A. — L'OR
D'après Charles Of, dans « The Minerai Industry », la valeur de la production mondiale d'or en 19) 2 a dépassé celle de toutes les années précédentes. L'augmentation sur 1911 était de dix millions de dollars (2), soit 2,2 % du total. Cette augmentation était due entièrement au rendement beaucoup plus considérable durant cette année des mines du Transvaal. Les autres mines africaines — (surtout celles de la Rhodésie et de l'Afrique Occidentale) — présentèrent des augmentations de production suffisantes pour contrebalancer les déficits de celles des Etats-Unis, de la Russie et du Mexique. En 1912, comme pendant les quelques années précédentes, les mines d'Australasie n'ont cessé de diminuer leur production. Au contraire, les mines d'Asie (surtout certaines de l'Inde Britannique) augmentent la leur. En Russie, la baisse est due au manque d'eau dans plusieurs des placers les plus importants, comme ceux delà « Lena- Gold Mining Company » qui, pendant deux ou trois ans, étaient les principaux produc^ teurs de la Sibérie. Des conflits ouvriers ont aussi entravé les opérations de certaines compagnies. Les troubles politiques du Mexique sont la cause principale du déclin de la production minière de ce pays.
En 1912. de petites découvertes d'or ont été faites un peu partout, mais on ne peut rapporter la mise au jour d'aucun nouveau district aurifère très important. La terre commence à être tellement explorée qu'il n'y a plus que bien peu de contrées dans lesquelles on puisse s'attendre à trouver un autre « Klondike ». Le Congo Belge en Afrique, quelques Etats de l'Amérique du Sud et les provinces de Mandchourie et de Mongolie en Chine sont probablement les seules régions dans lesquelles il y a encore beaucoup de découvertes à faire au point de vue minier.
Le Continent Africain est aujourd'hui le principal fournisseur d'or du monde, grâce à l'extraordinaire production du Transvaal. L'.Afrique intervient en 1912 pour 43,1 % dans la production d'or totale le Transvaal seul pour 40,1 % ). Le Continent Nord-Américain occupe la deuxième place avec 27,4 % (les Etats-Unis seuls comptant pour 19,5 »o j. La production de l'Australasie, qui autrefois atteignait à peu près le 1/3 de la production mondiale, n'est plus à présent que de 12,1 %.
Le Canada, dans l'ensemble des producteurs d'or, occupe le septième rang (voir graphique n° 1 , ce qui représente à peu près 2,3 % du total. C'est peu, somme toute, car le Canada jouissait il y a quelques années d'une place plus prépondérante quant à cette production. Nous verrons dans la suite de cet article par quelles causes s'explique cette diminution.
(1) Voir le graphique publié dans le numéro de juillet 1914 sur l'or au Canada et dans le monde.
(2) Le dollar à 100 cents vaut environ de 5 fr. 15 à 5 fr. 18.
L'or fut découvert dans diverses provinces du Canada vers 1858, et depuis cette année la production du Canada s'éleva graduellement à un maximum qui fut atteint en 18q3 ; elle redescendit ensuite à un minimum en 1801-92 pour remonter jusqu'en 1900 par suite des découvertes faites au Yukon. Pendant neuf ans, le taux de production diminua à nouveau régulièrement ; en 1910 et surtout en 1912, nous assistons à une nouvelle augmentation que l'on doit attribuer aux excellents résultats obtenus dans l'Ontario par l'exploitation du district de Porcupine. En 1912 d'ailleurs, toutes les provinces canadiennes qui produisent de l'or, sauf la Nouvelle-Ecosse, ont augmenté leur production.
La quantité d'or extraite du sous-sol du Canada en 1912 est de 611.88oonees (1), valant 12.048.794 dollars. Au total, de 18r;8 à 1912, il a été fourni par le Canada 13.010.309 onces évaluées à 310.294. 839 dollars.
