‹ Francastor operetteChapitre 10 sur 11 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

La pipe culotée Est un creuset divin D’où s’envole en fumée Le plus sombre chagrin.

Négociants en crise,

Notaires en danger.

Femmes qu’on tyrannise.

Maris qu’on fait rager;

Pour guérir votre mal ,

O i' ! rien ne vous retarde,

1» n.rrez votre bouffarde,

Fumez du caporal,

Rien n’est égal Au caporal!

{Louisette, en se promenant, va vers te fond à droite.)

Sacrebleu! qu’elle est belle!

Quel objet séduisant!

Tout me ravit en elle.

Et physique et talent.

Efforçons-nous de plaire,

Je serai trop chançard Si . pour ma ménagère,

Je l’obtiens tôt z-ou tard.

De ma prpstance.

Et de mon élégance,

Il faudra, je le dis.

Que son cœur soit épris.

Bonne aventure,

Non , jamais, je le jure.

Non, jamais, je ne vis objet plus séduisant,

Plus charmant.

louisette s’avançant.* ( A part.)

De sa prestance.

De «a noble élégance,

Et de ses mots fleuris Il croit mon cœur épris.

Quelle aventure!

Non, jamais, je le jure.

Jamais je ne connus un fat plus amusant,

Plus pédant.

FRA.NCASTOR, à part.

Décidément, c’est l’ange de mes rêves! Il faut que je me redéclare! (liant *»ec pinbarrat) Madame!... pour quant à moi... tel que tu me vois... j’ai une Ame sincère et franche de port, et je vous fais à savoir que le sentiment. . . dont un cœur qui soupire. . . et l'amOUr, la passion philosophale... VOilA. (Eu\réede Saturnin par ta grille. Il pose ta bouteille sur le banc et il écoute.)

LOUISETTE

Monsieur, votre franchise me plaît... et, à mon tour, si je n’étais point une timide jeune fdle, je vous avouerais...

Avouez! avouez! madame!

LOL'ISETTE.

Que si jamais je donne mon cœur et ma main, ce sera à un homme dont les avantages physiques...

Assez, madame, sulcifU! (a pan.) Elle est prise! (a L ooiætto.) Moi aussi, je suis libre, et dès lors conséquemment nous pouvons visiter cette murnicipalitél

LOUISETTE

Permettez! Il faut d’abord savoir si nos caractères, nos goûts se conviendront en tout point.

C’est juste, mais nous avons les mêmes goûts... j’aime la pipe et vous aussi...

LOUISETTE

Moi?

Puisque vous m’avez dit que vous aimiez les parfums. Ainsi donc, puisque je vous concorde autant que vous me concordez,

1 affaire est consumée...*’ (il se met i genoux el veut embrasser la main de Louiselte ; Saturnin s’interpose et Inl met n tartina sous le nez.) AllOllS

donc ! toujours de la crème ! ( Il se rtlère.)

* Francastor, Louisette.

** Francastor, Saturnin, Louisette.

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