‹ Fragments des œuvres d'Alexandre DumasChapitre 45 sur 100 · LE COI. DE BALHB · texte numérisé non relu

LE COI. DE BALHB

Lorsque nous eûmes fait une demi-lieue à peu

près, i i guide m'invita à me retourner el à

remarquer le paysage qui se déroulait sous nos yeux.

Le premier objet qui attirait la vue comme point central de ce vaste tableau était d'abord la vieille ville de Martignj .

L'œil ne se détacbe de Martignj que pour suivre le chemin duSimplon, qui, s'enfonçant hardiment dans la vallée du Rhône, suit, de Martignj à Riddes, une ligne si droite, qu'il semble une corde tendue, don! les clochers de ces deux villes l'ont les deux piquets. A sa gauche, le Rhône, encore enfant, serpente au fond de la vallée.

En ramenant la vue de l'horizon à la place (pic nous occupions, nous apercevions à gauche, mais pour le perdre aussitôt derrière le vieux château de Martigny, le chemin qui conduit à Genève par la vallée de Saint-.Maurice ; à droite, visible pendant l'espace d'une lieue à peu près, côtoyant la Drance, torrent bruyant et caillouteux, qu'elle enjambe de temps en temps pour passer capricieuse-; menl d'un côté de la rive à l'autre, la route du Grand-Saint-Bernard, à laquelle succède, en sortant de Saint-Pierre, un sentier qui mène à l'hospice. Enfin, derrière nous et en nous remettant en marche, nous retrouvions le chemin escarpé et rapide que nous gravissions, el que semble au premier abord dominer, sans solution de continuité, le sombre pic de la Tête-Noire, tandis qu'arrivé

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