On peut admettre que l'or se rencontre dans presque toutes les provinces du Dominion ; mais la « production » du métal est limitée aux provinces de la Non velle-Écosse, de Québec, de l'Ontario, de l'Alberta, de la Colombie Britannique et au territoire du Yukon, qui renferme la riche région aurifère du KIondike. Dans le graphique n" II, nous représentons les fluctuations subies dans chaque province par celte production aurifère depuis 1807 (établissement de la Confédération). On constate aisément que c'est en 1900 que le maximum fut atteint, soit 1.330.037 onces d'orévaluées à environ 27.908.133 dollars. La plus grande part dans cette production considérable revenait au Yukon qui, pendant cette année, produisit 1.077.330 onces valant 22.273.000 dollars (2).
Actuellement d'ailleurs, c'est encore le Yukon qui occupe le premierrang au Canada^pour la production de l'or.
H. Lanreys.
Fro/esieur à l'École des Bautes Études de Montréal. [A suivre.)
Le gouvernement Canadien
et les Chemins de fer
L'achèvement des nouveaux transcontinentaux et le resserrement du crédit (3).
L'immig ration cl la crise. Premiers signes d'amélioration.. — En résumé, depuis l'été dernier, il y a crise au Canada, et celte crise s'est manifestée d'abord par la baisse soudaine des prix extravagants demandés dans l'Ouest pour les terrains urbains. Elle est beaucoup moins intense sur les terrains agricoles. Puis elle s'esl communiquée aux recettes des chemins de fer et à celles des douanes. Le budget a vu ses diverses
(1) L'once troy, dont il est question ici. qui clans le système .anglais de poids et de mesures est deitinée spécialement aux métau.x précieui, est admise dans'ies conversions pour 31.1042 grammes. (2] An. Rep. Min. Prod. Canada. 1912, pages «3 et "3. (3) Suite et fin. V. le numéro précédent, p. 4-11.
sources de revenus faiblir; le nombre des immigrants a lui-même diminué dans de notables proportions à partir du mois d'août 1913, comme le montre le tableau des arrivées depuis avril 1912.
Immigration au Canada Vannée fiscale commence le 1" avril.
Avril 62.931 Avril 73.283
Mai G6.S22 Mai 73.138
Juin ■'1-2.893 Juin 63.783
Juillet 34.296 Juillet 40.700
Août 32.867 Août 31.851
Septembre 31.140 Septembre 25.510
Octobre 27.192 Octobre 20.646
Norembre 20.217 Novembre 12.986
Décembre 13 025 Décembre 9 . 622
Janvier 10.900 Janvier 5.840
Augmentation
OU
diminution
Total 10 nioi.s 344.983 Total 10 moi.s 356.430 + 3%
La diminution n'a donc commencé que versiafin de l'été de 1913, alors que déjà les signes précurseurs d'une dépression industrielle et commerciale avaient été visibles depuis plusieurs mois. Cette diminution s'est d'ailleurs accentuée rapidement si on ne regarde que le pourcentage mensuel. .Mais comme les statistiques portent depuis lors sur des mois d'hiver, peu favorables au mouvement des colons dans ces pays froids, il convient d'attendre quelques mois pour être fixé sur létendue de la réaction.
Déjà, dans les provinces de l'Est, des usines qui avaient beaucoup réduit leur personnel commencent à reprendre des ouvriers et à augmenter leur production. Avec une bonne récolte, l'amélioration se fera plus nette àl'automne, et les grands travaux que les emprunts garantis par le gouvernement vont permettre d'effectuer sur les réseaux du Grand Trunk et du Canadian Northern contribueront beaucoup à une reprise. Car l'arrêt forcé de beaucoup de chantiers à l'automne dernier a été un des principaux facteurs de la dépression actuelle.
En tout état de cause, le crédit de l'État fédéral reste intact. Il emprunte à i % sans plus de difficulté que les contrées les mieux assises dn vieux monde, et ce n'est pas un privilège banal pour un pays neuf.
Quant aux compagnies de chemins de fer, qui ont été aussi en Europe de gros emprunteurs, elles sont, au point de vue de la solvabilité, sur des plans bien différents.
Seul, le Canadian Pacific est arrivé à un degré de maturité et de stabilité dans les recettes qui permette de ranger ses actions comme titres de placement de premier ordre. Mais certaiaeraent son crédit vaut celui de n'importe quelle entreprise similaire au monde, aujourd'hui autant qu'hier, en dépit d'une diminution de recettes qui n'apparaît si forte que par comparaison avec l'année 1913, qui fut exceptionnellement prospère.
