‹ France-Canada (volume 2)Chapitre 25 sur 31 · gagées sur terrain concédés · texte numérisé non relu

gagées sur terrain concédés

6. Obligations nouvelles garanties en 1013 par le gouvernement. 16 —

Total 277 millions.

10 fram::e-gakada

Il y avait en plus 3 millions de dollars de notes à court terme et diverses charges annuelles, telles que prises à bail de gares terminus, etc.

Si on déduit les 277 millions d obligations ci-dessus du coût du réseau et du matériel, il reste -G millions, qui représentent à peu près la valeur comptable des actions ordinaires, dont le total est de 77 millions de dollars au nominal, sur lesquels 70 millions sont au nom de iUM. Mackensie et Mann, les promoteurs de l'entreprise. Le reste a été remis au gouvernement lorsqu'il a garanti l'emprunt de 16 millions de dollars émis en 1913. En sus de cette capitalisation déjà élevée, le Canadian Northern veut dépenser — pour achever sa ligne jusqu'au Pacifique et construire les embranchements jugés indisper.sables, — 70 millions de dollars, dont la moitié garantie par le gouvernement fédéral et faisant l'objet du projet de loi récemment voté pur le Parlement du Dominion.

Avec l'aide des A'j millions de dollars d'obligations que le gouvernement d'Ollawa vient ainsi de garantir, le Canadian Norlhern pourra compléter sa ligne Iransconlinentale en 1914. La pose des rails sera probablement achevée à l'automne. Les équipes venues du Pacifique rejoindront à celle date, dans les montagnes de la Colombie britannique, celles qui sont à l'œuvre plus à l'Est, dans les Prairies. Un service de marchandises pourra donc être organisé au début de 1913 et peut-être avant.

Cette grande artère traverse les Rocheuses à la passe Yellow Bead, d'où elle atteindra Vancouver par les vallées du Frazer et de ses affluents. Le profil en a été calculé pour pouvoir prendre dans les plaines du Nord-Ouest soixante wagons de blé et les conduire avec une seule locomotive à la côte du Pacifique. Dans cette direction, les rampes les plus fortes sont de 0,4 % , soit moins de 21 pieds par mille de 1.608 mètres.

De même, pour les trains parlant de Vancouver, les 400 premiers milles ne dépassent nulle part cette pente de 0,4 % . Seulement les 60 milles les plus voisins de la crête des Rocheuses ont des pentes variant de 0 4 % à 0,7 %. Celte disposition implique une ou deux locomotives supplémentaires à cet endroit pour les trains lourds venus du Pacifique. Mais, outre que ce n'est pas là la direction principale du gros trafic, soixante milles sont une bien petite dislance comparée aux vastes étendues parcourues par la ligne II est probable d'ailleurs que cette section sera exploitée par l'électricité dès que l'économie de la traction électrique en montagne aura été prouvée par une expérience suffisamment prolongée. Le Canadian Northern, outre les 43 millions d'obligations portant la garantie du Dominion, pourra, d'après la législation existante, émettre une tranche égale d'obligations pour construire, dans les années qui vont suivre, des embranchements qui alimenteront sa ligne transcontinentale. Mais ces 4.o millions sont réservés expressément pour les embranchements et ne peuvent être affectés à la ligne principale.

La partie la plus onéreuse du système est évidemment, comme pour le Grand Trunk, celle qui, de Sudbury à Port-Artiiur, se iléveloppe au nord des Grands Lacs, dans un pays non peuplé, peu hospitalier aux colons. Cette ligne a été construite dans le but de rendre la compagnie indépendante du Canadian Pacific, qui possède une ligne parallèle établie à peu près dans les mêmes conditions. C'est une sorte de pont entre les parties est et ouest du système, peut-êlre construit prématurément.

Les ressources territoriales actuelles du Canadian Northern sont d'environ 800.000 arpents dans les Prairies, et sur les 4 millions que le Trésor lui avait

LE Q0U\T:RNEME>'T canadien et les CBEMIWS de fer 11

octroyés, 2 millions dans l'Oniario septentrional, couverts de forêts. 11 y a aussi un demi-million d'acres dans le Nord de Québec. La compagnie a hypothéqué ces terres pour un total d'environ $ 2i millions. Mais ces hypothèques sont rachetées au fur et à mesure de la vente des terrain y affectés.

