‹ Fragments philosophiquesChapitre 27 sur 92 · Metalogicus y lil)l). m et iv · texte numérisé non relu

Metalogicus y lil)l). m et iv

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procédonts ouvrages), savoir, le Traité des divisions, le Traité des Topiques (c'est-a-dire de Différent iis topicis)y et les deux traités des Syllogismes catégoriques et des Syllogismes hypothétiques. Abélard déclare qu'il n'a connu et employé que ces sept ouvrages. Le passage est formel : (( Aristotelis enim duos tantum, Prœdicamentorum « scilicet et Péri ermenias libros usus adhuc lalinorum « cognovit. » On ne peut pas s'expliquer plus nettement. Ce passage authentique, écrit au milieu du douzième siècle, renverse toutes les objections et toutes les apparences contraires; et nous regardons désormais, sur l'autorité irréfragable d'Abélard lui-même, comme un point démontré et acquis a la criti(|ue, qu'Abélard ne connaissait de VOrganum que l'Introduction de Porphyre, les Catégories et l'Interprétation dans la traduction de Bocce; qu'il n'avait aucune traduction ni des Topiques, ni des Analytiques, ni des Arguments sophistiques; qu'aucune traduction latine de ces trois ouvrages n'était répandue de son temps ; et qu'outre les trois écrits ci-dessus menlionnés de Porphyre et d'Aristote, il n'avait à sa disposition d'autres ouvrages de l'ancienne dialectique que ceux de Boëce.

Si ces conclusions, déduites des passages précédemment cités du manuscrit de Saint-Victor, sont incontestables, on est frappé et comme effrayé de la pénurie des ressources philosophiques de cette époque. Quatre écrits de Boëce, commentateur clair et méthodique, mais sans profondeur; d'Aristote lui-même, l'Interprétation, c'està-dire un traité de grammaire, et les Catégories, qui, n'étant plus rattachées a la Métaphysique et a la Physique, n'offrent guère qu'une classification dont on n'aperçoit

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pas toute la portée; enfin l'introcliiction de Porpliyre, évidemment destinée à des commençants, et où Tauteur évite à dessein toutes les grandes questions et s'arrête a la surface des choses : tels sont les seuls matériaux que possédaient Abélard et ses contemporains. Je dis ses contemporains; car il n'est pas vraisemblable qu'Abélard, si curieux de philosophie, si passionné pour Platon et pour Aristote, n'ait pas recherché avec le plus grand soin toutes les traductions connues des écrits de ces deux grands hommes. Ses contemporains n'étaient donc pas plus riches que lui ; évidemment ses deux maîtres de la Cn du onzième siècle et du commencement du douzième, Roscelin et Guillaume de Champeaux , devaient être tout aussi dépourvus que leur disciple. Il n'y a pas non plus de raison pour que le neuvième et le dixième siècle aient connu des traductions qui auraient disparu au onzième. Nous nous sommes engagés dans la lecture des diverses gloses de Raban-Maur que contient le manuscrit de Saint- Germain \ Sur quoi portent ces gloses? sur l'Introduction de Porphyre, dont la fin manque, sur l'Interprétation, et sur les Topiques de Boëce. La traduction de Porphyre et d'Aristole sur laquelle sont établies ces gloses, est celle de Boëce. Il n'y a de gloses ni des Topiques d'Aristote ni des Analytiques ni des Arguments sophistiques. Dans tout le manuscrit, il n'y a pas un seul mot qui puisse faire soupçonner que Raban connût ces ouvrages, et il y a un passage qui prouve formellement qu'il n'avait jamais eu entre les mains les Analytiques. « Volunt enim quemdam librum esse qui vocetur liber

i. Rahanus super Porphij) ium , fol. 86 recto , col. i , jusqu'au fol. <00 verso , col. 2.

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