ACTUEL
Question de la classification de nos principes lAofaux.
aassification de nos principes moraux d'après la distinction de leur contingence ou de leur nécessité.
Théorie des principes moraux contingents^
Dans la classe des principes moraux eonting^its on peut ranger des faits qui ne sont point des prin* cipes, mais des sentiments, des mouvements, des iniriiiicts, que leur contingence, leur variabilité , rap* procheat des principes moraux contingents»
Instincts moraux^
^ Expansion ; Pitié , sympathie ^ etc.
Concentration : Horreur du malaise , amour du plaisir , amour de soi.
Principe» moraux contingents.
Les principes moraux contingents, les maximes générales relatives à la morale , ne sont que la passion généralisée, Finstinct érigé en principe rationnel.
Les principes généraux qui se rapportent à Fin-
P'UN GOUlft DE PHIUMOPHIE. %'J'J
itiii<;t d'expansion forment ce qu'on peut appeler la morale du sentiment, morale mobile et non obliga* toire, — Morale de la pitié, de la sympathie , de la bienveillance considérée comme sentiment.
Les principes généraux qui se rapportent à Famour de soi constituent le système de Famour-pro* pre, la morale de l'intérêt, morale mobile et non obligatoire.
Énonciation du principe fondamental de la mo« raie de l'intérêt : Ne considérer une action à faire que dans ses conséquences relatives au bonheur per* sonnel.
Énumération des principes généraux fes plus importants qui composent la morale de l'intérêt : Faire le bien^ éviter le mal dans l'espoir ou l\ crainte des récompenses ou des châtiments humains : faire le bien , éviter le mal dans l'espoûr ou la crainte des récompenses ou des châtiments célestes : faire le bien, éviter le mal dans la crainte du mépris, même des remordsi , pour recueillir les plaisirs d'une bonne conscience et le bonheur intérieur»
Que tous les principes généraux contingents se rapportent à la sensibilité, et ne regardent que l'in^ dividu , ou te moi.
Théorie des principes nécessaires.
Qu'il y a en nous un principe moral nécessaire ,' universel, qui embrasse tous les temps, tous les lieuX| le possible comme le réel -^Principe du juste et de
l'injustç , du bien et du mal. — Ce principe éckif^ lea actions et les qualifie. Raison mopale.
Caractère spécial de ce prâicipé : TobUgatibn. De là la loi morale.
. Énonciation de la loi morale : fais le bien pour le bien ; ou plutôt : veux le bien pour le bien. La loi morale, s'applique aux intentions.
Le principe moral étant universel , le signe ^ le type extérieur auquel on reconnaît quHine résolution est conforme à ce principe , est l'impossibilifé de pe pas ériger le motif immédiat de cette rés(^7 tion en une maxime de législation uniyerselle. Ca^ suistique morale.
Des différentes applications de la raison morale, c'estrà-dire des différents devoirs. Devoirs envers Dieu^ quand son existence est connue; envers lès autres , envers nous-mêmes. Égalité des devoirs.
Les devoirs envers nous-mêmes sont aussi vrais que les autres , parce qu'ils ne se rapportent point au moi sensible , individuel , mais à l'homme, à la dignité de la personne morale, qui seule a des devoirs ; ejt dans ce sens , tous les devoirs sont des devoirs envers nous-mêmes.
De la liberté.
La loi morale implique logiquement une volonté libre. Le devoir suppose le pouvoir. Placé entre la passion qui l'entraîne et la loi morale qui lui commande, l'homme devait être pourvu d'une force dé