‹ Fragments philosophiques (volume 3)Chapitre 5 sur 92 · AVERTISSEMENT. VII · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. VII

clusioDs dogmatiques qui , en Allemagne , ne souffrent pas la moindre difficulté et sont admises comme d'elles-mêmes. I^a philosophie en Amérique est toujours un peu sous le poids de l'article de VEdinburgh Reyiew de 1829 (j), article admirable et qui place bien haut son auteur, mais dont la conclusion peu dissimulée est que la psychologie et la logique sont les seules parties certaines de la

philosophie 9 et qu'au delà il faut savoir douter et ignorer.

. Je serais ingrat envers lltalie, si je ne remerciais ici publiquement le plus célèbre de ses philosophes, M. Galluppi, professeur de philosophie à l'Université de Naples, qui, après avoir introduit Kant dans la patrie de Yico et de Genovesi, est descendu jusqu'à traduire lui-même les Frag--

(t) J'ai déjà dté cet article dans la préfiioe de U %% édit. des Pragmênis; je le rappelle avec grand plaisir comme rni chef-d'cenvie de cridipie. Un écrivain français, M. Peisse, a reproduit, avec un talent qui lui est propre, les objections de VEdinburgh RevieWf dans divers articles du National^ particulièrement dans les n<M du a5 septembre et 39 octobre i833.

▼III AVERTISSUBirr^

menu (i)« Un avtne excellent esprit , M. Manàmo y profeméur deplilosbphie à rtiniTeroitéde Palerme^

à oomme nattiraUsé rédectisme en Sicile (a) ; tandis qu'à Tâutre bout de la péninsule italienne , M. Pdiiy professeur de .phibsq>hie à l'Université de Pa« doue (3) , et Fingénieux et souvent profond abbé Rosmini (4) > INin avec une "â^Hiésioli presque èn« tière , l'autre avec une critique révère, mais toujours bienveillante, appelaiefeit Inattention sur la noavdle philosophie.

Te né discute point ^ je i*ac!onte. Je rappelle les

baitme Pasquale Galluppi, da Tropea, a jyol. in-8^ Napoli, i83f-i83a. Voyez aussi un antre ouvrage du i&èma auteur, tù les diservatioDS eriliqtteft JQÎilesàktra^^ctiip dmsFr^fMAi» sodi d4v»Uippées aTecbeonoonp de clarté et de force : FUosofia délia vohntà, a vol. in-8^ Napoli, i83a-x834.

^\ik) Eîemetùi dîfilosofia. Palermo , a vol. in-S», z835-xS36. Voyez surtout vol. I*', p. 9, le chap. Stato attuale délia filosofia. Cet ouvrage fidt, dit-on, la base de l'enseignement dans tous les collèges de la Sicile.

(3) Manuale délia Storia délia filosofia di G, Tcnnemann, Supplimenti di B. Poli y 3 vol* Milanoy x83»-x836.

î(4) iKiMNV Saggfondl^ Origine délie Idée, 4 ToU Eome, x83o, t. 2, p. $io : Sid Punto di Parienza délia filotpfia del êig. prof. Cousin, — U a para aussi à Lugano, ahes Buggia, une traduction italienne de la première pré£Me des ^iv^^n^Cf e|i iS^a €t /de is iMonde en 1 834*

AvnnsftEMnrr» îx

écrits les plus remarquables que la dëmiàre édition' des Fragmemu a faàk, éclore, et m'abstiens de lea juger. Aussi bien ia polémique établie sur la nature et la portée de la méthode philosophique ne ûessera pas demain; elle est désormais attachée on mouTement même de la philosophie de notre tenips ; tout système de quelque importance la re% {ffodcdra nécessaumnent^ et, tm jeur ou l'autre^ IViecaNion se présentera d'y inten^enir à mon tour et dp m'expiiquer tout à mon aise sur les déjections qui 4ttie sont an^iiées^ des dimsrs points éè rhprieo» philosophique, le puis du moins dédarer que ces objeetions n'ont pas ^ébinnlé ma conviction^ et le t»^ fera voir qu'il n'eet pas difficile de les réfoter les unes par tes autres. A mes adver« iaires je n'aurai qu'à opposer mes adversaires ent^^némes ^ 4»t «'ils veulent bien ee laisser ici représenter un moment par M. Sidielling et par M. HamStOB (x)^ c*«st<À-^ire^ par le {dus grand

(x) Aiitear de rartide ci-deisui mentioimé de VEdinhui^gh Aeçiêw, octobre 1829, n* 99 , M. CoutitCs Cours» ofphUétophy^ et de^pliuieurs w mmmm 1 m} | ù k%W^Jmïm(m^ par réniddioii <|iie jp^r l« 4Méflif«e.

penseur et par le plus grand critique de notre siècle^ je leur adresserai par anticipation y. avec quelque confiance y cette brève et très simple réponse. ' A TAllemagne et à M. Scheiling, je dirai : A votre saperhe dédain pour .la méthode psychologique, permettez-jnoi d^opposer. l'autorité de M. Hamilton et de tous. mes autres adversaires. Si cette. autorité ne.vous suffît pas, j'y joindrai celle de trois, personnages , qui peut-être vous paraîtront d'un ^ certain poids: ce sontSocrate, Descartes et Kant, le père de la philosophie allemande^ sans parler de iFichte de Jacobi; car, pour le. dire ,en passant, avant la Philosophie de la nature y l'excellence , de la méthode psychologique était aussi incontestée^en Allemagne qu'elle l'est encore aujourd'hui dans tous les autres pays.

i . Et que mettez-vous à la place de cette méthode ? Autrefois du moins il y avait t intuition intellect tueile. Mais <ie deux choses l'une : ou l'intuition intellectuelle tombe sous l'œil de la conscience , ou elle n'y tombe pas. Si elle n'y tombe pas, d'où la connaisse2>>vous? qui vous a révélé sa merveilleuse

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