A LA RÉYÉRENDE MERE AGNES
Ce à janvier 165S.
ff ^â9si ma pauTre Mère, les eogagements de otinmoèe lie .mutais p»s caruels, puisqa^s dtent même les oDqoyew ^ 5iep fy^r ii sa mode , et qu'en quittant ce même «Mpdk, a iamt- dbwir le lieu par lequd en s'en sépaxe {>ar des om^idéraliçns pditiques et point du tout par celles qae mm iospîixeroiti Cest un furieui: effet de ma «lauvaiie diltioé^ d« ne pouvoir pas dans ma retraite suivre la TÎe qfè6 jgftaubaitprois, ou, pour mieux dire, la passer jnwc 4pilî je TOudjrois ; enfin choisir les compagnes de ma «di- Inde , selon mon fgvai spirituel et naturel. Si j'avoîs cette liberté, je ne vous dis point quelles seroient «et personnes-là , car je pense que vous le devinerez saps peine ; mais il faut soufnrîr dans lous^mes différents gemres de TÎe , et je pense qu'il n'y a pour moi que celle àn ciel qai prisse éjtre esbempte de peine* Demandez à Dien jque je ppf te commç il le veut celle3 qu'il m'envoye 9 et qpe cette année ne soit employée qu'à la pénjtei^ce qpe je d(M3 bifp de tout le passé. J'ai une grande et sérieuse envie de remployer à cela ; mais si Dieu ne fait en moi. ce que je Inf demande, vous savez bien que je ne le ferai pas. Ainsi, ma pau^nr« mère, demandez4ui bien cette miséricorde
pow moi. »
A LA RivÉHENDISSÏME MERE AGNES \ {On CVOit qUÇ C*est
• ta Carmélite.)
Ce 10 septembre 1656.
Je suis si accoutumée au malheur, que, pourvu qu'il œ
^ Cette lettre n'est pas dans Villefore.
% Vllleiore doiln« cette lettre avec des variantes maUieureu^f^.
DE MADAME LA D^CmSSfi DE ^ONGUEVIIXE. %M
çeigarde que moi, je suis préseutement dispiosée à le acNofn i^ir, $i ce n'est avec patience, c'es.t du moÎMaveç ui^ ca^line d'esprit qui en. «pprocb^ qua%i; mm j'aYOue. ^ue ]fi. uQ me trouve, plus daQs ta. même tTanqmlUté quand ka maux qui m'attaquent attaquent aussi M« mon frère. Ainsi vous avez eu raison de me plaindre dans la dernière occasion qui ufL^ donné du chagrin > ptûsqu'^e est d'une conséquence très-fâcheuse pour M. le prince. Ma fortune est si dépendante de la sienne , que je ne doute point que c<ç coup ^'altère furieusement le bon éta^ pu m^ offaiires P^roissoient quand Dieu nous l'a donné ; je; ne ^çs^i^ ^^ encore néanmoins l'effet qu'il aura en pQUir moi en fj^X' ticulier; car AI. dç la Groiçette ' n'a paîut vu la cour d^ puis cette aventure. W^e paroissoit notablement i^douciç pour moi ; mais vous; jugez bien que CQ suceèç ' aura ^o^t changé ses bonnes dispositions ; au moim, je m'y attendit et je m'y prépare. J('ai ^nt manqué à Pi^u qu'il est ju«^ qu^ me punisse, et je crois si bien que seii ch^tim^W sont des conseils de miséricorde sur mon ^e qu'Us sont ^Xt adoucis par cette vue que Dieu n^ç fait la grifie de m^ doim^ '. Priez-le qu'il me la rende utile, et que je £mç bon usage de mes malheurs et des lumières qu'il répand dans mon esprit Je vous rends mille grâces de toutes celles que vous nous avez faites en priant pour nous. Continuez, je vous supplie, à demander à notre Seigneur pour nous le bon usage de nos malheurs; je dis nous, car j'y compvends M. mon frère. Il n'est pas possible de |on(frir
* ViUefore : M. de k Crérette, goaremear de Caen.
* LVraiée royale força les Espagnols commandés par le prince de Goadé à lerer le siège d^Arras.
* Tontes les fob qn'^fl y a dans madame de Longneriila vne p** riode crabarrasiée, et rien ne loi est plus ordinaire, Yillefore cmipe la période et en laît plnsienra phrases.
qu'an si grand homme soit toujours malheureux, et puisque Dieu a -permis qu'il le fût dans le temps , demandez-lui au moins qu'il ne le soit pas dans l'éternité; tout de bon, je vous demande des prières particulîèreft pour sa conversion.