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du simple, folio 117 verso, an chapitre : De puncto et guœ ex eo nascuntur quant itatibus, linea, superficie, corpore; insuper de loco * . « Affermit quoque advenus « liane constilutionem linea1 quae de punctis est, quod in « arilhmetica Boethins ponit . cnm scilicel ait : Si punc- « tum puncto supraponis , nihil eftîcies, tanquam si ni- « liiluni niliilo jungas. Cujus quidem solutionis et si mul- « tas ab aritlimeticis solutiones audierim , iiullam tamen « a me praeferendam judico, quia ejns artis îgnarum o omnino me cognosco. Talem aulem, memini, rationem « magistri nostri sententia praeteudebat, » etc.... Il est donc certain qu'Abélard était dépourvue de toute connaissance mathématique. La citation qu'il fait de Boëce prouve qu'il connaissait son traité d'arithmétique ; il est probable qu'il connaissait aussi le peu de pages insignifiantes que Boëce a laissées sur la géométrie, mais il ne connaissait rien au delà ; et nul en France, ni même en Europe, n'en savait davantage au douzième siècle, excepté peut-être ceux qui, comme Adékird, de Bath, et avant lui Constantin et Gerbert, avaient voyagé en Espagne ou en Orient, et puisé à des sources arabes un savoir plus étendu.
Qu'il ne savait pas le grec.
Maintenant. Abélard savait-il le grec? Jusqu'ici la critique n'avait guère le droit d'aller au delà du doute. 11 était même naturel de supposer qu'Abélard savait le grec, puisqu'il en cite très-souvent des mots, il est vrai isolés, et que ces mots sont écrits en grec dans l'édition de d'Amboise. Ensuite, dans la lettre qu'il écrit aux reli-
•i. Ouvr. inéd., p. iso.
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gieuses du Paraclet, de Studio litterarum ', il leur recommande d'étudier non-seulement le latin , mais le grec et l'hébreu. Il insiste sur l'utilité et la nécessité de savoir ces deux langues , pour lire dans l'original le Nouveau Testament; il propose aux religieuses du Paraclet l'exemple de leur abbesse Héloïse, qui sait a la fois , dit-il , le latin , l'hébreu et le grec : « Magisterium liabetis in matre. . . « quai non solum latinte, verum eliam tam hebraicae « quam grœcœ non expers littérature , sola hoc tempore « illam trium linguarum adepla peritiam vidclur. » Il n'est guère vraisemblable que le maître n'en sût pas autant que f écolière. Enfin, on se rappelle la lettre d'Abélard a saint Bernard, sur \epanem supersubstantialem*, qu'Abélard avait persuadé aux religieuses du Paraclet de substituer, dans l'oraison dominicale, a panent quotidianum, sur divers motifs, et d'après l'autorité de l'Église grecque qui dit : tot âprov t\\ûùs rôv êmoûaiov. On peut trèsbien préférer la leçon grecque à la leçon latine, dans ce cas comme en d'autres. Pour réfuter les hérétiques dans la question de la Trinité n'a-t-on pas eu recours à un mot grec qui rend parfaitement les rapports des trois personnes entre elles, a savoir le mot 5(aooô«ov? Toute cette érudition semble attester une connaissance même assez grande de la langue grecque; et cependant il n'en est rien. Le manuscrit de Saint-Victor contient plusieurs passages qui démontrent qu'Abélard ne savait pas le grec. Nous allons rapporter ici intégralement ces divers passages.
■i . Abœl opp., p. 2-i -S , 2. Ibid., p. 2-SO.
Premier passage, fol. 121 verso ' : « De bis quidem « prœdicainenlis [quando, ubi, situ, habere) difficile est « perlractare quorum doctrinam ex auctoritate non ha- « hemus, sed numerum tantum. Ipse enim Aristotdes , « iu tola prœdicamentorum série, sui sludii operam non « nisi quatuor prœdicamenlis adhibuit, subslantiaj scili- « cet, quantitati, ad aliquid , qualitati ; de facere aulcm « vel pati niliil aliud docuit, nisi quod contrarietatem ac « comparatiouemsusciperent. De quibus quidem, Boetliio « teste , ipse in aliis operibus suis plene perfecteque « tractaverat. De reliquis aulem quatuor, quaudo scili- « cet, ubi, situ, babere, eo quod manifesta sunt , nibit « prœter exempla posuit. Manifesta autem bœc quatuor « vel iudedixil quod ex aliis innascantur, vel ex eo quod « in aliis operibus suis de bis satis traclalum sit. De ubi « quidem ac quando, ipso quoque attestante Boelbio, in « Pbysicis, de omnibusque altius subliliusque in bis libris « quos Metapbysica vocat, exequitur. Quœ quidem opéra « ipsius nullus adhuc translator latinae linguœ aptavit ; « ideoque minus natura borum nobis est cognita. »
Deuxième passage. Au cbapitre sur le relatif, de Relalivis, fol. 123 verso 2, après avoir examiné la définition de Platon et celle d'Aristote, et avoir pris parti pour celte dernière , il dit : « Hœc quidem de relativis Arislo- « telem plurimum sequentes diximus, eo scilicet quod ex « ejus operibus latina eloquentia maxime sit a r mata, ejus- « que scripta anlecessores nostri de grœca in banc lin— « guam transtulerint. Qui fortassc si etiam scripta ma- « gistri ejus Plalonis in bac arte novissemus, uti(jue et ea