‹ Fragments philosophiques (volume 2)Chapitre 7 sur 25 · LANGUE DE LA THEORIE · texte numérisé non relu

LANGUE DE LA THEORIE

manité; elle est fille , comme elle^ de Téternelle intelligence; elle la réfléctiit^ elle la représente comme elle, mais d'une autre manière, d'une manière moins intellectuelle et par conséquent moins intelligible , claire pour les sens , obscure à la pensée. L'tîcTaf k ce degré est UU; VsS'îa est VuSoç tombé en ce monde , l'esprit devenu matière , revêtu d'un corps et passé à l'état d'image. Mais dans cet état même YlS^iet^ conserve son rapport et avec l'gîJ^o^ et avec l'JcTof etvro Kad" etvriy et par conséquent elle implique toujours quelque généralité, non plus dans la forme intérieure de la pensée, mais dans la forme de l'objet, UîS'îet est la forme idéale de chaque chose; c'est par elle que la natui^ aussi est idéale , intellectuelle et qu'elle a sa beauté. Sans doute la généralité que retient VîJ'îcl est fort au dessous de celle de l'eicTo^, comme les lois de la nature sont infiniment moins générales que celles de l'esprit; cependant on ne peut pas nier que ce mot ne réveille encore indirectement quelque notion de généralité, en même temps qu'il s'applique directement à une image ^ à quelque chose d'extérieur et de visible.

Tel est le sens propre des mots êTcTof auto ka6' ctyro, gîcTor, iS^icLi et. c'est dans ce sens que Platon les prend ordinairementé Mais il faut convenir que Mof et i J^gi se permutent fréquemment, et il n'est pas rare de trouver iS'U pour gîJ^or, Phèdre^ Bekk., p. 23, 39, 78 et 79, comme on y trouve aussi quelquefois uJ'of pour une espèce et non pour un genre :

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