‹ Fragments philosophiquesChapitre 67 sur 92 · II · texte numérisé non relu

II

« spectuSj ut qiias olim conlineret imagines non rubigo « detereret, non deleretanliquitas, non lurbarel incursus. « Vivebant ideœ ; vivebant exemplaiia, nulla nata lem- 0 pore, nulloque in tempore desitura. Spéculum igitur « Providentiœ, mens œterna, in qua sensus ille profun- « dissiraus, in qua rerum genitor extortorque omnium « intellectus. Erat in exemplaribus invenire simulacrum, « cujus vel generis, quale, quantum, quando et quomodo <( proventurum. »

La table du Destin est d'une grandeur finie, faite de bois ; le temporel y est représenté comme Téternel dans le miroir de la Providence : « Ea speculi tabulœque diffe- « rentia quod in speculo specialiter status naturam cœ- « lestium indeflexus, in tabula quidem quam maxime (( temporales qui permutantur eventus. »

Enfin le livre de Mémoire représente le contenu du miroir de la Providence et de la table du Destin, mais sous la forme seulement de la probabilité : « Erat quoque « et liber Recordationis, non communibus lilteris, verum « charactere notisque conscriptus, brevis ad sententiam, a et pagina pauciore contenlus. In ea quidem brevitate (( res Providentiœ Fatique congestœ subnotari poterant, (( non poterant provideri. Liber enim Recordationis non « aliud quam qui de rébus se ingerit et compellat memo- « riam intellectus, ratione sœpe veridica, sed probabili (( sœpius conjectura. »

Les trois déesses se mettent a l'œuvre et combinent les éléments pour en former l'bomme. Nous ne suivrons pas Bernard de Chartres dans la longue description du corps bumain, par laquelle il termine son poëme.

Le Microcosme est suivi dans notre manuscrit d'un

poème de huit cent quarante-huit vers élégiaques, intitulé Mathematicus.

Les auteurs de l'Histoire littéraire en font mention sans en donner le titre, mais en citant les deux premiers vers :

Semper ut ex alîqua felices parte querantur, Leges humanae conditionis habent.

Ce poëme, qui est incomplet, semble fait pour prouver que nul ne peut échapper à sa destinée, qui est écrite dans les astres.

Deux époux accomplis se désolent de n'avoir pas d'enfants. La femme consulte un astrologue. Il lui annonce qu'elle accouchera d'un fils qui deviendra le maître de l'univers, mais qui tuera son père. Le père, instruit par sa femme de cette prédiction, lui donne ordre de faire périr son enfant dès qu'il viendra au monde. Elle le sauve, et le fait élever loin d'elle. Ce fils devient en effet général , puis empereur de Rome. Lorsqu'il apprend de sa mère la prédiction qui pèse sur lui, il assemble le peuple romain, et demande la permission de se donner la mort pour éviter le crime que le destin le condamnerait à commettre. Quelques orateurs cherchent à le détourner de son dessein. Le poëme en reste à un discours fort obscur d'un certain Camille :

Pone ci tus trabeam, verum citus exue regem. Liber et explicitas ad mea vota meus.

Explicit Mathematicus.

Le dernier vers est probablement une addition de quel-

que copiste qui a cru le pocinc nclievo. Du reste, la perte de la (in de ce pocine ne peut donner lieu b beaucoup de regrets : ce qui nous en reste est plein de longueurs et de déclamations.

A la suite du Matheinaticits vient un petit poëme de quatre-vingt-huit vers hexamètres, rimes deux b deux. C'est celui dont les auteurs de THistoire littéraire (p. 273) citent le premier vers :

Roma duos habuit, res est non fabula vana,

et qui, d'après l'Histoire littéraire, est intitulé : De gemillis dans le manuscrit 370 du Vatican. Dans notre manuscrit ce poème n'a point de titre.

