‹ Fragments philosophiquesChapitre 13 sur 92 · Ibid,, p. A · texte numérisé non relu

Ibid,, p. A

(( sua3 origincm ducunt; ut posterius apparebit , in « ipso quoque tractatu divisiones merito priorem lo- « cum obtinebunt, diflinitiones vero posteriorem. Quœ « etiam qualiter divisionibus ipsis necessaria} sint non (( praetermittemus , quibus ita quoque adjunctœ sunt, ut « eosdem terminos participent atque in eadem matcria « consistant ; unde et recte earum tractatus conjunximus, (( de quibus deinccps disserendum est. »

Tel est l'ouvrage que renferme le manuscrit de Saint- Victor. On voit qu'il se divise de lui-même en cinq parties, Tune qui traite des éléments ou parties de la proposition; la seconde^ des propositions simples, dites propositions catégoriques, et des syllogismes qui en dérivent; la troisième, des lieux communs ou principes de toute argumentation; la quatrième, des propositions et syllogismes bypothétiques ; la cinquième , de la division et de la définition. L'auteur, sans distinguer aussi expressément ces parties que nous le faisons ici, les indique clairement, marque et sans cesse rappelle leur enchaînement dans réconomie de la composition générale. Lui-même, au commencement des premiers Analytiques (fol. 132 verso) ^ dans un passage du plus grand intérêt pour l'iiistoire, et sur lequel nous reviendrons plus tard, en faisant mention des ouvrages qu'il a employés dans la composition du sien , nous révèle tout le plan de sa dialectique, et ses diverses parties : « Sunt autem très quorum septera « codicibus omnis in bac arte eloquentia lalina armatur. « Aristotelis enim duos tanlum, Prœdicamenlorum scili- « cet et Péri ermenias libros usus adhuc latinorum co- « gnovit ; Porphyrii vero unum, qui videlicet quinque

\. Omit, in^rf., p. 228-229.

32 PHILOSOPHIE SCnOLASTIQUE.

« vocibus conscriptus, goncrc scilicct, spccic, diffcrciUia, « proprio et accidente, iiitrodiictioncni ad ipsa préparât « Prœdicamenta. Boethii autein quatuor in consuetudi- (( nem duximus libros, videlicet Divisionura et Topicorum (( cum syllogismis tam categoricis quani liypotheticis. ({ Quorum omnium summara nostroc dialecticœ textus « plenissime concludet et in lucem usumque legentium « ponet, si nostra? Creator vitfc tempora pauca concesse- « rit, et nostris livor operibus frena quandoque laxave- (( rit. »

Que cet ouvrage est probablement la Dialectique d'Abélard.

Ce passage résume l'ouvrage entier et montre la haute importance qu'y attachait Abclard. Il y avait employé toutes les ressources de son érudition, et il nous est permis de supposer que nous possédons ici sa fameuse Dialectique. Cette conjecture paraît bien vraisemblable quand on rapproche de plusieurs passages de notre manuscrit celui de la Theologia christianaj où Abélard cite luimême sa Dialectique. Ce passage que nous avons cité plus haut\ pour démontrer qu'Abélard avait en effet cornposé un traité de dialectique, renvoie à une exposition étendue de la règle célèbre : Tout ce qui s'affirme de l'attribut, s'affirme du sujet, avec les distinctions qu'elle admet et les exemples dont elle a besoin. Or, cette règle est exposée tout au long dans notre manuscrit, feuillet 1 63 verso ^ sous ce titre : a prœdicato vel subjecto. H y a quelque chose encore sur cette matière, feuillet ] 35 verso ^

^. Page 8.

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