Efifectivement, pourles dix premiers mois de l'exercice courant, les recettes du Can«dian Pacific soDt en progrès sur V avant-dernier exercice de neuf millions >; de dollars.
Cette constatation rend évidente l'erreur qui consiste à ne voir que la comparaison avec l'année précédente. Or, depuis 1912, le Canadian Pacific a subi la concurrence du Canadian Northern et du Grand Trunk Pacific pour h plus grande partie de leurs lignes nouvelles. Cette concurrence, qui va auj;menter avec racbèvement des deux transcontinentaux et l'ouverture du canal de Panama, a néanmoins produit d'ores et déjà son plus grand ellort.
Quant aux deux jeunes rivaux du Canadian Pacific, il serait bien téméraire de prédire qu'ils ne réaliseront pas les espoirs placés en eux à leur naissance. Tout au plus celte réalisation est-elle différée par la crise actuelle.
Le nombre de pays offrant des terres fertiles aux colons avec un climat sain et l'ortifiant diminue sans cesse, et il est absolument improbable que le courant d'immigration désormais établi entre l'Europe et le Canada s'arrête brusquement. Les statistiques des mois prochains vont l'tre fort intéressantes à consulter à cet égard. Elles diront si les colons déjà arrivés découragent leurs parents et amis d'entreprendre le voyage à ce moment-ci ou s'ils continuent, comme cela est à peu près certain, leur confiance à leur pays d'adoption.
F. GUILLOTEL, Professeur agrégé de l'Université.
Les faits du mois au Canada.
3 Juin. — Le prêt, de 43 millions de dollars demandé par MM. Mackenzie et Mann, directeurs du chemin de fer du Canadien Nord et propriétaires de la plus grande partie des actions de cette compagnie, a été volé par les Communes avec une majorité de quarante voix et adopté par le Sénat, malgré l'opposition des libéraux.
5 Juin. — .M. Borden. premier ministre, fait adopter un bill accordant la gaiantie du pays pour une nouvelle émission d'obligations de 10 millions de dollars par la compagnie du Grand Tronc Pacilique alin de permettre à celle-ci d'achever la section de sa ligne qui traverse les Rocheuses. Le prix de revient pour cette section est de 13.000 dollars par mille de voie construite.
6 Juin. — La catastrophe de \'Empref:s of Ireland coulé par un charbonnier en face de Rimouski, continue à causer une émotion considérable à Québec. Des scaphandriers essaient de retrouver des cadavres dans les lianes du vaisseau et examinent s'il sera possible de le renllouer.
9 Juin. — Une effroyable tourmente s'est abattue sur la côte de Gaspé causant de grands désastres. Deux cent cinquante barques de pèche ont été brisées par la tempête. Il y a de nombreuses victimes.
H Juin — Le troisième congrès franco-canadien de l'Alberla, tenu à Edraonton, a remporté le plus vif succès. Il était présidé par Mgr Légal, archevêque d'Edmonton, qui fit un très beau discours sur la nécessité pour les catholiques de garder leur langue pour conserver leur foi. Les Honorables L. Dubuc, Garripy et Turgeon ont parlé de l'excellence du langage français.
17 Juin. — L'.\ssocialion Catholique Franco-Canadienne de la Saskatchewan a tenu un congrès présidé par Mgr Langevin, archevêque de Saint-Boniface. et par Mgr Légal, évêque de Prince-Albert, par l'Hon. G. W. Brown, lieutenant-gouverneur de la Province, et par
l'Hon. Coderre ministre au Parlement fédéral. Le Congrès a émis un vœu pour la formation d'un comité permanent de colonisation canadienne française.
20 Juin. Le retour du cardinal Begin à Québec est l'occasion de fêtes d'une grande
solennité. Toute la population acclame le cardinal et 40.000 personnes l'accompagnent à son arrivée.
22 Juin. — Un congrès de l'enseignement secondaire se réunit à Québec à l'Université Laval et comprend plus de 200 congressistes.
