‹ Fragments littéraires (volume 2)Chapitre 16 sur 62 · DISCOURS DU MINISTRE · texte numérisé non relu

DISCOURS DU MINISTRE

dynastie dont les destinées sont confondues avec les vôtres! Aimez cette France, dont la fortune est aujourd'hui celle de la liberté et de la paix du monde ! Mais dans votre dévouement à cette noble patrie, retenez bien l'enseignement de cette journée : n'oubliez jamais que c'est la forte discipline de l'àme, l'énergie persévérante qui font les grands caractères et perpétuent les grandes nations.

DISCOURS

raoMofitÉ

té 80 jdlii IM.

Me craignez pas, messieurs, que je vienne troubler votre douleur par une vaine formalité. Je ne veux dire qu'un dernier adieu a celui que nous avons tant aime et que nous pleurerons toujours.

Mon cher Loyson, nos cœurs sont devant ton cercueil dans la disposition où toi-même aurais voulu qu'ils fussent. Nous y apportons une douleur que le temps ne pourra ni effacer ni distraire, mais que la raison et la foi éclairent. Oui, l'intervalle qui semble nous séparer n'a point de réalité pour ton âme et pour la nôtre. Le coup qui t'enlève frappe tes amis plus que toi-même. Tout ce qu'il y avait de meilleur en toi, tout ce que nous avons aimé et honoré, est et sera toujours. Les révolutions du temps et de Pespace, les troubles de la nature, ce phénomène d'un jour qu'on appelle la "vie, a cessé pour loi ; mais l'immortelle existence t'a recueilli dans son sein : reposes-y en paix^

FUNÉRAILLES DE Bl. CHARLES LOYSOA. 6S

pauvre jeune homme ; ta journée a été dure^ que ton sommeil soit doux I

n est vrai, tu n'as paru qu*un instant sur la terre> &àiè ]peb(k&t èM instant éi èmitt et et Jblta rempli, tu as cru à la ^aiiitçté de l'âinei à celle du devoir, à tout ce qui est beau, à tout ce qui est * bien, et tu n'as éèÊàé dé llCRtf^ir dans ton cœur les seules espérances qui ne trompent point. Ta vie a été pure, ta mort chl*ëtleîlîle. J'ai besoin de me souvenir que c'est là l'unique éloge que ta pieuse modestie voulut recevoir. Mon silence est la dernièm ptmfe Ae mM AéWUèiHiéxit. O lé iHèillëur de0 fik et diÉ^ frères, lé phiâ sûr Aôé amis, libblS é^ pfii, âme teiîdre^ jeune sàge, cdttibiëil ne fâut^il {iâi tpiè ton ombre m'imp<>de, pour âitéter ainsi le cH àê fnisti cdéur et de mes plù4 chers ^titiments !

Eocm^é fSLik mm, mon chet Jjbys&Û. J'ai ïa coii- Mntè que tii às été jusqu'à la fin fidèle à VàMûéf et ^U'à tëd dërtliers in^tàhtâ, où nos ôbiisôlatiôh^ tè txiatlquèfëât^ tu n'as pué cessé de croire que ttt àHiè été et Sera» tbûjbtirè pMséMt à ceux qui té connaissaient, et particulièrelhëiit à cëliii àtidUM ttt ftitrâis dû ètlMflVré^ et qtle lU ù^attendras t>as l«igténiflà.

Page 1