‹ France-Canada (volume 2)Chapitre 21 sur 31 · IMPRESSIONS DR VOYAGE AU CANADA · texte numérisé non relu

IMPRESSIONS DR VOYAGE AU CANADA

servira-t-elle quelquefois à vaincre leurs dernières hésitations, à entreprendre ces missions franco-canadiennes qui peuvent être si utiles à nos deux pays. lAppl.)

Je me propose, Messsieurs, de vous communi([uor quelques idées qui se sont imposées à mon esprit pendant mon dernier voyage au Canada. C'est d'abord que les provinces de la grande Prairie canadienne complètent harmonieusement les provinces de l'Est du Canada et qu'elles sont toutes solidaires les unes des autres aupoint de vue économique.

C'est aussi que les villes de l'Ouest ne méritent pas tout le reproche qu'on leur faisait récemment d'être trop audacieuses, de vouloir faire trop vite et trop grand, et d'hypothéquer l'avenir par des emprunts excessifs.

C'est enfin que la récente crise économique et financière dont on commence à sortir aura été proQtable à l'Ouest du Canada et lui donnera un nouvel essor.

Des que l'on sort de la vieille province d'Ontario et qu'on atteint Winnipeg, capitale du Manitoba, porte d'entrée de cette immense Ouest canadien, les premières conversations que vous avez avec les hommes d'affaires ou les agriculteurs de l'Ouest, vous donnent l'impression que les intérêts et les aspirations sont différents, et que le gouvernement canadien aura une tâche ingrate pour niettre d'accord les deux parties du pays. Chaque fois que les affaires commerciales subissent, dans l'Ouest, une réaction quelconque, ou que les banques, par mesure de prudence, limitent la circulation de l'argent, l'Ouest accuse l'Est d'en être la cause et le contraire se produit eu des circonstances identiques. En réalité, ces accusations sont irréfléchies.

Il semble, au contraire, que le rapide développement de la grande industrie dans l'Est du Canada ait été largement facilité par la mise en valeur des terres de l'Ouest, par l'immigration et par les besoins nouveaux et considérables qui en sont résultés.

J'accorderai peut-être que les provinces de l'extrémité Est du Canada, celle de l'île du Prince-Edouard, celle de la Nouvelle-Ecosse et celle du Nouveau-Brunswick aient souffert, pondant les dernières années du xix' siècle, du mouvement d'expansion de l'Ouest canadien qui accaparait l'attention, attirait les hommes et drainait les capitaux.

Mais depuis, n'est-il pas certain que le développement de l'Ouest, et du Canada en général, a permis de mettre on valeur les richesses de ces provinces, et de créer des débouchés pour les scieries de la Nouvelle-Ecosse, pour les exploitations du bois du Nouveau Brunswick, et pour toutes les industries eu général ?

Il me semble superflu de montrer combien les provinces d'Ontario et de Québec ont profité du merveilleux développement qui s'est accompli dans l'Ouest Canadien.

Ni Montréal, ni Toronto, ni Québec, ne seraient ce qu'elles sont si elles n'avaient servi d'intermédiaire entre l'Europe et l'Ouest du Canada.

J'avais donc raison de dire. Messieurs, que les difl'èrentes parties du Canada se complètent l'une l'autre, et que l'unité du pays se dégage plus nettement au fur et à mesure de leur accession à une vie économique plus intense.

Un événement récent d'une importance capitale pour mon pays confirmera encore mes paroles ; je veux parler de la pose du dernier boulon d'un nouveau chemin de fer transcontinental, « le Canadien Nord ». Et j'ajoute que l'achèvement prochain d'un troisième chemin de fer transcontinental, le Grand Tronc Pacifique, le creusement de nos canaux déjà existants, et la construction prochaine du canal de la Baie Géorgienne, rendront pratique, efficace et immédiatement tangible cette unité du pays.