24 Juin. 11 est tombé de la neige aux environs de Sherbrooke et dans le comté de
Me^antic. A Hillcrest un coup de grisou dans les mines de houille a causé 186 morts.
25 Juin. — La ville de Salem (Massachussetts) a été à peu près détruite par un terrible incendie. Il y a de nombreuses victimes et les pertes sont évaluées à vingt millions de dollars. Plusieurs milliers de personnes sont sans abri.
29 Juin. Des élections provinciales ont eu lieu en Ontario. L'intérêt de la lutte
consistait dans l'opposition que les Canadiens Français ont dû faire au cabinet Whitney qui s'était refusé à reconnaître les droits de la langue française dans les écoles. Le ministère Whitney est revenu au pouvoir avec une forte majorité, mais le D' Rhéaurae, ministre des Travaux publics et M. Champagne, député, tous deux Canadiens Français, mais qui s'étaient refusés à défendre la cause de l'enseignement bilingue, ont été tous deux battus.
30 Juin. — On annonce de Saint-Boniface que S. G. Mgr Langevin vient récemment d'acheter l'emplacement du fort Saint-Charles, bâti en 1734 sur les bords du Lac des Bois en Minnesota, mais sur la frontière manitobaine. On sait qu'en 1908 des recherches entreprises par l'Archevêché de Saint-Boniface avaient fait découvrir les restes du fils aîné de La Verendrye, l'explorateur du pays, du Père .\ulneau et de leurs 19 compagnons qui avaient été massacrés là par les Sioux en 1736. Mgr Langevin a l'intention d'ériger une chapelle sur cet emplacement.
LA4mm*t^Btnr.G4n!m< : A. iw Foccaot*. fam». ». urrÉ, »»e casktik, 17.
Ouvrages déposés aux Bureaux du Comité.
{Il sera rendu compte dans France-Amérique de tant oui rage dont deux exemplairea auront été déposés aux Bureaux du Comitr).
Ai.iRKO RKiiKi.r.rAC, membrr il-' l'Iiislidit, i-oiisimv;iIi'iii- df la Kil)lir,lhHi|iip de l'Institut. — l.rs joints liixtiiriqiirs de la llihliiil/iniiir ThiiTs. — I .iJjiMirii' ('.li,iiii[ii(iri, :;, me Malaquais, l'.iris. l'UÎ. — hi-S» (If 12 (laKfs.
(lu lit dans cidle liinehuM- •• l'oui les Klats-Uiiis de l'Aiiifriqui- du .Nidd, d'apn'-s d>-s ri'ii- " seignements l'uurnis [lar M. James 11. llyde, on a formé une petite, mais très pratiriue col- « lection de liildiograpliies (|ui ne se trouvent, je erois bien, àl'arisiinechez nous et chez lui. " .M.Jean de Nervo nous a oUVrl, au nom de leu M. Caubert de Ciéry, anrien ami di' .Melle « Dosne, dos documents de stalistic|ue financière américaini^. A la liil>linlhi-(iui' de l'Institut « l'amitié fidèle des .Vniérieains du ud habilant Paris nous a conlic jadis tout n' i\n\ restait •• de la <c Hibliolhèque Bolivar •>, coiiime j'ai eu naguère l'occasion de le rappeler d.ms la « revue Francc-Amrvique de M. Ilanotaux (juillet lïtio, p. tâS-WCl.
Fh.\N(.;ois Mauuy. — Le plurement stable : ses bases, ses réç/les, ses résultats. — Dans ce petit livre, M. François Maury, directeur de Finance-Un irers, a su condenser toutes les notions relatives à la gestion d'une fortune mobilière. Ot ouvrage, métliodiciuement ordonné et clairement écrit, suit, en efl'el, le capitalisfe pas à pas, eu lui indiquant ce (|u'est un idacement stable et comment l'accomplir. Il eonlient en peu de pages un enseignenjent financier aussi complet que sim[)le, ayani p<iiir biil d'apprendie à l'épar^-'iianl à conserve]- S((n patrimoine et à en tii'cr uti revenu léguliei el avanlagen\.