La courte analyse qu'en donne l'Histoire littéraire n'est pas exacte. Il ne s'agit pas, dans ce poème, de « deux jumeaux dont l'un aurait été très-heureux et l'autre trèsmalheureux pendant tout le cours de leur vie, et cela par la force du destin et l'influence des astres. » Les deux frères, parfaitement semblables l'un a l'autre, sont atteints en même temps de la même maladie. Les médecins déclarent que tous deux périront si l'on ne prend le parti d'en ouvrir un pour chercher le principe du mal, et sauver l'autre. Le père y consent: un des jumeaux est sacrifié et l'autre guérit. La mère accuse le père devant le tribunal; le père se défend sur ce qu'il valait mieux sauver un de ses iils que de les perdre l'un et l'autre. Le poëme se termine ainsi :

Res ubi facta fuit et disceptatio talis, Diffinivit eam senlentia judicialis.

Le De gemillis est suivi d'un troisième poème intitulé :

De quodam qui pro pauperiate se suspendit. L'Histoire littéraire en fait mention sous le titre De paupere ingrato. Il commence ainsi :

Mœsta parens miserœ paupertas anxielatis Alïlictis satis est dura siipcrque nimis.

Il est composé de quatorze disques rimes. C'est Tliistoire d'un homme que la misère détermine à se pendre, et qu'un soldat sauve de la misère et nourrit pendant onze mois. Puis il l'abandonne, croyant avoir assez fait pour lui. Le pauvre lui intente un procès, soutenant qu'il fallait ou le laisser mourir ou continuer de lui fournir les moyens de vivre. Ici encore nous ne savons pas ce que décident les juges ; le dernier vers est celui-ci :

Res haec judicibus discutienda datur.

Enfin notre manuscrit se termine par deux petites pièces, l'une de sept vers, la seconde de huit, la première en hexamètres, la seconde en disques rimes. Il n'en est fait aucune mention dans l'Histoire littéraire.

Le premier de ces petits poèmes est intitulé Déforma Vivendi. Nous allons le transcrire.

Formula vivendi praesto est tibi : pauca loquaris, Plurima fac; sit utrisque cornes modus, utile, pulcbrum. Sobrius a mensis, a lecto surge pudicus. Obsequiis instes; ea pro te pricmia poscant Ut decet et prodest. Et amabis et oderis idem. Stans casum metuas, speres prostratns et illum. Quem colis in litulis, miserum al)jectumque tuere.

Ces vers pourraient bien avoir fait partie du Liber dietaminum dont il est fait mention dans un ancien catalogue de la bibliothèque de Saint-Benoît de Burn en Ba-

vière (Pez, Anecdot. III, pag. 3, pag. 62), et auquel les auteurs de l'Histoire littéraire (pag. 274) inclinent a rapporter ces trois vers cités par Jean de Salisbury :

Mens hiimilis, sludium quœrendi, vita quieta, Scrulinium tacitum, paupertas, terra aliéna, Haec reserare soient muliis obscura légende.

Les quatre distiques qui suivent le Déforma Vivendi ne portent pas de titre et commencent par

Esse quidem dicam rem prosperitatis amorem.

Le sens en est que les dangers qui accompagnent les aventures amoureuses en empoisonnent les plaisirs. Cette pièce est de tout point indigne de Bernard de Chartres, et il nous semble très-douteux qu'il en soit Tauteur.

Le Megacosmus et le Microcosmus se trouvent aussi dans les manuscrits de la Bibliothèque royale cotés 6752 A, 7994, 8808 A, 8320, 875^ Ç.

Dans le manuscrit 8751 C, du treizième siècle, le Megacosmus porte le titre de Cosmographia : « Incipit cos- « mographia magistri Bernardi Sylvestris, sçu mundi « descriptio. » Il se termine par explicit Megacosmus.

Dans le manuscrit 6752 A, il est intitulé Cosmographus : « Incipit Cosmographus Bernardi Sylvestris. »

Dans deux manuscrits, Tun du douzième siècle (8808 A), l'autre du treizième (7994), les deux mots grecs qui forment les titres des deux poèmes sont suivis d'une explication de leur signiDcation : Megacosmus, id est major mundus; Microcosmus^ id est minor mundus.

Dans les deux manuscrits 6752 A et 8808 A, l'épître dédicatoiie adressée à ïhierri (Terriens) est placée a la suite des poèmes.

Dans les manuscrits 6752 A, 8808 A, et 7994 se trouve, soit en tcte, soit à la suite des poèmes, un sommaire eu prose des matières qui y sont traitées. Dans le manuscrit 8808 A ce sommaire a été ajouté par une main plus récente de près de deux siècles que celle qui a copié les deux poèmes.

