D UN COURS DE PHILOSOPHIE
résolution volontaire qui pût résister à l'une et obéir à l'autre. Corrélation de la liberté et de la loi dans; l'économie morale.
De plus la liberté est un fait psychologique. - Analyse de l'action libre. L'énergie volontaire et libre ne tombe pas. sous le rapport de causalité, mais en est le sujet, le fondement, la demiève raison. Distinction de la volonté et du désir. Désir , modification passive du moi ; liberté , force propre de l'homme.
La liberté regarde la vertu, comme le désir regarde le bonheur : sphère du bonheur, sphère de la vertu^
Principe du .mérite et du démérite.
Non-seulement nous aspirons sans cesse au bonheur , comme êtres' sensibles , mais quand nous avons bien fait, nous jugeons, comme êtres, intelligents et moraux, quç n^ouis SQmmes dignes du bonheur. — Principe nécessaire du mérite et du démérite, origine ^t fondement de toutes nos idées de châtiment et de récompense ; principe sans cesse confondu ou avec le désir du bonheur ou avec la loi morale.
Voilà pourquoila question du souverain l)ien n'a pas encore été résolue. On a cherché à une question complexe une solution unique, parce qu'on n'avait point les deuxprincipes.capi^blps dg la résoudre complètement.
Solution épicurienne : Satisfaction, du désir du bonheur.
Solution stoïque : Aocomplissement de b loi mon raie.
La véritable solution est dans l'harmonie de lat vertu et du bonheur mérité par elle ; car les deux éléments de la dualité ne sont pas égaux. Le bonheur est la conséquence; la vertu est le principe. Elle n'est pas le bien unique, inais elle est toujours le bieu suprême*
Question du bien et du mal moral et physique^
La somme du bien moral l'emporte incontesta-^ blement sur celle du mal, car la société subsiste ; mais de grands philosophes^ Kant, par exemple, ont pensé que la somme du mal physique l'emporte sur celle du bien , surtout d^s la destinée de l'homme d'honneur.
En effet, la vertu n'existe qu'à ce titre que lespas^ sions seront combattues et surmontées.
Quand la sympathie nous entraine à soulager un infortuné, cette action a quelque chose de délicieux, car loin d'être le sacrifice d'une passion , elle est l'ouvrage d'une passion. Beau moral. Mais nous n'avons pas toujours une passion naturelle au service de ]$. loi morale ; presque toujours il faut sacrifier nos affections naturelles. Gombs^t moral. Tristesse de Fhomme. Sublime moral.
Mais quand le mal physique serait encore plus considérable, et quand il faudrait continuellement ç^e déchirer les entrailles , il faudrait continuelle-
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ment obéir à la loi morale ; car la loi morale est indépendante de la sensibilité.
De même, en présence de la vertu malheureuse ^ le principe du mérite et du démérite prononce en*^ core que le bonheur est dû à la vertu.
Situation morale de l'homme sur la terre..