‹ Fragments et souvenirsChapitre 36 sur 117 · T. VIII de notre traduction, p. 229, etc · texte numérisé non relu

T. VIII de notre traduction, p. 229, etc

2. Dans le ni* livre de la Métaphysique. Voyez notre traduction.

3. Livre xn» de la Métaphysique, oh. îx, et de notre trad., p. 213, etc.

SOUVENIRS D’ALLEMAGNE

tant qu’il est avec elles Et encore, selon Platon, l’idée la plus haute étant celle du bien J, cette idée est celle qui touche le plus «à l’essence de Dieu ; en sorte que Dieu est essentiellement bon. L’amour est le fond de son être. C’est par bonté et par amour 3 qu’il a créé ou formé le monde, et fait l’homme intelligent et capable d’amour. De là la psychologie platonicienne qui reconnaît dans l’homme ce que Dieu y a mis, la raison capable de s’élever à Dieu par les idées, surtout par l’idée du bien, et l’amour se rapportant à Dieu comme à son principe à travers tous les degrés de la beauté physique et morale. Quelle analogie peut-on mettre entre cette philosopliie-là et le spinozisme? Le genre humain ne s’y est pas trompé : il s’incline devant l’une et se détourne de l’autre , et moi je fais comme le genre humain.

Comment en effet me fcrà-t-on croire que le principe de l’être ne contient pas en soi ce qu’il y a incontestablement de meilleur dans l’être, ce qui fait l’excellence de cet être dérivé et llni qu’on appelle l'homme, à savoir la volonté et la pensée? Comment, avec une ombre de raison, puis-je mettre moins dans la cause que dans l’effet? Pascal a dit, dans un magnifique langage, que l’homme n’est qu’un roseau, il est vrai, mais un roseau pensant, cl que, par là, il est incomparablement audessus de l’univers, parce que l’avantage d’étendue cl

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