‹ Fragments, extraits du KandjourChapitre 14 sur 295 · ÇAKYA TROUVE L'AMRTA · texte numérisé non relu

ÇAKYA TROUVE L'AMRTA

Dans le temps où le Bodhisattva, bien qu'âgé seulement de vingt-neuf ans, cessa de jouer avec les désirs sensuels, et après avoir vu un vieillard, un malade et un mort, ressentit une impression telle que, après être parti pour la forêt au milieu delà nuit, il se livra à des austérités pendant six ans, puis reconnut la vanité de ces pratiques, se disant : A quoi bon retenir son souffle? à quoi bon l'exhaler ? et demanda du grain, des aliments chauds, et toute espèce de nourriture en abondance, oignit son corps d'huile et de beurre fondu, le lava avec de l'eau chaude ; après quoi se rendant à Grong-sde- Mong, il reçut à seize reprises des deux filles d'un villageois, Nandâ et Nandabalâ, une soupe au lait et au miel, et après s'être fait livrer par un marchand d'herbes de bénédiction des herbes semblables à une cendre dorée, au milieu de louanges telles qu'on en avait pas encore entendu de la bouche du roi des serpents Kâla, se dirigea sur Bodhimanda, et après avoir bien disposé ses herbes, assis sur un siège parfaitement tranquille, les jambes croisées, tenant le corps droit, la mémoire à côté de lui, il prononça ces paroles :

Aussi lougtemps que je n'aurai pas obtenu l'exemption du péché,

Aussi longtemps je n'abandonnerai pas cette position des jambes croisées.

Telle fut sa pensée et telle fut sa déclaration. Aussi longtemps qu'il n'aurait pas atteint la pureté parfaite, aussi longtemps il ne devait pas abandonner la position assise, les jambes croisées. Telle était la conduite qu'il se proposait de tenir.

Dans le temps où Bhagavat, au milieu de la veille de la nuit, vainquit, par

la force de l'amour, le démon entoure d'un cortège de trois cent soixante

millions d'êtres, et reçut dans son cœur la science sans supérieure, et où,

à l'invitation de Brahma, s'étant rendu à Bénarès, il fit tourner, en la

répétant trois fois, la roue de la loi qui contient la loi en douze espèces dis- Ann. g. - b i

tinctes, en ce temps-là il convertit cinq, puis vingt-cinq, puis cinquante des plus éminents parmi les fils des habitants de la ville, il les initia et les reçut solennellement.

S'étant ensuite rendu à Ral-bal-gyi-tsal ^seb (« bois de cotonniers »), il établit dans la vérité soixante personnes formant une bonne réunion (Bhadravarga).

S'étant rendu à Grong-sde //dong, il établit dans la vérité les deux filles du villageois, Nandà et Nandabalâ.

S'étant rendu à Lteng-rgyas (Uruvilva), il initia et reçut solennellement mille personnes à longs cheveux (Jatila).

Etant venu au Caitya de Gayâ-çîrsa, il instruisit ces mille Bhixus par trois prodiges, il les arracha au désert de la transmigration et les établit dans la possession du terme complet et final, dans le Nirvana (qui est) le bienêtre sans supérieur.

Etant arrivé au Ltang-brang-gi-tsal-^seb, il établit ensemble dans les vérités le roi de Magadha Bimbisâra, et quatre -vingt mille dieux, plusieurs centaines de mille de Brahmanes et de maîtres de maison du Maaadha.

Etant arrivé à Râjagriha, il reçut Venuvana, puis le bienheureux Buddha résida à Râjagha, à Venuvana, dans l'enclos du Kalantaka.

5. ARRIVÉE DE ÇARIPUTRA ET DE M A U DG ALYA Y AN A A RAJAGRHA

Upatisya et Kolita, en voyageant tous les deux, arrivèrent à Râjagrha. Là, voyant Râjagrha troublée dans son repos et bruyante, ils se dirent tous deux : C'est par deux causes qu'una ville peut être ainsi troublée dans son repos : par la crainte des troupes armées de l'ennemi d'une part, et de l'autre par les mérites religieux et la grande renommée soit d'un Çramana, soit d'un Brahmane.

Tous deux se mirent donc à examiner les constellations.

Ils se dirent tous les deux : Pour le moment, il n'y a point de crainte de la part des forces armées de l'ennemi ; il faut donc savoir ce qu'il y a.

Dans le temps où leur pratique constante consistait à maintenir la distinction des trois castes, et à attribuer une grande valeur aux organes des sens, les créatures les suivaient par centaines de mille; depuis qu'ils avaient abandonné ce système, combien les suivaient ? pas même un seul.

Ils firent donc cette réflexion : nous, jadis, quand nous tenions grand compte des organes sensuels, les êtres nous suivaient par centaines de raille, et maintenant, il n'y en a pas un seul qui nous suive : quelle peut être la cause de ce fait?

Dans de telles circonstances les bienheureux Buddhas, etc. (Long développement, souvent répété, sur la toute science et la miséricorde des Buddhas.)

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