Dans le manuscrit 8320, du treizième siècle, le Microcosmus est incomplet : il en manque plusieurs feuillets , vers la fin.

Dans le manuscrit 8751 C, il est suivi du Formula vitœ honestœ qui a été imprimé parmi les œuvres de saint Bernard.

Nous n'avons trouvé dans tous ces manuscrits aucun des petits poèmes qui suivent le Microcosmus dans le manuscrit 64^5.

COMMENTAIRE DE BERNARD DE CHARTRES SUR LES SIX PREMIERS LIVRES DE L'ÉNÉIDE.

Dans le manuscrit du fonds de Sorbonne, 526 A, autrefois R, 580 C, in-fol., de plusieurs écritures, toutes du quinzième siècle, parmi un grand nombre d'ouvrages de différents auteurs et sur différents sujets, se trouve, au feuillet 38 r% et à la suite d'un traité de mythologie par lequel commence le volume (Poelria magistri Alberici), un fragment d'un commentaire de Bernard de Chartres, sur l'Enéide, qui comprend vingt-quatre feuillets et demi.

Il n'est fait aucune mention de cet ouvrage dans THis-

toire litléraire de France, et aucun auteur, que nous sachions, n'en a parlé. Il n'est donc pas sans intérêt de le faire connaître par quelques extraits. En voici le prologue :

« Incipit coramentum Bernardi Silvestris super sex lift bros iîlneidos Virgilii.

« Geminœ doctrinie observa tionem perpendimus in « sola iEneide Maronem liabuisse, teste namque iMacro- « bio qui et veritatem pliilosopliiœ docuit, et figmentum « poeticuni non prœtermisit. Si quis vero ^neida légère <( studuerit ita ut ejusdem voluminis lex deposcit, liœcin (( primis oportet unde agat et qualiter et cur demon- « strare, et geminani observationem in his prœmonstran- (( dam non relinquere. Quoniam autem in hoc opère et (( poeta et philosophus perliibetur esse Virgilius, primo « poetœ inteutionem et modum agendi et cur agat (( breviter exponemus. Intendit itaque casus JEnevG alio- « rumque Trojanorum pariter exulantium labores evol- « vere. Itaque hoc non secundum historiœ veritatem « quam Phrygius Dares descripsit, sed utique ut Augusti « gratiam lucretur, JEneod facta Ogmentis extoUit. Scribit (( autem Virgilius, latinorumpoetarummaximus, imitando (( Homerum, grœcorum poetarum maximum. Quemadmo- « dum namque ille in Iliade trojanum exitum, in Odyssa (( vero Ulixis exilium enarrat, ita et iste in secundo libro (( breviter enarrat Trojœ subversionem, in cœteris autem a JEnes3 laborem. Notandum est quidem in hoc loco ge- « minum esse narrationis ordinera, naturalem et artili- « cialem. Naturalis est quando narratio secundum rerum « et temporum seriem describitur, quod fit dum ordine « quo gesla est enarratur, dumque quid tempore primo,

BERNARD DE ClIAUTRES. 28p

(( qiiid secundo, cjuid nltimo gestum sit distinguitur. Ilunc

(( ordinem habueiunt Lucanus et Statius. Artifjcialis vero

« est quando a média narra tione incipimus atque inde ad

« principium recurrimus. Hoc ordine scribil Terentius

« atque in hoc opère Virgilius. Tum enim iste foret ordo

« naturalis si primo excidium Trojœ describeret, atque

(( inde Trojanos in Cretam, a Creta in Siciliam, a Sicilia

« vero in Lydiam deduceret. Primo eos ad Didonem de-

« ducit, atque yîlueam subversionem trojanam et cœtera

« quœ passus est enarrantem introducit. Hactenus unde

« agat et qualiter ostendimus ; deinceps cur agatinspicia-

« mus. Poetarum quidam causa utilitatis, ut satyrici;

(( quidam causa deleclationis, ut comœdi ; quidam causa

« utriusque, ui historici. Unde Horatius :

Aut prodesse voliint aut delectare poetse, Aut simul et jucunda et idonea dicere vitae.