Pour obtenir la garantie du gouvernement sur le-j S 4^5 millions en discussion, les promoteurs du Canadian Northern, M.M. Mackenzie et Mann, ont dil faire de grandes concessions et lui remettre pratiquement le contrôle de la compagnie.

Le gouvernement recevra du Canadian Northern une hypothèque sur ses lignes dans les trois provinces des Prairies ; en outre, M.M Mackenzie et Mann lui donneront en gage les intérêts qu'ils possèdent sur des terrains situés dans les villes et sur d'autres terres. La loi stipule que les sommes tirées de l'émission des obligations pour laquelle le gouvernement donne sa garantie seront uniquement employées à l'achèvement de la ligne transcontinentale. Il est prévu que MM. Mackenzie et Mann s'engageront à ce que les emprunts temporaires et la dette flottante, se montant à 26 millions de dollars, ainsi que les sommes dues aux entrepreneurs, soient payés sans avoir recours au montant tiré des obligations garanties.

Dans le cas où la Compagnie serait dans l'incapacité de payer l'intérêt des obligations émises ou de rembourser ces dernières à date d'échéance, le gouvernement pourra remplacer les directeurs actuels par de nouvelles personnalités qui, avec son approbation, pourront gérer l'entreprise comme fidéi-commissaires de la nation canadienne; ou bien il pourra effectuer le transfert des lignes dont dépendront les titres ayant leur intérêts ou leur remboursement en souffrance à toute autre compagnie créée dans ce but.

Dans l'exercice au 30 juin 1914 on escompte des recettes brutes de 23 à 25 millions de dollars. Avec l'achèvement de la ligne transcontinentale, on espère voir ces recettes monter rapidement à 50 millions de dollars. Cette dernière éventualité est naturellement subordonnée à la rapidité avec laquelle le peuplement du nouveau territoire ouvert à la colonisation parla ligne en achèvement se peuplera. Ci-joint les comptes des revenus des trois dernières années.

Canadian Northern Ry C°.

.Milles en exploitation 4.297

Recettes brutes S ■24.277.479

Recettes nettes o. 773.868

-f rev. divprs 7.023.868

Charges fixes 6.179.138

Solde pour dividendes 844.730

Dividendes distribués 0

Surplus 844.730

Gain % sur l'action ordinaire t , 22

^La fin au prochain numéro.

S. Glillotel,

Professeur agrégé de l'Cniversilé

Les faits du mois au Canada.

5 Mai. — L'énorme développement de Montréal, qui peu à peu annexe les villes de sa banlieue, grève lourdement le budget de la ville. Le rapport du trésorier montre que la caisse municipale sera en déficit de plus de trois millions de dollars à la fin de l'année fiscale.

6 Mai. — Le « Columbian » brûle en mer non loin de la côte. Une partie de l'équipage a péri.

12 Mai. — On annonce officiellement que S. A. R. le prince de Teck, cousin et beau-frère du roi, succédera comme gouverneur général du Canada au duc de Connaught.

13 Mai. — La question des chemins de fer soulève de graves difficultés pour le gouvernement. L'Intercolonial donne de faibles résultats. Il va falloir aider le grand Troue Pacifique à terminer sa ligne dont la construction aura coûté 40 millions de dollars. En outre les Communes discutent l'emprunt de 45 millions de dollars pour le Canadiau Northern, dont la ligne n'est pas achevée non plus et qui se trouve dans une mauvaise situation financière. L'opposition libérale résiste à cet emprunt, auquel cependant le gouvernement ne peut pas se soustraire, sous peine de laisser tomber cette vaste entreprise.

16 Mai. — L'honorable M. Mercier, ministre de la colonisation de Québec, nommé à la mort de l'Honor. Ch. Devlin, a été soumis à la réélection dansson comté d'après la loi canadienne qui veut qu'un nouveau ministre se présente à nouveau devant ses électeurs. L'Hon. Mercier a été réélu par acclamations dans Chateauguay.

17 Mai.— Les délégués chargés de négocier la paix entre les Etats Unis et le gouvernement mexicain s'installent à Niagara-Falls (Ontario).

18 Mai. — Ouverture du premier congrès canadien et international dit « des bonnes routes ». Il est ouvert par Sir Ch. Langelier et Sir Lomer Gouin.

Le village de Portage du Fort (Ontario) est complètement détruit par un incendie.