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Ainsi le petit boutiquier du port de Montréal sera directement solidaire du travail accompli par le semeur de blé des bords de la Saskdtchewan. Ainsi les provinces de l'Ouest, nées d'hier, auront mis un quart de siècle à peine à réaliser leur union avec les vieilles provinces de l'Est, et cela vous paraîtra bien court, Messieurs, si vous songez aux siècles qui se sont écoulés avant que les provinces de France soient parvenues à s'unir et à harmoniser leurs intérêts. (Applaudissements.)

Cependant, la pénétration se fait de plus en plus compU^-te. L'activité du ne province déborde sur l'autre. Autour de Winnipeg, de Régina, de Moose-Jaw, de Saskatoon, de Médecine Hat, d'Edmonton, de Calgary, de Vancouver et de Victoria, on trouve déjà des usines installées par des compagnies filiales des grandes industries de l'Est.

Winnipeg, point de jonction des voies ferrées et centre industriel important, a vu sa population s'accroître de 1.000 habitants en 1888 à près de 200.000 en 1913.

Vancouver a atteint à peu près les mi*mes chifïres en peu d'années, et son port, par sa situation exceptionnelle et par l'ouverture prochaine du canal de Panama, lui donnera au point de vue industriel une situation prépondérante. Cette ville est peut-être à mon avis, de toutes les villes canadiennes, celle qui a vu le jour sous les auspices les plus favorables.

Située sur le versant occidental des Montagnes Rocheuses, sur le rivage ensoleillé de l'Océan Pacifique, jouissant d'un été perpétHel, ellenait et se développe au moment où les échanges commerciaux entre les deux Océans vont s'effectuer par Panama, au moment où la Chine et le Japon, avec leur énorme population, s'apprêtent à nouer des relations commerciales avec notre pays.

Je le répète, Messieurs, je crois que Vancouver est appelé à devenir une des grandes villes du monde. Par mer, elle sera reliée avec l'Europe et l'Asie, par voie de terre, elle sera en relations constantes d'affaires avec Montréal.

Je crois vous avoir montré que, malgré des divergences apparentes, les intérêts de l'Ouest sont intimement liés à ceux de l'Est du Canada, et que l'unité économique du pays est réelle.

Ou a accusé les provinces de l'Ouest de se lancer trop hardiment dans de coûteuses entreprises, et certains économistes anglais critiquaient récemment les emprunts répétés et considérables pratiqués sur le marché de Londres par les municipalités de rOuest-Canadien.

Si nous examinons de près cette question, nous constatons que ces municipalités se sont trouvées en présence d'obligations impérieuses et que leur hardiesse se résolvera plus tard par une économie. La plupart de ces villes ont adopté un nouveau principe d'administration, celui d'entreprendre et d'exploiter elles-mêmes tous les travaux d'utilité publique dans les limites de leur municipalité. Il est évident que ces travaux essentiels ayant été accomplis par les municipalités elles-mêmes, ont obligé les villes à engager leur crédit rapidement et d'une manière considérable. Il y avait là du reste plus qu'un problème économique à résoudre, il y avait aussi un problème social.

Nous invitons les hommes et les femmes de tous les pays du monde à venir développer avec nous un pays nouveau, et à former une nouvelle nation : il est de notre devoir de les placer immédiatement dans les meilleures conditions d'hygiène, et de

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leur fournir le confort nécessaire pour qu'ils conservent leur santé, et qu'ils trouvent chez nous le bien-être. Ces deux éléments sont essentiels à la formation d'un bon citoyen.

Winnipeg, il y a 35 ans, n'avait que l.OOOhabitants, et son unique école n'était fréquentée que par 33 élèves, la plupart indiens ou métis. Les rues de la ville d'aujourd'hui n'étaient alors que des sentiers à travers la prairie.

En 1911, Winnipeg possède 23 églises, 33 écoles publiques, 6 écoles paroissiales, 6 collèges, 1 université, 1 collège d'agriculture, des édiliccs parlementaires, deux gares de chemin de fer ayant coûté plus de cinq millions de francs chacune.

Toujours en 1911, Winnipeg avait 300 kilomètres de rues pavées et macadamisées, 750 kilomètres de trottoirs en ciment avec un service d'eau et d'égouts installé et fonctionnant sur tout le parcours de ces rues.