« Ex hoc opère ex ornatu verborum et ûgura orationis « et ex variis casibus et operibus hominis enarratis quœ- « dam habetur declaratio. Si quis vero hœc omnia studeat « imitari , maximam scribendi peritiam consequetur ; (( maxima etiam exempla et excitationes aggrediendi ho- (( nesle, et fugiendi illicita per ea quœ narrantur, haben- (( tur. Est itaque lectorum gemina utilitas : una scribendi « peritia, quœ habetur ex imitatione, altéra vero recte « agendi prudentia, qusecapitur exemplo etexhortatione; (( verbi gratia, ex laboribus JEnex tolerantiœ exemplum « habemus ; ex affectu ejus in Anchisem et Ascanium ; pie- « tatis, ex veneratione quam Diis exhibebat, et ex ora- (( culis quœ poscebat, ex sacriflciis quœ oft'erebat, ex votis « et precibus quas fundebat, quodammodo ad religionem

« excitamur ; per immoderatum vero Didonis amorem ab « illicitorum appetitu revocamur. Cum proœmium ofûcii « in captanda lectoris vel auditoris benevoleiitia, docili- , « tate et attentione totum consistit, relictis septem quae a « plerisque imntiis voluminum quœruntur, hœc tantum (( nos considérasse sufûciat : unde agat autor ut docilis « reddatur lector ; qualiter ut sit benevolus ; cur ut atten- « tus. Nunc vero hœc eadem circa philosophicam verita- « tem videamus. Scribit enim in quantum est pliilosophus « liumanœ vitœ naturara. Modus vero agendi talis est : « sub integumento describit quid agat vel quid patiatur « humanus spiritus in humano corpore temporaliter po- « situs. Atque in hoc scribendo, naturali utitur ordine, « atque ita utrumque narrationis ordinem observât, arti- « ficialem poeta, naturalem pliilosophus. Integumentum « vero est genus narrationis, sub fabulosa narratione ve- « ritatis involvens intellectum, unde et involucrum dici- « tur. Utilitatem vero capit homo ex hoc opère secundum <( suî agnitionem; hominis vero magna utilitas est, ut ait « Macrobius, si se ipsum cognoverit. Unde de cœlo des- « cendit : noti sheliton (sic cod. ^vwei aeauTov), id est co- « gnosce te ipsum.

« Hactenus unde agat et qualiter et cur secundum « utramque doctrinam perspeximus. Ordo est deinceps « ut singulorum duodecim voluminum integumentum « secundum ordinem aperiamus. »

Le commentaire est une explication allégorique. Bernard de Chartres voit dans toutes les fictions de Virgile des symboles physiques ou moraux dont il prétend dévoiler le sens. Ainsi il retrouve dans l'épisode de Junon et de ses nymphes, d'Iris et d'Eole, tous les phénomènes météoro-

logiques. Énée est Tesprit qui habite le corps. Les tempêtes qu'il éprouve sur la mer sont les sécrétions et les excrétions du corps, « influxiones et effluxiones; » ses sept vaisseaux sont ses sept volontés; ses compagnons sont les membres de son corps ; sa femme Creuse est le désir du bien ; ses voyages en différentes contrées marquent les passions que traverse l'âme humaine.

Parvenu au sixième livre, le commentaire, toujours conçu dans le même esprit, devient très-développé. « Sic « fatur^ etc. Quoniam in hoc sexto volumine descensus « Mwedd ad inferos enarralur . idcirco in primis de locis in- « ferorum et de descensu intueamur. Et quia profundius « philosophicam veritatem in hoc volumine déclarât Vir- « gilius, ideo non tantummodo summam, verum etiam (( verba exponendo, in eo diutius immoremur...