19 Mai. — Mort de l'Hon. F. B. Monk, ancien ministre des Travaux publics dans le cabinet Borden.

Mort de M. Wainwright, vice président du Grand Tnink.

23 Mai. — Le steamer Eemegatu J/nruamenaità Victoria(Colombie Britannique) 400 Hindous. Le gouvernement a voulu les empêcher de débarquer d'après la loi qui exclut les Orientaux du territoire canadien. Les Hindous protestent parce qu'ils sont sujets britanniques.

24 Mai. — Un prix d'histoire du Canada est fondé par l'Université d'Ottawa.

28 Mai. — Catastrophe de VEmpress of Ireland navire de la Compagnie du Canadian Pacific, qui se heurte dans le brouillard avec un navire charbonnier en face de Rimouski, dans le Saint-Laurent, et sombre en 10 minutes. Il y a plus de 1.000 victimes.

Sa Grandeur Mgr Begin a reçu, avec douze autres archevêques, le chapeau de cardinal à Rome. A cette occasion, une salve a été tirée à la citadelle de Québec; toutes les cloches des églises ont sonné et la ville entière a été pavoisée de drapeaux et d'oriflammes.

29 Mai. — Le bill autorisant le gouvernement à prêter 43 millions de dollars au Canadian Northern a été voté en première lecture aux Communes. Les trois amendements de l'opposition libérale ont été repoussés.

L' Administrateur- Gérant : A. de Foucauld. paris, imp. levé, rue cassette, 17.

Ouvrasses déposés aux Bureaux du Comité,

{Il sera rendu '.omplr: dans Fraiici'-Aini-riqiie de tout ouvrage dant doux exemploiref nnront été déposé!: aux bureaux du Coniilè).

EooL.vui) Mu.NTPKirr — Lex snrrinnurs finnraUex ou l'unoila. — I'Imu-Nouii il et C'', l'nris. 191 i. — In- 18° de 40 pages.

Cette im|ioitante brochure réiiiiil les deux conréieuces si remarquées <|ue M. Edi)uard Monlfielil, professeur à rUniversité Laval, sei-rétaiie fténéral du Comité France-Amérique (section canadienne!, a faites à l'Ecole des Si-iences politiques, sous le patronage ilu Comité Vrance-Atnérinue (^y de la l'anadimiir. l'an dernier. Tous ceux ([ui s'intéressent aux rapports de la France et du (^anada auinnl plaisir :i n-lroii\iT ilaii> cette lirochiire le ifxle intégral de ces conférences.

Oi'iicK NATioNAi. iiEs vAi-KCHs MoBiF.iKHKS. — .Uiituilin' lUI'-i-IUI 'i . — 1 1 11 pri lueiie de la Presse, Ifi, me du (;rr)issatit, Paris. — In-S" ,\i- S7: pages.

fvMM. UK .Maui.kuik. — l.o rorif iiili'rnalionalr du monde ou millionième et tu l'ouference de Paris. I lO-IH drcemhrr 191:1. ) — l.ibiairii' .\rinatid Colin, lô:{, l.oulevaid Sainl-.Micliel, Paris. In-.S ■ d<' 1 t pages.

Henry Vii;.NAn>. — L'Américani.imeel la Socirlr des Aniriironisles de t'oris. — l.iliraiiii- Ernest Leroux, 28. rue Bonap;irte, Paris. — ln-8" de 28 p|u.'es.

E l)KiuiiiK. — Lrx ritlorisatiiiHs hri'silieimi's. — I.iliraiiii' de la Société îles Recueils Sirey, 22, ru.' Soufllot. Paris, l!Mi. — ln-8° de 2fi> pages.

Officf, .Naiionai. i>ks r.MN khsmks kï Ec:o[,k.s fkançaises. — Les Inirersités ri les Ecoles françaises. Knseiynrini'nl supérieur, ensi'ifjneuxoits teclmiiiues. — liiiprimei je {.amusse, 17, rue ilu Moiilparnas>^e. i'.iris. — ln-18 de HOO pages.

.\m\iii> Nkkmi. — iiii<iène. nouvelli- im-xicaini-. — l.ilir;iirii- l.écin Vanin, l'.i, quai Saint- Midi. -1, l'an-. ln-18» de 7'.t pages.

