CHAPITRE VI
Sur te glacis des rustiques remparls de Sorrenle^ d^Hauteviile avait trouvé en bataille cette poignée de Français qui occupait avec lui une ville de couyens, de congrégations et de jardiniers. Les malades et les blessés occupaient déjà le centre d'un carré qui s'élargit en peu de momens par l'arrivée des tratneurs, et quelques soldats accouraient dans un tel désordre de toilette qu'ils excitèrent plus d'une fois le rire do leurs camarades malgré Timminence du danger. De longs pistolets , beaucoup de poignards , des pierres et surtout des cris étaient les armes des insurgés. Dès qu'il fut jour , la plupart des chefs secrets de Fémeule se retirèrent dans la peur d'être reconnus par des troupes qui pouvaient prendre une prochaine revanche. Duhesme eût pu rentrer dans ses quarlieirs en vainqueur s'il n'eût préféré obéir sur-le-champ aux ordres du général en chef. Ces ordres laissaient à sa discrétion le choix du moment pour opérer sa retraite, pourvu qu'il fût à Naples avec les siens avant la fin du mois commencé.
Décidés à marcher militairement, les Français se formèrent donc en trois corps ; d'Hauteville fut mis à Tavanl-garde, et il fallut partir sans avoir pris congé