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Voir son cœur souillé et son esprit souillé

* Nous entrons maintenant dans la fantaisie pure. Ou bien ces visions ue sont que des allégories, et désignent d'une façon symbolique les situations d'esprit par lesquelles passent les sages bouddhistes, dans leur course pénible vers la perfection ; ou bien, et cela serait assez intéressant, le tableau que trace notre texte résulterait de l'observation ; il faudrait voir alors de véritables rêves, des hallucinations qui viennent épouvanter les méditatifs, pendant que leur corps et leur esprit sont soumis à toutes sortes de privations et de pratiques, qu'ils s'efforcent d'atteindre des résultats impossibles, en sortant des conditions de la vie humaine. Les deux explications ne sont pas inconciliables : le sens allégorique paraît dominer, à cause de la gradation qu'on observe dans le développement des visions, effrayantes d'abord, agréables ensuite ; mais, du reste, l'expérience de l'illuminisme doit en avoir fourni les principaux traits.

* Un fourbe, Qyô-can% « betrûgerisch » (Schmidt). Peut-être s'agit-il de la Mâyâ, la magie du monde sensible, l'illusion, dont l'homme est naturellement dupe; mais je ne sache pas que la Mâyâ soit appelée gyô-con.

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