‹ FragolettaChapitre 150 sur 152 · II · texte numérisé non relu

II

m'a lour,menlé sans bul; aidez-moi à tortir d'un monde où je ne puis être aimé ! La baine doit peser à votre noble cœur : tous ne me haïrez plus^ n'est-ce pas, dès que tous sere£ vengé? Vous ne serez pas mon meurtrier, vous serez mon libérateur : frapjpez ! Et quand vous reverrez la France, pensez à moi encore. S'il voits manque là un autre cœur pour vous chérir, eh bien! jetez les yeux au ciel, deux ombres y planeront peut*ètre sur vous et deux voix répondront à la vôtre. Allons! au nom delà pitié, au nom de Tamour que tu sens! disait l'incompréhensible créature en se traînant aux pieds de son ennemi; les délateurs et les bourreaux que tu ne connais pas

s'approchent; la mort et Féchafaud vont venir

Tue- moi 5 Marius^ et va-t'en!

— Grand Dieu ! s'écria tout à coup d'HautevîUe en pâlissant^ ce n'est pas Adriani qui m'a parlé , c^est la voix de Fragoletta elle-nDèrae. Est-ce vous, généreuse amie , vous qui vouliez périr ici pour sauver l'indigne Philippe, qui résiste sans doute à vos conseils comme il a fui devant moi?

Le jeune adversaire du miyor trembla. Puis se levant à soi! tour en laissant percer un mouvement d'indignation généreuse :

— Malheureux visionnaire, dit-il, il ne vous manquait plus que ce nouveau délire.

Il laissa tomber le pastrano A ses pieds^ et d'Hauteville reconnut , sous des vêtemens qui avaient déjà frappé ses yeux, cet Adriani qu'il avait tant de fois comparé en France à l'image presque semblable, quoique moins douce et moins gracieuse, de sa sœur.

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