‹ Fragments littérairesChapitre 6 sur 56 · L*ÉLOGB DE M. FOURIER. SS · texte numérisé non relu

L*ÉLOGB DE M. FOURIER. SS

science ni par conséqueni aucun art véritable. Ne dédaignez donc pas ces abstractions, comme on les appelle; car il ne faut qu'un moment, une heureuse application pour les rendre fécondes et en tirer des trésors pour la société tout entière. Non-seulement la dignité de Tesprit humain , mais la puissance matérielle de rhomme, son industrie, les arts qui embellissent la vie, et ceux mêmes qui la défendent, le bonheur clés particuliers comme la fortune des empires , sont engagés dans la culture ou dans Tabandon de cette noble science ; et il a fallu, dans une nation, une civilisation très-avancée et du caractère le plus élevé, pour que cette nation ait possédé à la fois trois hommes comme Lagrange, Lsg[>lace et Fourier. Ces trois grands hommes à jamais inséparables , ouvrent magnifiquement le SIX* siècle. Tandis que Lagrange semait à pleines mains les calculs dans les champs de Tinfini , Laplace assurait au système du monde d'inébranlables bases, Fourier découvrait les lois de la propagation de la chaleur dans toutes les régions du ciel et de la terre, il déterminait Tétat primitif et déroulait la pkis antique histoire et les changements intérieurs de ce monde que nous habitons, et dont plus tard M. Cuvier devait décrire les changements extérieurs et les dernières révolutions dans le règne de la nature animale. Puisse ce xix^ siècle ne pas finir sans produire encore un autre travail qu'amènent et préparent tous ces travaux , et pour lequel tant de matériaux s'amassent, une histoire de Thomme !

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