‹ Fragments littéraires (volume 2)Chapitre 15 sur 62 · DISTRIBUTION DES PRIX · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION DES PRIX

ront des écoles privées, où toutes les méthodes, tous les systèmes que peut avouer la raison publique, seront librement essayés. L'Université applaudit d'avance à tous les efforts qui viendront s'unir aux siens pour accroître et propager les lumières. Placée au-dessus des caprices de la mode^ marchant sans bruit, comme le monde, suivant la parole de son glorieux fondateur, l'Université est sûre de sa force et pleine de foi dans son avenir, qui est celui de la patrie elle-même.

Jeunes élèves, vous allez paraître à votre tour sur la scène du monde; vous y remplacerez les générations de la révolution et de l'empire, qui ont fait ou qui ont vu de si grandes choses. Plus heureux que vos pères, mais grâce à leur constance, il vous a été donné de voir la France libre et prospère à l'ombre de cette admirable forme de gouvernement, où les principes divers de tous les gouvernements généreux, toutes les forces, tous les intérêts, tous les vœux du pays se prêtent, à leur insu même, un mutuel appui, et conspirent à la puissance commune ; cette monarchie constitutionnelle, rêvée jadis par quelques beaux génies, invoquée par les sages, annoncée par Montesquieu, conquise enfin par tant de souffrances et de glorieux travaux, et dernier terme de nos longues vicisitudes! Aimez donc le siècle, aimez le pays qui vous font ces avantages I Aimez ce roi, cette

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