Les tram\\ays ont plus de 170 kilomètres de voies ferrées et en opération dans la morne ville.

J'ajoute que l'évaluation de la propriété sur laquelle est basée l'impôt foncier est passée de 90 millions de francs en 1890 à 660 millions de francs en 1911 .

Vancouver a augmenté dans la même proportion,

Je ne veux pas, Mesdames el Messieurs, vous faire un tableau de l'augmentation de chacune des villes de l'Ouest du Canada, je n'en finirais plus.

Mais cette augmentation s'est produite dans chacune d'elles avec une rapidité aussi extraordinaire, suivant la localité. Vous pouvez difficilement juger la situation économique de nos villes de 1 Ouest du Canada, qui datent au plus de 20 à 30 ans, par celle des villes d'Europe qui ont un passé séculaire.

Paris, avec ses travaux municipaux actuels el la transformation moderne qu'il est en train de subir, vous donnera par comparaison une idée de la création d'une ville nouvelle et vous savez vous-mêmes combien la Ville de Paris a dû engager son crédit, et augmenter son budget pour réaliser un progrès semblable.

Des villes comme Winnipeg et Vancouver qui, eu vingt années, ont passé d'une population de 4.000 ou ij.OOO habitants à près de 200. OCO. ont dû, & fortiori, accomplir grand et vite pour faire face aux nécessités qu'une telle augmentation de population impose.

Calgary, Edmonton, Régina, Saskaloon, il y a dix ou quinze ans, n'étaient que de simples villages sans tramways, sans trottoirs, cl avec des rues non pavées. En quinze années la population de ces villes a atteint de 30.000 à 75.000 habitants, et ces villes ont installé elles-mêmes les tramways, les usines à gaz el électriques, construit l'aqueduc et les systèmes d'égouts les plus modernes. Elles ont pavé leurs rues et élevé des trottoirs en ciment. Elles ont créé des boulevards et des jardins publics.

('eux qui, comme moi, ont vu naître cl se développer ces centres de l'Ouest du Canada, admettent facilement, en constatant la transformation qui s'y est produite, \a nécessité dans laquelle se sont trouvées ces municipalitésde faire appel hardiment aux grands marchés financiers. Du reste, Messieurs, ces emprunts municipaux des villes de l'Ouest du Canada reçoivent, à juste titre, un bon accueil sur les marchés de Londres et de New-York.

Quatorze villes de l'Ouest du Canada, c'est-à-diroles plus importantes, ont emprunté, jusqu'à 1913, 721..3:;o.990 francs.

Remarquons que le pouvoir d'emprunt des municipalités est limité par une légis-

lation provinciale à 20 % seulement du montant de l'évaluation de la propriété foncière sur laquelle est basé le revenu de la ville.

Ainsi ces quatorze villes : Calgary, Edmonton, Lelhbridge, Moose, Jaw, North Batlleford, Norlh Vancouver, Prince-Albert, Régina, Saskaloon, South Vancouver, Vancouver, Victoria voient évaluer leur propriété foncière de près de 6 milliards, 5.686.139.130 francs. En conséquence, leur dette totale, qui n'est que de 721.S50.990, demeure bien en dessous des 20 % auxquels elles auraient droit.

Dans les provinces de l'ouest du Canada, les législatures, c'est-à-dire les Parlements provinciaux, ont décidé récemment la création d'un organisme nouveau, le ministère des Municipalités.

Les gouvernements, de cette façon, exerceront donc un certain contrôle sur la situation financière, aussi bien que sur l'administration générale des municipalités et augmenteront d'autant, il me semble, le crédit de ces villes.

Cette situation ne me parait donc pas justifier le pessimisme de certain» financiers à l'égard de nos villes de l'Ouest du Canada.

Il n'y a pas un exemple dans l'histoire canadienne d'une seule municipalité qui n''ait pas fait honneur à ses engagements.

Les Américains et les Anglais recherchent nos obligations municipales qui sont généralement d'un rendement intéressant et qui offrent les meilleures garanties. La plupart de ces obligations sont vendues soit à Londres, soit à New- York.

