‹ Fragments des œuvres d'Alexandre DumasChapitre 83 sur 100 · LE LEVEH DO SOLEIL · texte numérisé non relu

LE LEVEH DO SOLEIL

midi, on commença de distinguer la grande chaîne des Alpes, comme une découpure d'argent sur le ciel bleu el étoile, tandis qu'au couchant et au nord l'œil se perdait dans le brouillard qui s'élevail de la Suisse des prairies. Cependant, quoique le soleil ne parût point encore, les ténèbres se dissipaient peu à peu . la ligne pourprée de l'orient devenait couleur de feu. les neiges de la grande chaîne des Alpes étincelaient, et le brouillard, s'évaporant partout où il n'y avait pas d'eau, stationnait seulement au-dessus des lacs , et accompagnait le cours de la Reuss, qui se tordait au milieu des prairies comme un immense serpent. Enfin , après dix minutes de crépuscule, pendant lesquelles le jour et la nuit luttèrent ensemble, l'orient sembla rouler des flots d'or, les grandes Alpes se couvrirent d'une teinte orange, et, taudis qu'à leur pied une seconde chaîne plus basse, que les rayons du jour n'avaient point encore pu atteindre . détachait sur la première sa silhouette d'un bleu foncé, le brouillard se déchira par larges flocons que le vent emporta vers le nord, laissant apparaître les lacs comme d'immenses flaques de lait. Ce fut alors seulement que le soleil se leva derrière le glacier du Glarner . assez pâle d'abord pour qu'on put fixer les yeux sur lui, mais presque aussitôt, comme un roi qui reconquiert son empire, il reprit son manteau de .'lamines et le secoua sur le monde, qui s'anima de -a vie el s'illumina de sa splendeur.

11 y a des descriptions que la plume ne peut pas

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