« Eorum enim quae sunt quœdam sunt spiritus, quœ- « dam sunt corpora , quidam spirituum vel' corporum « accidenlia. Spiritu vero corpus esse inferius evidentis- (( simum est, cum spiritus sit immortalis, rationabilis, (( indivisibilis, corpus vero mortale, irrationale sit atque « divisibile. Itcrum spiritus régit, corpus regitur. Acci- <{ dentibus etiam inferius est, cum illa incorporalia sint, (( ut ait Boethius, immutabilem sui substantiam sortita. « Itaque corpus inferius spiritihus et accidentii)us. Cor- « porum ilerum qua?dam sunt cœlestia, quœdam caduca, i\ Sunt caduca quœ sunt dissoîubilia. Quis non videat ta- (( men caduca etiam natura inferiora? Caducorum quœ- « dam sunt hominum, quœdam bestiarum et herbarum « vel arborum, quœdam in anima torum. Ilumanum vero « reliquis est inferius ; bcstiali, quia corpoia bona ma- <( jora sunt in eo quam in bumano. Non enim, ut ait

« Boetliiiis, elephantes mole, lauros robore, tigres veloci- « tate prœibimus. Arboribus hoc corpus inferius est liu- « manum, quia arbor, si pra^scisa fuerit, rursus \irescit « et rami ejus pullulant. Inauimatis quoque inferius est « liumanum corpus. Inter inanimata namque quid fragl- « lius est vitro? quo bumanum corpus est inferius. Cor- « pus enim bumanum et violenta collisione et morbo et « senectute interire potest. ïUud autem collisione, non « morbo nec senectute potest deficere. Cumque ita nil « inferius bumano corpore, infernum idem appellalur. « Quod autem inferis legimus animas coactione teneri, « quœdam a spiritibus carceriis, boc idem dicebant pati « animas in corporibus a vitiis. »

La suite est remplie d'interprétations du même genre que celles des livres précédents, et nous croyons inutile de les reproduire. Le seul morceau qui eût pu offrir un intérêt vraiment philosophique eût été l'explication de ces vers célèbres : « Principio cœlum ac terras camposque « liquentes, etc. » Mais le fragment que nous possédons du commentaire de Bernard de Chartres ne s*étend pas jusque-là ; il s'arrête au vers 637 : « His demum exactis, (( perfecto munere divœ. » Nous nous contenlexons de citer la dernière page. Elle commence avec le commentaire sur le vers 616 :

Saxum ingens volvunt alii, radiisve rotarum Districli pendent.

(( Saxum y laboriosum conatum. Radiis, casibus. « Rotarum, forlunarum, quia fortuna ad modum rotœ « volubilis est, ita quod quosiibet sistit summos, quos- « libet imos, quosdam de summo ad imraum trudit,

« quosdam de imo ad summum erigit. Unde quidam « dixit :

Glorior elatus, descende minorilicalus, Imus in axe teror, rursus ad astra feror.

« îdeo per rotam figurantur. Pendent, dubii sunt, ut « expoiiit Macrobius. Theseus, sapientia. Infelix^ cala- « mitosa. Miseria) enim liujus vitae plurimum pliiloso- « plios urgent, ut patet per Socratem, Platonem, Sene- « cam, Anaxagoram, Scanios, Soranos, in quihus sapientia « ab ipsis est lacessita. Flegias^ quia flegeia, id est ar- « dens, virlus dicitur. Miserrimus ^ quia homo Iiabet « proprium omnes labores tolerare. Voce^ instructione. « Vmbras, bona temporalia. Discite ^ecca bortamentum « virtutis. DivoSy scientia et virtus. Vendidit^ boc est « virtutes quasdam vitiorum notare exemplis. ISon « mihi ; quia nefas est castos intrare tartarum, ideo Sy- « billa non introduxit ^neam; per quod datur intelligi « quia inlelligentia contemplantem spiritum non conlamifl net. In malam vitamnon sistit; piavorumtantum erro- (( res ei aperit. Et boc bactenus. Sybilla ^Eneam quœ sint (a in tartaro docuit. Centum ora babet Sybilla, quoniam « centum probationes babet intelligentia; centum pro « inûnito numéro. Formas^ species. Viam; contempla- « tione perflcere; quia enim agnovistis qiiœ sint in tar- « taro, restât requirere quœ sint in Elysiis. Mœnia; visia bilibus peregratis, restât invisibilia perquirerc, et ideo a dicit Sybilla se cernerecœlum.Cyt^/o/Jwwï; quia cyclops « polis (sic cod. yJjyXoc, Trau;), id est pluralitas circulorum. (( Per circulos autem Une carentes et punclui indivisibili « et immutabili adbœrentes vel accedentcs figurantur

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