IkiiKiii (iiiiAi II. - Conséquences éconiinniiiirs paiir Ir l'nil de Marseille de ta prochaine ouverture du Cnnat dr Panama. — Barlatier, 17 et lu, me Venture. .Marseille, 19tV. In-8" de IH page-.
A la \eille ,1e luiiveil lire ilu Canal (le l'iiiiiiiH.i, la Clianiliic de ( ;i.iiiniei .c de Mai-cille s'est pirMj(cup('e de la répercussion |Jossible de la créalinii de celte vnie niiuvidle sur sdii eomnierce et sur le mouvement de son port, et elle a confié à son distingué secrétaire, .M. Hubert (Jiraud le soin d'étudier cette délicate question. C'est son rapport, adopté par la Chambre de Ciimmerce, (|Ue M. Giraud publie aujourd'hui. On lira avec intérêt les considérations expos('es dans cette bnichure el inilaninient la conclusion, où se trouvent indi(|uées les raisons qui militent en faveur de I Clablissemenl d'un service régulier de navigation de .Maiscille aux .\ntilles cl, jwir Culiui. aux ports de la (-(Me ouest de l'Amérique du Sud.
LWnniiiiire nf/irirl df lu jiiditnilf. — l'ii vol. :ill X -I. illustré. .Maine, éditeurs, Tours (Indreel-l.oirel, l'.lfl.
Ceu.x qui s'intéressent à la publicité nous sauront gré de leur signaler l'apparition d'un ouvrage ijui leur rendra des sei'vices. Il s'agit de IWnnuaire ofl'uiel dr la l'uhliritr et des industries qui s'y rattaihont (|ue vient de publier la maison .Marne, Tours Indre-et-Loire) et qui contient des renseignemenis sur : la liste des agents de publicité: les tarifs do la publicité dans les journaux et périodiques de Paris et des départements; la liste des afficheurs de Paris et des départements; les industries se rattachant à la publicité : imprimeurs, graveurs photograveurs, fabiicanfs de primes, etc.; des] ren.seignements généraux sur l'affichage, la |iulili(ile dans les journaux, la pnblicifi- lumineuse, et un commentaire des lois qui r('gissenl la publieile. L'Annuaire of/iriel de lu l'iihitritè forme un magnifique volume du jirix (le lli flancs, illuslré de nombreuses gravures dont sept hors textes en couleurs.
Ai.iiKui .Ikiin. — /•'((///•)■ ( IS l!>.l!)(U I. Wiles sur un peintre de transition. — Edition de la revue Art rt'l'er/iiii.iiir. Paris. Il his. rue de Suiène, \:H't. — In-Ki de 22 pages.
I»L l'oNT i:r Knii.Ani. — Chnuins de fer. Mines rt Vuleuis Industrielles des Etats-l'nis el du Canada ( nui I. — lîan(|ue Duiionl et Kurlaud. Paris. — In-V» de 170 pages avec 9 cartes sur les chemins de fer des Etafs-Tnis et du Canada.
P. Jru.iEN-CiiATKL. — l'n échec cauiiuerriiit de la France au Canada. — Editions de la Pensée (le France. —Librairie ft. Duval, 71, rue de Seine, Paris. — In-8" de 62 pages.
SociKTK DR GKomiAPiiiE. — Ciini/res national des Sociétés françaises de Oéofiraphie. :! f session. Cotnptes rendus. ~ Masson cl (.'«, éditeurs, Paris, i'.H V. — ln-8» de 332 pages.
Gkokgk Eames Harstow. — .1(1 article uritten for the Vtallas-Calrestun news on the création of a 'World Centre of Communication. — Barstow, Texas, l'. S. A. — In-S" de 10 pages.
Tratado de 6 de ahril 191 i : Ksiados l'nidos ij Coluinhia. — C.isa Editorial de El Ldwral Bogota. — ln-8" de tii pages.
François Mallen. — Los Estados Unidos de ISorle America y las Hepublicas del Sur : repexiones sitgeridas por ta insinceridad de los directorcs politicos del gran piieblo del Korte, con moHvo del llamado incidente de Tampico. — Panama, aliril de 1914. — ln-8° de 22 pages.