Qu'il me soit permis. Messieurs, de regretter que la Bourse de Paris ne puisse pas ajouter ces valeurs de tout repos à sa liste officielle.

Votre législation fiscale rend cette introduction impossible. Nos gouvernements provinciaux et nos grandes compagnies de chemins de fer subventionnés par les gouvernements canadiens ne peuvent pas, pour la même raison, offrir leurs obligations au marché français.

Pourtant de pareilles valeurs offrant les garanties les plus sûres donneraient, il me semble, une activité plus grande à votre Bourse et elles seraient plus appréciées que certaines valeurs canadiennes moins bien étudiées et moins bien garanties qui s'y sont introduites. (Applaudissements.)

L'agriculture est la base de la richesse d'un pays : les entreprises commerciales et industrielles, c'est-à-dire le développement des villes, n'en sont que la conséquence.

11 y a quarante ans, toute cette vaste région qui forme aujourd'hui les trois provinces du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta ne comptait guère que 12.000 habitants, pour la plupart indiens, nomades et métis. Aujourd'hui, la population est d'un million et demi avec un accroissement de 1.000 âmes par jour.

La valeur marchande de la dernière récolte, dans l'Ouest, fut de plus d'un milliard de francs. Depuis dix ans, plus de 15.000 kilomètres de chemins de fer ont été construits dans cette partie du pays.

Les immigrants ont apporté avec eux au Canada, durant l'année 1913, pour une valeur de plus de 3 milliards et demi en argent et en effets. Cependant ces chiffres ne montrent que le début du progrès et de l'accroissement de l'Ouest Canadien.

Si l'on se rend compte qu'il n'y a en culture que 10 % delà terre pouvant être défrichée, l'on peut facilement prévoir le développement considérable qui se produira dans les principales villes de l'Ouest, dans l'avenir.

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Ceux qui ont parcouru l'Ouest Canadien, même dans une période difficile, et de crise monétaire comme celle que nous traversons depuis un an, sont rapidement conquis par l'audacieux optimisme des hommes de l'Ouest.

Messieurs, l'optimisme est un état d'esprit nécessaire aux pionniers qui se donnent la tâche de mettre en valeur un pays de celte étendue.

Toutefois la crise monétaire actuelle aura un effet salutaire en refroidissant un peu cet optimisme qui, chez des spéculateurs, peut devenir dangereux. Il est certain qu'un ralentissement dans la spéculation sur les terrains de l'Ouest était devenu nécessaire, pour ne pas exposer notre pays aux pires aventures.

Nous avons dans notre système banquaire canadien une soupape de sûreté effective aux emballements de cette sorte, soupape qui a toujours fonctionné à temps, chaque fois que la situation l'a exigé.

Un sérieux examen des faits montre que l'immigration venant d'Europe et des Etats-Unis d'Amérique continuera pendant des années. L'étendue et la richesse du sol à cultiver, et les facilités pour y parvenir et l'exploiter sont trop grandes pour qu'il n'y ait pas toujours des hommes qui soient tentés d'y venir et de s'y installer.

D'autre part, les capitaux affluent au Canada, et les capitaux américains en particulier afflueront chez nous parce que nous sommes maintenant entrés dans celle phase du progrès où l'on sent le succès tout proche, et où l'argent n'a plus guère à attendre, pour être largement rémunéré.

L'achèvement des grandes voies ferrées de l'Allantique au Pacifique et les nombreux embranchements qui relient ces grandes artères nationales feront que, bientôt, les points les plus reculés du sol canadien seront accessibles sans effort aux colons nouveaux.

Nous avons des millions d'acres de terre à mettre en culture. Nos richesses naturelles sont incalculables : avec des hommes et des capitaux, nous atteindrons en cinquante ans la puissance productive qu'ont aujourd'hui les Etats-Unis d'Amérique.

Quand on réfléchit que ce développement économique se produira à la porte des plus grands pays du monde et sous l'égide d'une constitution politique qui offre les plus grandes garanties de sécurité générale, ce n'est plus montrer de l'optimisme que de croire à l'avenir brillant du Canada, c'est conclure sur une certitude.

