire digne et gracieux qui lui allait si bien. Je l'entends encore prononcer avec s0lennité ces mots que je n’ai jamais oubliés : “Vous allez, messieurs les élèves, avoir l'honneur de recevoir vos prix de la main d’un des grands ,de l'Empire Britannique.” Il y avait quelque chose de royal dans toute cette démonstration.” ;

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