‹ Fragments littéraires (volume 3)Chapitre 18 sur 59 · FUNÉRAILLES DE M. POISSON · texte numérisé non relu

FUNÉRAILLES DE M. POISSON

Depuis, il avait été nommé successivement membre de l'Académie de? sciences, du Bureau des longitudes, examinateur de l'école polytechnique, conseiller de l'Université, et pair de France comme ayant lui l'avaient été Prony, Laplace, Monge et L<agrangc; et ce m'est une sorte de consolation personnelle d'avoir pu le placer à la tête de la Faculté des sciences quand M. Thénard accepta d'à utres foncti ons .

Le Conseil royal de l'instruction publique a fait en lui la perte la plus grande qu'il pût faire encore depuis la mort de Guvier ; mais il nous reste l'enseignement de sa vie et le reflet de sa renommée. Avoir possédé trente ans M. Poisson est pour l'Université un engagement sacré de ne jamais laisser, dépérir ou s'aflfaiblir dans ses écoles l'étude des mathématiques, qui n'est pas une médiocre part du patrimoine de l'esprit humain et de la gloire de notre patrie.

Adieu , pour la dernière fois, adieu , notre excellent et illustre confrère ! Nos regards se, tourneront souvent sur la place que tu laisses vide parmi nous ; et ton souvenir vivra dans nos cœurS| comme ton nom dans l'histoire des sciences I

Da 8 mai 1840.

(Le Conseil royal de l'instruction publique, désirant consigner dans les procès-verbaux de ses

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