‹ Fragments littéraires (volume 3)Chapitre 7 sur 59 · SÉANCE DES CINQ ACADÉMIES · texte numérisé non relu

SÉANCE DES CINQ ACADÉMIES

asseoir Gérard à côte de Guvier, et donne une place égale dans le même sanctuaire à l'imagination, au savoir^ à la raison, à toutes les gloire^ de l'intelligence. On dit encore bien du mal des académies, mais on désire toujours en être ; on s'agite même un peu pour cela : chaque place est vivement disputée. Quelle renommée avons-nous écartée? quels progrès avons-nous arrêtés? quelle doctrine un peu compatible avec la raison humaine avonsnous repoussée? La plus entière indépendance préside à vos choix; vos libres élections ont prévenu toutes les autres et leur ont comme servi de modèle. La médiocrité même des avantages attachés au titre de membre de l'Institut en relève la dignité. Notre culte, à nous, ce n'est pas^la fortune, c'est la gloire, c'est l'estime au moins, avec la passion du vrai et du beau.

Chaque année l'Institut tout entier se présente au public, et l'initie aux travaux de toutes les académies par des lectures appropriées à l'objet de cette solennité. Chaque académie est appelée à son tour à présider cette réunion. C'est aujourd'hui celui de la plus jeune. L'Académie des sciences morales et politiques^ arrivée la dernière dans la famille académique, s'efforce de ne pas être indigue de ses aînées. Le sort a voulu qu'elle fût ici rése ntée par un membre d'une section vouée à des études qui ne peuvent être populaires. La phi-

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losophie» messieurs, n'est pas accoutumëe à tant d'honneur; et elle s'empresse de céder la parole aux interi)rètes éprouvés de la littérature , des sciences et des arts.

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