‹ Fragments philosophiques (volume 5)Chapitre 22 sur 35 · D'UN PRÉTENDU COMM. SUR LE 2° ALCIBIADE · texte numérisé non relu

D'UN PRÉTENDU COMM. SUR LE 2° ALCIBIADE

Barberini, n’a pas été plus heureux à Rome que nous l’avions été à Milan. Reste donc la bibliotheque de Paris, qui, sur la foi de son catalogue, passe pour posséder un ouvrage dont on ne trouve ailleurs aucune mention.

Or nous nous faisons un devoir de déclarer que le manuscrit 2016 ne contient, malgré le catalogue imprimé, aucun commentaire sur le second Alcibiade ; et pour qu'il ne reste aucun doute à cet égard, nous donnerons ici une description de ce manuscrit un peu plus étendue que celle du catalogue.

Ce manuscrit est un in-h° asser grand, de 178 feuilles ; l’écriture est de plusieurs mains, toutes très-modernes et très-mauvaises. Quant au contenu, on lit sur la première feuille : Codex papyreus recens quo continentur Olympiodori scholia in Platonis Alcibiadem hactenus inedita ; incipiunt : ὁ μὲν ἀριστοτέλης.... et en effet, à la feuille suivante, on trouve : Σ χόλια εἰς τὸν Πλάτωνος ἀλκιζιάδην ἀπο φωνὴς ὀλυμπιοδώρου τοῦ μεγάλου φιλοσόφου... ὦ μὲν ἀριστοτέλης ἀρχόμενος τῆς ἑαντοῦ ϑεολογίας (A) φησί" Πάντες ἄνθρωποι εἰδέναι à dE es φύσει » σημεῖον δὲ ñ τῶν αἰσθησέων ἀγάπησις" Le δὲ τὴς τοῦ Πλάτωνος φιλοσοφίας ἀρχόμενος φαίην ἂν τοῦτο μειφόνως ὅτι πάντες ἄνθρωποι

τῳ ͵ὔ / > ὅ \ 9 .9 ὦ τῆς Πλάτωνος σοφίας ὑρέγονται!» χρηστον map αὐτῆς

nibal à travers les Alpes, mort,.en 1825 à Paris, à la fleur de l’âge et du talent. :

(1) Sur le nom de théologie donné à la éaiosique d’Aristote par Olympiodore, voyez la note de M. Creuzer, p. 1.

322 OLYMPIODORE,

ὥπαντες ἀρύσασθαι βουλόμενοι... Ce début est bien incontestablement celui d’un commentaire d’Olympiodore sur l’Ælcibiade de Platon, mais sur le premier, non sur le second, commentaire publié en 1821 par M. Creuzer, et dont nous avons rendu compte plus haut. Ce commentaire sur le premier Alcibiade continue, dans le manuscrit 2016, jusqu'à la feuille 407. Les derniers mots du verso de la feuille 106 sont : ἐπὶ διδασκάλους ὧν αὐτοὺς ἐπωνόμαζον διδάσκοντας, lesquels mots correspondent à la page 459 de l’édition de M. Creuzer: La feuille 107 du manuscrit 2016 a l'air de faire suite à la feuille précédente ; l'écriture en est la même ; et de peur, à ce qu’il semble, qu’on pôt ne pas s’y tromper, en tête de la feuille on a écrit ces mots : Olympiodori scholia in Alcibiadem Platonis. Or voici la première ligne de ces prétendues scholies sur l 4/crbiade: ἤρετο οὖν αὐτὸν ὁ KéCns- πῶς τοῦτο λέγεις ὦ Σώκρατες...» Ce qui est évidemment une phrase du Phédon, et la suite est un morceau du commentaire inédit d’Olympiodore sur ce dialogue ; ce fragment va jusqu'à la feuille 121. Nous rapporterons les dernières lignes du verso 120 : ὥσπερ γὰρ τὸ ἡμέτερον ὄμμα πρότερον μὲν φωτιζόμενον ὑπὸ τοῦ ἡλιακοῦ φωτὸς ἕτερόν ἐστι τοῦ φωτίζοντος, ὡς ἐλλαμπόμενον» ὕστερον δὲ ὁγοῦτία ὼς καὶ συνάπτεται καὶ οἷον ἕν καὶ ἡλιοειδὲς γίνεται" οὕτω καὶ ἡ ἡμετέρα ψυ χὴ κατ᾽ ἀρχὰς μὲν ἐλλάμπεται.... ἴοϊ, feuille 124, sans changement apparent, commence un tout autre ouvrage. Cet ouvrage ne porte aucun titre; mais le sujet en est

