I. Qu'est-ce, Ananda, que la notion de l'impermanence
Ici, Ananda, le Bhixu qui s'est retiré dans la forêt, au pied d'un arbre, ou dans une maison vide, fait la réflexion suivante : La forme est impermanente, la sensation est impermanente, la conscience est impermanente, les Sanskâras sont impermanents, le raisonnement est impermanent. C'est ainsi que, à propos des cinq Skaudhas de l'attachement, il considère assidûment l'impermanence.
àkn. G. - b to
IL Qu'est-ce, Ananda, que la notion du non-moi?
Ici, Ananda, le Bhixu qui s'est retiré dans une forêt, au pied d'un arbre ou dans une maison vide, fait la méditation suivante: L'œil n'est pas le moi, la forme n'est pas le moi; l'oreille n'est pas le moi, les sons ne sont pas le moi ; l'odorat n'est pas le moi, l'odeur n'est pas le moi ; la langue n'est pas le moi, le goût n'est pas le moi; le corps n'est pas le moi, le toucher n'est pas le moi ; l'esprit n'est pas le moi, la loi n'est pas le moi.
C'est ainsi que, à propos de ces six sens intérieurs et extérieurs, il médite assidûment le non-moi. Voilà, Ananda, ce qu'on appelle la notion du non-moi1 •