‹ Fragments et souvenirsChapitre 78 sur 117 · DISCOURS AU NOM DE L’INSTITUT · texte numérisé non relu

DISCOURS AU NOM DE L’INSTITUT

Elle appartient au règne de Votre Majesté cette loi qui de la qualité de membre de l’Institut fait un titre pour être appelé par tous dans les conseils de ce grand corps où toutes les illustrations se donnent la main.

Le génie de la victoire avait eu peur de l’Académie des sciences morales et politiques : il l’avait rayée de l’Institut. Vous, roi constitutionnel, placé au-dessus de tous les ombrages par la conscience de la force que vous puisez dans le vœu national, dans le bon sens populaire, et dans une expérience chèrement acquise, vous avez rappelé de l’exil des études généreuses; vous avez eu confiance en elles, et, par un juste retour, elles poursuivent paisiblement, et non sans quelque gloire, la carrière que vous leur avez ouverte.

Dociles à votre voix, les arts sous nos yeux renouvellent Paris, et y sèment de toutes parts des monuments utiles en respectant ceux des vieux âges. Il ne manquait plus à celte grande cité, pour jouir avec sécurité des trésors de magnificence que chaque jour répand dans son sein, il ne lui manquait qu’un rempart inviolable : elle va le devoir à votre courageuse et patriotique persévérance.

Jouissez, Sire, du fruit de vos travaux! Aujourd’hui plus que jamais, témoin de l’universelle allégresse qui éclate autour du berceau de votre petit-fils, appuyé sur le noble prince qui plus d’une fois a si bien porté le drapeau de la France, vous pouvez contempler d’un œil satisfait l’avenir de votre race et celui de la patrie.

Page 1