Northern Navigation Company Ltd. — Niagara, to tlicsea. — 20 pages.
L'Athénée Louisianais. Groupe de l'Alliance Française. — Comptes retulus de l'Athénée Louisianais. Procès-verbaux. Alcée Forlier. — Imprimpiie Philippe :îiu:ili. Passage de la Bourse, Nouvelle-Orléans, 1914. — ln-8° de 74 pages.
Alfred PellaNd. — La Gaspésie : Province de Québec. Vantes champs o/lerts à lu colonisation et à l'industrie. — A. P. Pigeon, imprimeur, lO'l/iOO. Ontario Est, Moiilréal, l'.M4 — ln-8" dr 27o pages.
Le livre que vient de publier M. Pelland sous la direction du minisUc de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, est une monographie très complète d'une région de la province de Québec : La Gaspésie. L'auteur se place surtout au point de vue de la colonisation. Toutefois, même au simple point de vue géographique, ce petit livre est plein d'indications précises qui seront utiles au géographe.
Der Panama Kanal (die bedentung des Kanalbaues, seine teclinil: und Wirtschaft, von Dipl. ing. Max D. Fiegel) (avec 16 gravures et un plan du canal rlif/ Di.liich Hcimer lErnst Aohsen) à Berlin 1911.
M. Max Fiegel nous donne un livre de deux cents pages, cliiiiciiu'iii c(ini;u l't écrit sur la question du canal de Panama. Dans une première partie, laiih ni- examine les différents systèmes de construction du canal, en exposant leurs avantages et inconvénients. La deuxième partie de l'ouvrage est de beaucoup la plus importante : elle est consacrée aux études li( liiiiqurs, à l'outillage et aux procédés utilisés par les Américains pour creuser cette imniiii-i r\, ;i\,iiion et établir au moindre coût ce travail gigantesque.
Aprè^ .ivoii rxposé la construction du canal, M. M. Fiegel nous explique minutieusement l'organisation de l'administration de la « zone» possédée par les Etals-Unis : imtin dans la quatrième et dernière partie, le lecteur trouvera une étude de la question du canal au point de vue de la politique américaine — politique militaire et commerciale — el l'galement sur l'influence de l'ouverture de l'Isthme de Panama pour les relations p(ditiqur's et commerciales du monde.
Georges Albert, conseiller du commerce extérieur. — Etudes Financières. — Chez l'auteur place Vendôme 22, à Paris — 1912.
M. Georges Aubert en rentrant d'un voyage tout récent dans l'Amérique du Sud a eu la bonne pensée de réunir plusieurs études concernant : fie marché de New-York, 2° le crédit du Brésil en France et en Angleterre 3° quelques réflexions tinancières sur le Brésil et la République argentine 4° les spéculations de terrains et les placements immobiliers à Buenos- Ayres et en Képublique Argentine.
Le lecteur trouvera dans cette brochure do deux cents pages, dans une langue toujours alerte, des aperçus très intéressants sur la vie économique de ces républiques on pleine évolutioa, et particulièrement sur la spéculation si intense en matière immobilière. Des conseils pratiques sont donnés aux Français pour le placement de Imirs capitaux et la défense de leurs intérêts dont nous pouvons faire tout notre prolU.
Burnier. — A-B-C des opérations à la Bourse de Neic-York et des placements en valeurs mobilières aux Etats-Unis, chez Fontemoing et C'= éditeur, 4 rue le GofT. 1912.
Si M. G. Aubert a traité le marché américain à un point de vue assez général, M. Adrien Burnier, s'étant occupé ces dernières années d'affaires américaines désire mettre le public au courant des valeurs américaines, des usages du marché de New-York. Ces renseignements sont élémentaires, mais indispensables; le lecteur trouvera après un exposé détaillé du mécanisme du marché de New-York, la traduction littérale des règlements de cette Bourse, ce
qui sera très comi le |inur ceux qui opèrent des achats el des venles de titres sur celte
place.
En outre, à la liii du volume il y a quelques slatislii|ues sur les Etats de ITiiion, leur superficie, leur population et leurs progrès.
Jan-Feb. ,
Apr.jJuly,
Aug.