‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 15 sur 295 · CONVERSION DE ÇARIPUTRA ET DE M AU DG A L Y A Y AN A l · texte numérisé non relu

CONVERSION DE ÇARIPUTRA ET DE M AU DG A L Y A Y AN A l

Bhagavat vit, en y réfléchissant, que le temps de leurcoaversion était venu, qu'ils devaient être convertis au moyen, non de la puissance surnaturelle, mais de la bonne tenue. Il suscita Açvajit, dont la bonne tenue est propre à gagner le dieux et les hommes. Açvajit entra donc dans Râjagrha pour mendier. Upatisya, qui y était venu aussi, le vit et, frappé de son maintien, lui dit : Bhixu, qui est ton maître? — Le Çramana Gautama de race Çâkya est celui dont je suis la loi. — Enseigne -la-moi. — Je suis trop nouveau, je ne puis que la résumer. — Résume-la. — Açvajit prononça cette stance :

Les lois qui viennent d'une cause, le Tathâgata en a dit la cause ; Et ce qui en est l'empêchement, le grand Çramana l'a dit également.

Upatisya vit la loi et la célébra dans une stance ; il rencontra Kôlita qui, frappé de son calme, lui dit : Tu as trouvé l'Amrta ? — Je l'ai trouvé. — Enseigne-moi la loi. — Upatisya répéta la stance dite par Açvajit, et Kôlita vit aussi la loi.

Tous deux décident de se rallier à Bhagavat et font part de leur résolution à leurs cinq cents disciples qui se déclarent prêts à les suivre. Tous ensemble vont trouver Bhagavat, qui, en les voyant venir, célèbre, dans une stance adressée à ses disciples, le pouvoir surnaturel de Maudgalyâna et la haute science deÇâriputra, (les deux disciples) qui forment la meilleure pairo de ses'auditeurs. A peine arrivés, ils sont rasés, revêtus de l'habit religieux et incorporés dans la Confrérie (avec leur suite) .

* Ce paragraphe n'est qu'un abrégé; mais il reproduit presque constamment des phrases du texte.

Cette conversion en masse indigna les habitants de Râjagrha qui prononçaient des paroles de blâme en voyant les nouveaux convertis se répandre dans la ville ponr mendier. Les Bhixus affligés s'en plaignent à Bhagavat qui leur recommande de répondre par cette stance :

Les grands champions, les Sugatas se laissaient conduire par la bonne loi ; Puisqu'ils se laissent conduire par la bonne loi, quel homme avisé ne le prendrait

[en patience ?

Les moqueurs furent réduits au silence par cette réponse.

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