D'UN PRÉTENDU COMM. SUR LE 2° ALCIBIADE. 323 évidemment la prière. En voici les premières lignes : ἄπαυστον ὃ XwY ( deux mois qui se rapportent à une phrase précédente que nous n’avons pas) ἄν γάρ ποτε μὲν εὔχεσθαι δεῖ; ποτε δὲ jun, τοὺς τὴν ἑαυτῶν σαπρίαν ὠποζαλεὶν ἐθέλοντας..... Zarpiar indique déja un auteur ecclésiastique. Le reste de la page est consacré à une comparaison du feu qui amollit le fer, et de la prière qui amollit l’âme. Au verso de cette feuille 1l est question du feu de la grâce, τοῦ πυρὸς τῆς χάριτος» puis de notre Sauveur, ὁ σωτὴρ ἡμῶν; enfin, en continuant, on voit que c’est un morceau d’une homélie sur la prière, terminé par αὐτῷ ἡ δόξα εἰς Tous αἰῶνας. ἀμήν. Viennent ensuite d’autres homélies περὶ ψαλμῳδίας» περὶ λογεσμῶν, περὶ ὑπομονῆς, jusqu ἃ la feuille 478, la dernière du manuscrit, terminée également par la formule ordinaire : τῷ δὲ ϑεῷ ἡμῶν δόξα εἰς αἰῶνας» ἀμήν. De qui sont ces homélies ? c’est ce qu'il serait aisé de vérifier ; mais il est certain que, dans tout ce manuscrit, il n’y a r'en qui se rapporte au second Alcibiade.

Nous avons donc cru devoir avertir ici les amis de la philosophie ancienne de ne point se livrer à de fausses espérances, et de ne pas compter sur un commentaire inédit du second Alcibiade de Platon, au moins dans le manuscrit 2046 de la bibliothe.que royale de Paris.

LA LIVES IL “Ὁ WAR LATE VIRE ER URL LLLLULEVIR LR LU VAR LE ιν τι,

OLYMPIODORE, COMMENTAIRE SUR LE PHILÈÉBE,

Praronis Pmiresus. Recensuit, prolegomenis et commentariis illustravit Goporrepus STALBAUM ; accesserunt Olympiodori scholia in Philebum, nunc primüm edita. Lipsiæ, 1821, in-8, 300 pages.

Le commentaire d’Olympiodore sur le Philèbe, publié par M. Stalbaüm à la suite de son édition du Philèbe, se trouve dans la plupart des bibliothèques de l'Europe. Le manuscrit dont s’est servi : M. Stalbaüm, est celui de la bibliothèque de Seitz, prés Naumbourg, que l'éditeur déclare tenir de M. Müller, le directeur de cette bibliothèque, à l'opinion duquel 1] renvoie pour tout ce qui regarde ce manuscrit. Or, voici l’opinion de M. Müller ; nous citerons ses propres paroles (1) :

Commentarius constat foliis 59, nullis πράξεσι distinctus , et incipit verbuis, ὅτι περὶ ἡ δονὴς ὃ σκοπὸς φασιν» et desinit, ὡς καὶ ἐν τῷ τοῦ διαλόγου σκοτῷ διοριζόμεθα. Cüm vero neque scholia, neque verba contertüs Platonici, ut priores dialogi, nobis erhibeat, nihil quoque horum reddere et cum lec-

(1) Notitia codd, Cizensium, 11, p. 13, 1807.

Page 1