D'ailleurs, cette opinion n'est pas seulement mienne. M. Eugène Dubern, dans un récent article publié dans France-Canada, citait les entrevues de deux grands financiers : Sir Edward Walker et Sir Thomas Shaughnessy.

Permettez-moi de terminer en vous les communiquant.

Le premier disait : « J'estime que la situation du Canada commande « un optimisme modéré », mais enlin de l'optimisme » ; et Sir Thomas Shaughnessy ajoutait :

a Ceux qui connaissent les extraordinaires ressources naturelles du Canada et l'esprit d'entreprise des hommes occupés à mettre en valeur ces richesses latentes ne craignent pas pour l'avenir.

« S'il est survenu un temps d'arrêt dans l'essor économique du pays par suite de la tension monétaire que subissent les marchés internationaux, c'est une bonne occasion pour les Canadiens de reviser leurs comples et de soumettre à un examen critique les habitudes de dépenses contractées, non seulement par les collectivités, mais aussi p:ir les particuliers, n 'Applaudissements . )

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Vie iotellectuelle et sociale.

Un monument en l'honneur de Champlain dans la province d'Ontario.

Nos lecteurs n'ont pas oublié les fêtes franco -américaines qui eurent lieu à Crown Point, en 191-i, pour célébrer le troisième centenaire de la découverte du lac Champlain par le grand explorateur qui lui a donné son nom. Un phare monumental fut élevé sur les bords du lac en Thonneur de notre compatriote, et une délégation, groupée par le Comité France-Amérique, alla remettre au comité d'érection le buste de « la France », sculpté par Rodin et acquis par souscription publique. Cette manifestation eut les plus heureuses conséquences, tant par l'intérêt qu'elle suscita dans l'opinion publique que par les relations personnelles qui s'établirent alors entre les membres de la délégation et les hommes d'Etat américains.

L'initiative de ces fêtes commémoratives était due aux Etats de New- York el de Vermont, comme les fêtes antérieures aux Canadiens français de la province de Québec. Elles ne furent pas sans lendemain, et nous sommes heureux, notamment, de constater qu'elles ont trouvé un écho dans les populations anglaises de 1 Ouest Canadien. Nous apprenons qu'un Comité exécutif vient de se former à Orillia, dans la province canadienne-anglaise d'Ontario, pour commémorer par un monument le troisième centenaire du premier voyage de Champlain dans cette région du Canada. C'est à Orillia, en effet, que Champlain établit son quartier général, d'où il explora et pacifia tout le pays huron, devenu depuis la province d Ontario. La date de 1613 marque donc l'avènement de la civilisation européenne dans l'Ouest Canadien, et les habitants de la province d'Ontario ont pensé qu'il importait de perpétuer par un monument le souvenir de celui qu'on peut appeler le fondateur du Canada.

Le président d'honneur du Comité de patronage est S. Ex. Sir John .M. Gibson, K. C. M. G., lieutenant-gouveraeur d'Ontario, et les membres du Comité comprennent les représentants les plus autorisés du monde politique et savant de la province, parmi lesquels nous remarquons : M. John Dearness, président àeVOntario Historieal Society; M. Chas. R. Me CuUough, président de VAssociation uf Canadian Clubs ; M. John R. Boue, président delà Canadian Press Association; D' Alexander Fraser, archiviste de la Province d'Ontario ; l'flon. J. 0. Reaume, ministre des Travaux Publics d'Ontario; M. Clarence M. Warner, président de la Lennox and Addington Z^is^y/'/ca/ Soci'e/i/ ; D' Robert A. Falconer, C. M. G., .M. A., président de l'Université de Toronto, etc. Le président et le secrétaire du Comité exécutif sont MM. G. -H. Clark etc. -H. Haie, à Orillia.

Les organisateurs se proposent d'élever un monument dans le parc de a Couchicning Beach », à une cinquantaine de mètres du lac Ontario ; l'emplacement qui a été choisi domine, à une distance de trois kilomètres environ, le goulet d'où partit l'expédition Champlain contre les Iroquois. Ce monument représentera Champlain,

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