DE M. JOUFFROY
sez et de ceux qu*il a laisses et que la postérité connaîtra, était lin vif sentiment dé l'excelïence et delà dignité de la' pKirôsopIiiie. Trop sage pour riecterclier le bruit cfu'on fait parmi' la foule, Il almait profondément la' science^ à' laquelle il avait Voué ka vie, il Taimaït de cet aiiiour fidèle qui résiste aii malheur et peut Ijravér la prospérité'. •
Elèves dé Técole normale, qui assistez & cette triste cérémonie, sachez y trouver une leçon saliitaire. Ceux qui vous ont précédés ont travei^sé des épreuves que vous ne connaîtrez point. Ils n'ont pas toujours rencontré, comme vous, un goùveriiement'ami, un public favorable, un auditoire préparé à les compriendre. Ils ont eu souvent a lutter contre le pouvoir même qui devait les protéger ; il leur a fallu conquérir peu à peu le suffrage public, occupé par une opSnion contraire^ C'est à cette rude école que s'est formé M. JoufFroyV Vous qiii l'avez vu au faîte dé nos modestes dignités universitaires, savez-vous bien par où et coinment il y était parvenu? De 1^15 k li830,* la route a été longue et pénible. Il a lehtéhiént parcouru tous les degrés de l'enseignement, et partout iï a laissé une trace ineffaçable.* Aussi lorsque, il y a deux ans, la philosophie eut besoin d'un représentant au conseil de l'instruction publique, si de libres élections avaient eu lieu dans l'université, un suffrage unanime eût désigné M. Jouffroy et