‹ Fragments littérairesChapitre 30 sur 56 · BAP90RT FAIT A LA CHAMBBE DES PAIRS, ETC · texte numérisé non relu

BAP90RT FAIT A LA CHAMBBE DES PAIRS, ETC

propagation des lumières est pour lui une condition d'existence. La raison publique paye avec usure tout ce qu'on fait pour elle ; elle punit par ses égarements les gouvernements qui la négligent, mais elle récompense ceux qui la cultivent par ses progrès mêmes, en répandant de jour en jour davantage , dans tous les rangs de la population, le respect des lois, les sentiments honnêtes qui accompagnent toujours les idées justes , le goût du travail et rinlelligence des biens qu'il procure, la modération des désirs, et cet amour éclairé de Tordre qui est aujourd'hui le seul dévouement des peuples.

Aussi , dès les premiers jours de la révolution de juillet, le gouvernement s'est occupé sérieusement de l'instruction primaire, et lui a imprimé une impulsion puissante. La France entière est entrée dans cet utile mouvement. Les particulière, les associations, les communes, les déparlements , l'État, ont rivalisé de zèle et de sacrifices. De beaux résultats ont été obtenus. Une loi était nécessaire pour les régulariser et les étendre, et donner à Tinstruclion primaire* de l'avenir et de la durée.

Deux projets ont été tour à tour présentés aux chambres, qui déjà renfermaient d'excellentes parties ; mais on regrette moins aujourd'hui que ces projets n'aient pu être discutés, puisque la loi soumise à vos délibérations , participant au progrès général , a pu recevoir du temps et de l'expérience d'heureux perfectionnauents ; elle a été reçue à l'autre chambre avec

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