‹ Fragments et souvenirsChapitre 69 sur 117 · M. CHARLES LOYSON · texte numérisé non relu

M. CHARLES LOYSON

Il est vrai, tu n’as paru qu’un instant sur la terre, mais pendant cet instant si court et si bien rempli, lu as cru la sainteté de l’àrne, à celle du devoir, à tout ce qui est beau, à tout ce qui est bien, et lu n’as cessé de nourrir dans ton cœur les seules espérances qui ne trompent point. Ta vie a été pure, ta mort chrétienne. J’ai besoin de me souvenir que c’est là l’unique éloge que ta pieuse modestie voulut recevoir. Mon silence est la dernière preuve de mon dévouement. O le meilleur des fils et des frères, le plus sûr des amis, noble esprit, âme tendre, jeune sage, combien ne faut-il pas que ton ombre m’impose, pour arrêter ainsi le cri de mon cœur et de mes plus chers sentiments !

Encore un mot, mon cher Loyson. J’ai la confiance que tu as été jusqu'à la tin Adèle à l’amitié, et qu’à les derniers instants, où nos consolations te manquèrent, lu n’as pas cessé de croire que tu avais été et seras toujours présent à ceux qui te connaissaient, et particulièrement à celui auquel tu aurais dû survivre, et que lu n'attendras pas longtemps *.

1 On trouvera une notice détaillée sur M. Loyson, de la main de M. Patin, dans un recueil périodique auquel ils travaillaient tons deux. Le Lycée, t. V, p. G3-7Î. M. Loyson avait déjà publié, quoique jeune encore, de nombreuses poésies, des articles de critique littéraire et politique, qui mériteraient d’étTe réunis, et soutiendraient honorablement sa mémoire.

DISCOURS

nomme*

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