Biblioih. cisterc, p
trouve au moins excellente, et déclare qu'il ne connaît rien de plus propre a faire découvrir la vérité '. En effet, l'invention en dialectique ne consiste pas à construire des majeures, des axiomes généraux d'une abstraction très-souvent stérile, mais a trouver des mineures , c'està-dire ces propositions plus voisines des faits, qui rapprochent par leur intermédiaire efticace les généralités de la majeure de la conclusion spéciale à laquelle le raisonnement aspire. Mais , faute de renseignements , on ne peut savoir quelle était la portée de cette définition dans l'esprit de son auteur. Nos manuscrits ne nous fournissent a ce sujet aucun éclaircissement. Ils renferment d'ailleurs plus d'un document intéressant sur la dialectique deGuillaunie de Champeaux. On trouve dans le manuscrit de Saint-Victor et dans le fragment de Saint Germain un assez grand nombre de passages 2 où, plus juste envers sou ancien maître, Abélard se plaît à rappeler les arguments que , dans leur première liaison , il faisait valoir en faveur des opinions du professeur de Notre-Dame. Il n'y a pas une des parties du manuscrit de Saint-Victor où ne se rencontre quelque allusion a l'enseignement de Guillaume de Champeaux. Pour ne pas trop multiplier les citations, nous nous contenterons de signaler le fol. 4 17 verso3 du Commentaire sur les Catégories; les
1. Meialogicus , lit», m, c. ix. a Venator in his inventionls materia qiunn liiiiiiis mémorise Gulieiraus de Campellis, postmodum Catalaunensis episcopus, delinivit, etsi non perfecte, esse scieutiam reperiendl médium terminera , et inde eliciendi argumentant. Cam enim du inhœrentia dubitatur, necessarium est aliquod inquiri médium , eujus inlerventu copulentur extrema : qua speculatione an aliqua subtilior et ad rem efficacior tnerit , non facile dixerim. »
2. Par exemple , manuscrit de Saint-Victor, fol. (3( verso et 13C verso ; Ouv. inéd., p. 2-2-i etp. 2S1.