MiNiSTiîiiF; iiEs Thavai X iMur.iiis iik .Mo.nikvuiEo. — .inuoria Estadislico ite la liepuhlira Oriental del l'ruijuaij. aiio I !)()!>- 1910. - Iniprenla ailislica y encuadernacion île Juan J. Iiornaleche, calle C.irr.. l.argo 7S:t y 7s:;. Monlevi.l.-.,. |'M2. — lii-t» île ".Oïl pages.

Oihavf; Ciiahpkntje». — l'ornies infernnur. — i liaipenlier et Sag.il, .■dit.'urs, '.', pla.-e île la Bourse, Paris. — ln-8» de iX\ pages.

I.MiN .1 \. i.ii. — lu journilt inédit ilu .sic;//' ilr Louisliiiuni i Ile du Cap Itrelioi i en IlôH. — Alcan. Paris. l'.iCi. — ln-8»<le W't pages.

Ce mémoire. extrait d«"S Mélanijet d'histoire uf/'erts a .\l. ('hurles Brémioil, contient l.'s pai'lie.s les plus intéressantes d'un journal tenu pendant le second siège de i.ouisl.ourg par un des officiers défenseurs de la place. .\l. Léon Jacoh n'a mallieureusemenl pas pu percer l'anonymal. La leclure de ce journal met en pleine évidence la responsalulité du commandant en chef de l'escadre (|ui gardait le port: M. Des Goult.'s (tel était son nom n'aida nulL^menl, comiiii' il I . l'il .h'i, M. de Drucourà ilélViidr.- la place, et à lui in.'omhe la r.'spdusaldlité île In cliiil.' .I.liiiiliv .1.. I..iuisl..iurg, .'il I7:;c.. II. I".

Fm'iii- un; CiiiKiii . Les jinifs d' .4tlionie et leui hislmie. — P. liosi.i. éditeur, 2ii, lUe Iticlielieu, Paris. — ln-8».

L'auteur, un spécialiste des questions oiientales, donne dans cet ouvrage le résultat de laborieuses recherches. En outre de sa documentation personnelle, il a résumé les travaux les plus importants et les plus récents, tant français qu'étrangers, qui ont paru sur ces questions. I»ans un style clair et précis, il expose un tableau complet de l'état actuel des pays albanais Voici quel est le plan .le ce livre: Première partie:Les habitants caractère, ino-urs. coutumes, langues, contes. |ioésies). Deuxième partie : Lu Contrée ethnographie, géographie physique, économie piditi.|ue). Troisième paitie : Précis d'histoire. Dans cette dernièie partie, on lira avec intérêt l'épopée de Skander-Beg et le rôle si brillant, bien que si peu connu, joué par les Français dans ces régions. Les derniers événements on fait l'objet d'une étudi' particulièrement développée, ainsi «lu'uni' vue d'ensemble sur la situation présente du nouvel Etat et I.-s cliancs qu'il peut avoir de progresser. Ce livre sera lu avec pndil par les personnes qui veulent se faii.' une opinion sui- cette gravi- .|u.'Stion albanaise. .|ui a déjà causé tant d'iiii|uiéliidi"s .'t au suj.'t il.' laqutdl.' I.' d.'rnier mot n'a pas été dit.

Diiecciun iieiiciat île Tclei/raft». liolirin. — liil'oi'iiie preseiiltulu ;il Miiiislrrio Mi' (loliierno y Fonienlo por ri Director ilel raiiio : seiior Moscrido \illabo.s. ('..■sii,,ii il-- l'.i|'J-l'.M:i. — Imp. Velaide, l.a Paz. ln-8" di' liMi ]M\f;r>i.

Uiieccmi General de Ohms Piilillnix, Boliina. — liilnnu,' Aniiiil l 'M 2-l'.i I :i. — l':!!. (iiaf. ■< La Picnsa ".José L. Calcleron l'.ii:i. lii-.S" ilr l'JT pages.

GuiLLKllMll SAN.Il.Ni's. — /)((.< Heilliijr lliiUrieil llllll Seine y.Kl.llilfl. — ll.llllliUlg Juli I1I13. DrurU vciii l'aiil Hahsl, llaïuhuig 3(i. lii-S" do lOV pages.

Worhl Peciee Founrinliou. — The Coiuiiiissinii nT liii[uirv ; ïlir Wilsim-Hivaii l'rare Plan, its oiigin and developmenl, by Denys P. Myers. i(i Ml. \'iMiinii Slii'id. liuslon. NoxcMilire 1913. Vol. III. .\o II. Part. I. In-S» de 2(i pages.

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