‹ Fragments de philosophie du moyen âgeChapitre 7 sur 115 · Ouvrages inédits d'Abélard, p · texte numérisé non relu

Ouvrages inédits d'Abélard, p

(( sccundus. Le troisième : Pétri Peripatetici liber « Divisionum (ce même livre se trouve dans la biblio- « thèque de Saint-Germain-des-Prés). Le quatrième : « Pétri Peripatetici liber definitionum . »

Description du manuscrit de Saint-Germain, no -1510.

Commençons par examiner dans ce peu de lignes ce qui se rapporte au manuscrit de Saint-Germain-des-Prés.

11 semblerait que ce manuscrit renferme un seul ouvrage d'Abélard : Pétri Peripatetici liber Divisionum. On va voir que rien n'est plus inexact.

Oudin {de Scriptoribus ecclesiasticis, t. I, p. -1 172) fait beaucoup mieux connaître ce manuscrit.

D'abord Oudin fait mention d'un manuscrit de la bibliothèque de Fleury, qui contiendrait la logique d'Abélard avec celle de Raban-Maur. « In bibliotlieca floria- « censi, littera A. 4. exstat logica Pétri Abœlardi, una « cum logica Rhabani. » Puis arrivant au manuscrit de Saint-Germain, il avoue qu'il ne l'a pas eu entre les mains. « In bibliotlieca Sancti-Germani de Pratis, co- « dice 633 , Pétri Abœlardi divini Peripatetici dia- « lectica. Paucis autem post titulum carie exesis : In- « tentio de propositione calegorica una apta categorico « syllogismo regulari. » Nous allons donner une description fidèle de ce manuscrit de Saint-Germain qui est à la Bibliothèque du Roi, manuscrit dont parle si négligemment l'Histoire littéraire, et dont Oudin rapporte le titre et la première ligne.

Le manuscrit de Saint-Germain est un petit in-4° en parchemin, écrit de plusieurs mains, presque toujours a deux colonnes. L'écriture est du treizième siècle. Il a au-

jourd'hui pour numéro 1310; sur la première page est l'inscription : Sancti Germani à Pratis numéro 4310, « olim 635. » C'est donc bien évidemment le manuscrit de Saint-Germaiu cité par Oudin. De plus, sur le reclo du 9e feuillet, dans l'intervalle des deux colonnes, est écrit, il est vrai d'une main récente : « Bibliotheca Floriacensis » ; et en effet nous montrerons tout à l'heure que ce manuscrit contient un écrit de logique de Raban-Maur, avec divers écrits du même genre d'Abélard , comme Oudin le dit du manuscrit de Fleury.

Notre manuscrit renferme, -1° la règle de saint Augustin; 2° une collection de sentences et de décisions ecclésiastiques; 3° le dialogue de saint Augustin : de Qua- Utate et Quantitate animai; A° des lettres et extraits de saint Augustin, de saint Basile, de saint Jérôme et autres Pères : après ces divers écrits vient un traité de logique d'Abélard dont le titre est a moitié effacé : Pétri Abœ...

summi Peripalctici ed , puis, a la ligne, en

lettres ordinaires : intentio A. est de proposilione

cat/tegor... una a cathegorico silloyismo regu-

lari, etc. C'est le titre et le début cités par Oudin, qui donne par erreur divini au lieu de summi, et qui ajoute gratuitement dialeclica, titre qui n'est pas dans le manuscrit. En parcourant ce traité, on se convainc facilement que c'est un commentaire spécial sur le traité d'Aristote de V Interprétation. Le litre à demi effacé doit avoir été : « Pétri Abœlardi junioris Palatini summi « Peripatetici fditio super Aristotelem de Interpreta- « tione » , et le début : « Intentio Arislotelis est in lioc « opère Iraclare de propositione catégories, una ac de « calegorico syllogisme regularj. » Ce traité d'Abélard est II. 2

une véritable glose du môme genre que celle du manuscrit du Roi 7493 sur le traité de Boëcc : De differentiis topicis. Il y a d'abord un polit prologue, puis la citation des diverses phrases d'Aristotc avec une explication littérale. Cette glose n'est pas achevée.

Au feuillet \ 8 est une lacune, et au \ 9 recto commence un nouveau traité d'Abélard dont le titre, écrit en encre rouge, est parfaitement lisible : Pétri Abœlardi junioris Palatini summi Peripatetici de Divisionibus incipit. Et cet écrit est évidemment celui que citent les auteurs de YHistoire littéraire, lesquels dans ce manuscrit n'auront fait attention qu'à ce traité, parce que celui-ci y est en effet plus facile à discerner que tous les autres. L'inscription complète du traité de Divisionibus nous a permis de rétablir avec certitude celle de l'ouvrage précédent; et nous verrons que partout dans ce manuscrit Abélard est désigné sous le nom de junioris Palatini summi Peripatetici, c'est-à-dire Abélard le grand péripafélicien moderne de Palais, ou plutôt Abélard le jeune de Palais. Car Abélard nous apprend luimême qu'il avait cédé à ses frères son droit d'aînesse ' ; il était donc volontairement devenu junior. Voici la première phrase de ce commentaire : « Intentio Boethii est « in hoc opère agere de divisionibus et dare prœceptiones « ad componendum divisiones. »

Cette glose est semblable a la précédente; seulement elle est complète et s'étend jusqu'au feuillet 29 recto, où se rencontre un autre traité d'Abélard : « Pétri Àbœ- « lardij. (junioris) p. (palatini) 5. (summi)/?. (peripa- « tetici) editio super Porphyrium incipit. — Intentio

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